ANALYSE DES SILICATES NATURELS
est exempte de glucine ; si Ton obtient un bleu sale» il est prudent de soumettre Talumine à Tactiou des réactifs capables d'y déceler la présence de la glucine.
A^ Thorine. Cette terre n'a été trouvée par Berzelius que dans le thorite. H a employé la méthode suivante pour la mettre en évidence et la séparer des autres principes constituans. Après avoir décomposé le minéral réduit en poudre par Tacide cblorhydrique , la liqueur séparée de Tacide silicique parlafiltration fut précipitée par Tammoniaque» le précipité dissous dans deTacide cblorhydrique, et le liquide acide débarrassé par le gaz sulfide hydrique de quelques traces d'oxyde plombique et d'oxyde stannique. La liqueur séparée par la filtration des sulfures métalliques précipités fut évaporée jusqu'à siccité» le résidu redissous dans de l'eau, et la dissolution bouillie avec une dissolution de potasse > qui dissolvit une trace d^alumine et précipita la thorine. Pour dégager celle-ci de l'oxyde ferrique, de l'oxyde manganeux et de l'oxyde uranique, elle fut redissoute dans de l'acide cblorhydrique; la dissolution fut ensuite neutralisée avec de l'ammoniaque, et concentrée par l'évaporation. Alors on la laissa en contact avec des cristaux de sulfate potassique, aussi long-temps qu'elle voulut en dissoudre ; le précipité pulvérulent qui résulta de là fut lavé avec une dissolution saturée de sulfate potassique, dans laquelle le sel double de thorine est insoluble (p. 43), puis dissous dans de l'eau chaude, et précipité de nouveau par une dissolution de potasse.
5"^ Yttria. Elle se rencontre dans les gadoUnites, ainsi que dans Vorthite et le pyrorthite. Quand on ajoute de l'ammoniaque à la dissolution séparée de Tacide silicique par la filtration , l'yllria existe dans le précipité qui résulte de là. En traitant ce précipité par une dissolution de potasse pure , on sépare l'yttria de l'alumine et de la glucine, s'il s'y en trouve. On dissout dans de l'acide chlorhydrique ce que la potasse a refusé de dissoudre; on étend la dissolution d'une petite quantité d'eau , et , en y plongeant une croûte cristalline de sulfate potassique , on précipite l'oxyde oé< reux, que contiennent toujours les gadolinitcs et les orthitcs; il faut laisser les cristaux de sel en cont^ict avec la liqueur pendant vingt-quatre heures ; le précipité qui se forme est lavé avec une dissolution saturée de sulfalo potassique, dans laquelle VQXyi^o^
•Il MàlHÈÊ Dii ftlUCAtflft tiAtimitJi.
rail est insoluble , mais l'yUria soluble (p. 4ft et Vl)* IJ tt^ queaf filtrée contient ensuite ryttria , qu'on en peut plédpiter ait moyen de l'ammoniaque; cependant ce réactif précipite M mime tempe qu'elle de i'otyde ferrique , qui etlste fe l'état d'osyde ferreux dans les minéraux en question. On parvient I séparer iuffisamment ces deux substances l'une de l'autre en saturant exacte* BMnt la liqueur acide arec de l'ammoniaque , atatit de la piédpi« 1er par cet alcali » et y versant ensuite une dissolution de stuscinate ammonique, qui précipite l'oxyde ferrique, à l'état de sueeinaie ferrique. L'ammoniaque, versée alors en etcès dansli liqueur flU trée, en précipite l'yttrla.
6* Oitgdê céreux. H se trouve dans la cérite et là téritie^ ainsi que dans les gadolinUtiy VorlUU, hptfrorthUe, et eh général dans tous les minéraux contenant de Tyttria, qu'il parait accompagner presque toujours. H vient d'être dit , en parlant de cette dernière, qui a beaucoup de ressemblance avec lui , comment oti doit s'y prendre pour les séparer l'un de Tautre.
7* Zinone. Elle feit partie essentielle dti étc&n, et , d'après Stromeyer, de YeudyaUte.
