ANALYSE DES GAZ
solutions dans la première partie du volume, je puis me dispenser d'énumérer les caractères par lesquels les gaz qui les produisent diffèrent lés uns des autres.
Les sept derniers gaz, qui jouissent d^une moindre solubilité dansTcaù, sont très-faciles à reconnaître et à distinguer les uns des autres, quand ils se trouvent mèlès avec d'autres gaz. Parmi eux, le gaz acide carbonique, le gaz acide sulfureux et le gaz cblore ne brûlent point au contact de Tair atmosphérique; tandis que le gaz cyanogène, le gaz sulfide hydrique, le gaz sèlénide hydrique et le gaz telluride hydrique brûlent quand on les enflamme à Pair. Il suffit déjà des moindres parcelles de ces quatre derniers pour les reconnaître également à Todeur qu^ils exhalent, en particulier le gaz cyanogène et le gaz sulGde hydrique, qui jouissent d'une odeur très-prononcée, mais fort différente pour tous deux. Au reste» les propriétés dont il a déjà été parlé p. 421, p. 387, p. 414 et p. 415, sont suffisantes pour faire distinguer sûrement €es quatre gaz Tun de l'autre. Quant aux trois qui ne sont pas combustibles, le gaz chlore et le gaz acide sulfureux diffèrent, par leur odeur forte et spéciale, du gaz acide carbonique, qui est ir.odore, etqui,agitéavecdereaudechaux,estabsorbépar ce liquide, dans lequel il fait naître un précipité blanc, susceptible d'être redissous avec effervescence par presque tous les acides solubles.
C!omme les divers gaz se reconnaissent sans peine lorsqu'ils sont exempts de gaz étrangers, de même aussi il nVst pas, dans la plupart des cas, très-difficile de les reconnaître quand ils se trouvent mêlés avec d'autres gaz. Cette distinction ne présente des difficultés que dans certains cas dont je parlerai plus loin, et alors il n'est, à proprement parler, possible d'y arriver qu'au moyen d'une analyse quantitative.
Un très-grand nombre de gaz ayant la propriété de se décompo* ser mutuellement, il n'est pas possible que tous ceux qui ont été nommés p. 6H existent en même dans un mélange gazeux. Ainsi le chlore gazeux détruit en partie tous les gaz qui contiennent de l'hydrogène; quand il est en quantité suffisante, surtout sous l'influence de la lumière solaire; la décomposition s'effectue avec beaucoup d'énergie. Il décompose , en outre , quelques gaz contenant de l'oxygène^ comme le gaz acide sulfureux ; mais il ne
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le fait qa^en présence ^ ^^eau, et non à )'éjta^ sçç. ^e ]^m^ }p (paz acide ftulTureiixdéconwoM \e ^az sulfide jijdrique ^, ^77) ep autres analogues à celui-ci pour la coihposîjijoQ^ mm i) ne le fait non plus ({u'en prièsenca de |^eau^ A peine est-il nécessaire de £aire remarquer que je gaz anuooniaque qe peu^ coexi^er avec des gaz acides.
Après avoir recueilU sur 4u mercure Je fpélapge |[azeux dont on se propose de faire Texamen ^ ou , s^if contienjt 4u chlore, sur de Teau, on oonunenee par l'agiter avec une dissolution concentrée de pousse, ^i cette ^ernière n'absorbe rien, le mélange est composé des gaz qui ont été énumérés page 641} si^ au contraire, tout est a]ï»s<H'I)éf |e mélange se compose de ceu:^ qui sont bdiqués page &k^\ h enfin une partie seulement se trouve absorbée, il entre dans le mélange des gaz ^e Yme et de Tautre espèce.
Ano^te du gaz qui n*ett point ab$arbt par une disiolution de potauc.
On examine d'abord si une partie du ga;^ qui est reçté après |a traitement par la dissolution de posasse ^tijie ou non, au contact de Tair atmosp^iéri^i/^ , joniiqu'on j m^t le (eu. Dans I^e premi^T cas, il se compose 4^ gaz coml>ustibles, non 3o\u]i)W ^s une dissolution de potasse, par conséquent d^ gaz Ix^cj^çgépe, de g^ carbure hydrique, de ga? p\u)sphure bj^rique , de gaz arséniure bjdrique, ou àfi gaz oxyda carbonique ; pu bien il contient l*un 4e ces gaz ou qua^ques-uns ^Pi^^^ fm^ w niqins en quantité prédg^minante.
Si ceci i^'a pas [ieif , mai^ que If gaz entretienne la combustîoii d^un corps en ignition qu'on y plonge, il contient ^U ga^ op^^èue ou du gaz oxyde oitreu*.
Si le gaz, quand on y met le feu, produit une détonation plus ou moins forte, il contient, ayec du gaz oxygène, un ou quelquesuns de ceuiL dans la composition desquels entre l'hydrogène \ et » ce dernier est àfx gaz carbure dihydrique, il s'opère une détonation très->YioIente et dangereuse.
Lorsque le mélange gazeux n'est point combustible à l'air, et flu'il n^enteetient pas non plug \% cojDobu/^tion des corps en ignition,
il se oompQs^, «oit çn totatité, ^it pwpijpalqment, je gf^^ «itror j[ène , ou tos« d© gW P^y4Q wtriijue,
Une partie du mélange ga;ceax qui A'a poipt été ^I^rbôe p9tr Ift dissolution de potai^e e^t pgitée ^vec u^e di^lutiou de niJtrHte a?geutique. Si cette dispolutiou V^kbwAe W Jatalj^é PU prtielleioert, avee formatiou d'ipi précipita pair, U ga? ntt^oribé était comjposé o]^ de gaz phosphure hydrique , ovi de g^z ar^éi^UW tribjdriqfifï ', i| est facile, d'après ce qui a été dit précédeqiinent (p. 642) ^ ce sujet , de reconnaît^'e quel est celui de ces gaz qui se trouve contenu dans le mélange. En pareil cas, la portion non absorbée par la dissolution argentique ne consiste ordinairement qu'en gaz hydrogène, avec lequel ces trois ga? sont pressque toujours inèlés,
Si le mélange est inflammable au contact de Tair atn^osphérique. et que la dissolution de nitrate argentique ne PabsorbQ point, qn y ajoute du gaz chlore, tandis qu'on Iç tient sur Teaii. Quand il contient du gaz carbure dihydrique, celui-ci se reconnaît alors facilement aux gouttes d'huile qui apparaissent et à Vedeur éthérée que prend l'eau qui emprisonne le gaz. Si le gaz mêlé avec du chlore gazeux, après être resté exposé à la lumière, est absorbé par un excès d'eau de ckaux, dans laquelle M Mt natlr^ un tfoidrf^ laiteux , il peut contenir, ou du gaz carbure tétrahydrique, ou du gaz oxyde cnbonique; on a de là peine, dans des analyse» quftlitftliil^,. k déterminer lequel de ces deux ga^ il eontiwt, ou $% \m lefifeffM tous les deux à la foi»; le seul noyé» d'y fànm^W^JUmk^llMtr ter le mélange gazeux sec sur du Biereute» après y «vtîriifcKHillit un morceau de potassium ; le gaz oxydie carbonique! 91a IreweaJMÎ absorbé, tandis que le gaz carbure hydrique n'éprouve im^u&dMU^ gement (p. 6&â). Lorsque , indépcudammettl det ce 9121, il esiito encore du gaz hydrogène ltt)re, on n&peut point MteAsitattr II présence dans les analyses quabtatKvea.
Si le gaz susceptible de brûler à l'air se trouve bim ahiarUh, an bout d'un laps de temps plus ou moins long, quaa4 o^ 1'% ni^lé^sur l'eau avec du chlore gazeux , mais <gqCil ^»s^ produise na^St di^ user cipité blanc dans l'eau de chaux qu'on ajoute eu exç^, IMI ftaj^l^^ autre chose que de l'hydrogène.
Lorsque le mélange ne b{ùle point m eouiM de Vm^ mm dér toue q^mA 00. renllaamie , oi» y lait fm^f i^&sk^Jfïli» E»tri|ti|^
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5i par-là il se produit des vapeurs rutilantes, et qu^nne absorption ait lieu sur Peau, c'est un signe de la présence du gaz oxygène. Celle du gaz oxyde nitrique se reconnaît de même aisément , en introduisant du gaz oxygène ou de Tair atmosphérique dans le mélange. Cependant le gaz oxyde nitrique peut encore être reconnu i son absorption par une dissolution ferreuse, et à la couleur noire qu'il communique k cette dernière.
S*fl reste quelque cbose après que le mélange gazeux a été successivement traité par la dissolution de nitrate argentîque, par le chlore gazeux, puis par le gaz oxygène ou par le gaz oxyde nitrique, ce ne peut être que du gaz oxyde nitreux ou du gaz nitrogène. Dans le premier cas, le gaz entretient la combustion, et dans le second» il ne Tentretient pas. Cependant sf les deux gaz existent mêlés ensemble, on peut les séparer Tun de Tautre et les reconnaître, en ajoutant au mélange le quart environ de son volume d'alcool, et agitant le tout pendant long-temps ; le gaz oxyde nitreux seul est absorbé, et le gaz nitrogène reste.