Après la décomposition du sircon par dé l'atoaM puf, qui en dîf^ ficile à effectuer, on traite la masse rougle, comme It Votâlnaire, par de l'acide chlorhydrique, et l'on sépare égaiemeni l'acide ailicique par Tévaporation ; mais il faut ici employer une ctialeur trèsfaible ; car, sans cette précaution , outre l'acide Silicique séparé , il peut aussi rester ensuite beauemtp de slrcone non dissoute dans l'acide chlorbydrique. On sépare l'acide siliciqué par la filtraitotif et on verse de l'ammoniaque dans la liqueur filtrée , pou* préetpi« ter la sircone. Si le zircon contient des traces d'oxyde ferrique i celui-ci se précipite avec la zircone.
Dans l'cudyalitc , la slrcone est combinée non-^ulement àTee de l'acide silicique, mais encore avec de la chaux , de la soude , de l'oxyde ferrique, de l'oxyde niangnnique et une petite quantité d« chlorure sodique. Après la décomposition par l'acide chlorhydrique Cl la Jénarntion dn Tacido silicique. la firconc est précipitée parl'ammoniaqiie, comme daus rimalyse du ïircon; l'oxyde forrique se précipite en même temps qu'elle. Dans une analyse quali* tiiiivei on parvient à séparer assez exactement l'oxyde ferrique de
ÀMALtSE DES SILICATES liÀTUAEti. èM
!a zircone , en rassemblant le précipité sur un filtre, et le fiiisdtn fortement rougir ; la zircone devient par-là Insoluble danâ l'addè chlorhydrique (p. 50) » à l'aide duquel on peut dépouiller là masse rougie de la plus grande partie de Toxyde ferrique. tJtîê meilleure méthode pour séparer la ilrcone de l'oxyde ferHqàe, et qu'on emploie aussi dans les analyses quantitatives, consisté î tëfsev dans la dissolution chlorhydrique de la zircone et deToitJ'de ferrique, de l'acide tartrique, en présence duquel les deut baMS ne sont point précipitées pat les alcalis de leurs dissolutibns (p. 80 et p. 76) , après quoi le sulfhydrate ammonique, versé dânS là dissolution sursaturée avec de l'ammoniaque, précipite Toxydft féerique à l'état de sulfure de fer. Pour obtenir la zircone contetiue dans la liqticur séparée du sulfure dé fer par la filtration , il (but évaporer cette liqueur jusqu'à siccité, et faire rougir le résidu teâ, au contact de Tair, jusqu'à ce que le charbon de l'acide tartriqtte soit brûlé : la zircone reste alors à Tétat d'insolubilité dans lés acides.
8* Oocyde zînctque. Cet oxyde se trouve dans le zînc êillentè. Pour le trouver dans cette combinaison , après avoir séparé là liqueur chlorhydrique de l'acide silicique, par la filtration, on la dé»> barrasse des traces d'oxyde plombique et d'oxyde stannique qui f sont contenues, au moyen de la dissolution du suiflde hydrique; puis on sursature la liqueur avec de l'ammoniaque , et on y verâ6 du sulfhydrate ammonique , ce qui précipite l'oxyde zincique 611 blanc, à l'état de sulfure de zinc , qu'il est aisé de reconnaître pour tel. L'oxyde zineique est moins focile à découvrir M chaltimeàn dans le zinc silicate, parce qu'il ne donne que difficilement tin^ fumée du zinc lorsqu'on le traite avec de la soude, sur du diarboo» à la flamme inléricure.
9* Oxydé niccoliquep H entre, comme pariicconsliJuante, dans la pimélite ; il existe aussi en très-petite quantité dans la ctmfà9^ proie, et, suivant Stromcyer, dans quelques espèces d*0iMnê. M suffit déjà du chalumeau pour le trouver dans la pimélite, celle-d donnant les réactions do l'oxyde niccolique quand on la traite avec le borax et le sel de phosphore (p 68) ; oti obtient aussi beaucoup de nickel métallique réduit, en la traitant avec de la soude, sur du diarbon. Dans l'analyse qualitative des autres minéraux , le meil-