Ànalyu du gax abêorbépar la éaobUioH de potasse.
Uanalyse qualitative de la dissolution des gaz, dont Venumération a été donnée page 644, pourrait à la rigueur être faite de la manière indiquée aux chapitres huitième et onzième de cette seconde partie; car, k l'exception de l'ammoniaque, les dissolutions de ces gaz dans l'eau produisent, avec la potasse, des combinaisons dont les élémens acides peuvent être trouvés d'après les métibodes qui ont été décrites dans ces deux chapitres. Cependant il y a quelques cas où Ton parvient plus aisément à reconnaître certains gaz dans le mélange gazeux lui-même en le traitant par divers réactib.
La plupart des gaz que la dissolution de potasse absorbe sont de nature acide. Les gaz fortement acides sont absorbés, à l'état sec, sur le mercure, par du borax , bien qu'ordinairement avec beaucoup de len^ur, comme par exemple le gaz cbloride hydrique , le gaz acide sulfureux , etc. Les gaz faiblement acides, comme le gaz acide carbonique, le gaz sulfide hydrique, ne sont pas absorbés par
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le borax. C'est donc là uu bon moyen de lés distinguer les uns des autres, dans certains cas.
Si, avant de mettre le mélange gazeux en contact avec la dissolution de potasse, on le traite par une très-petite quantité d'eau, celle-ci dissout particulièrement certains gaz en grande proportion, tandis que d'autres, énumérés p. 644, ne sont dissous par elle qu'en quantité moins considérable.
Après donc avoir traité le mélange gazeux par très-peu d'eau , on prend une partie du gaz qui n'a point été absorbé, et on l'agite avec de l'eau de chaux, qui Tabsorbe en totalité. Si cette eau devient trouble et laiteuse, c'est une preuve de la présence de Vacide carboniquey qu'en général on reconnaît aisément à ce caractère« lorsqu'il se trouve mêlé avec d'autres gaz, y en eût-il même parmi ceux-ci qui ne fussent point absorbés par une dissolution de potasse.
On agite une portion du gaz avec une dissolution d'acétate plombique. Si celle-ci est précipitée en noir, et que le gaz soit absorbé en totalité ou en partie, on conclut de là qu'il existe du gaz mlfide hydrique , dont au reste la moindre quantité Se décèle déjà par l'odeur qu'il exhale, et dont une quantité plus considérable peut se reconnaître aussi à la propriété dont jouit ce gaz de brûler au contact de l'air, en donnant une flamme bleue et répandant l'odeur de l'acide sulfureux. Les gaz sélénide hydrique et telluride hydrique se comportent de même , mais ne partagent pas avec lui cette dernière propriété.
Quand le gaz détruit la couleur de la teinture de tournesol bleue, et en fait prendre une jaune à la liqueur, de même que quand il est absorbé en totalité ou en partie par le mercure, il contient du gaz chlore.
Si le gaz a Todeur connue du soufre qui brûle, s'il est absorbé par le suroxyde plombeux ou par le suroxyde plombique, de même que par le borax , c'est du gaz acide sulfureux.
Pour reconnaître si le mélange contient du gaz cyanogène, on le fait absorber par une dissolution de potasse, et Ton ajoute ensuite* à cette dissolution une dissolution de sulfate ferreux contenant en même temps yne petite quantité d'oxyde ferrique j puis l^on y
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▼enê encore im peu d*acide saUuriqae étendu ou â*â;QÎde dilorhydrique, de manière à la rendre acide. &'il se produit aloni ub précipité bleu, le mélange contint 4^ ga? c]^qgèae. H est bon, aiant d^ fure ces expéirieaces, d'in^q4Mirfi 4w 1? g^ 4e Toxyde mercuriq^e roiigp , des|iué , k% s'y troif^^ des Tfip^urs de cyanide l^dnque, i les ctbsorbpr, per^ e que ç^ 46Vuière substance pourrait donner lieu dans \% fwtfi % ^^ p)i^9çimènes %j^i de Tanatogie «lyec oe^ qui 9fiX\\ pT<^W^ P^T h ^^ cvapo^ène. Le gaz cyauogëaç n'est point a))sorbé pw l^oxydç mçrcurique.
Les gfiz solubl^ en grai^i|ç proportion dapt; une petite quantité d'eau, qui put ét^ équmérés page §4^^ sont faciles à reconnaître , même lorsqu'ils i^ trouycnf ipélés ayçç beaucoup d'autres.
Quaii4i a^ moniient de s^fi ^bsprp^on par l/eau, le gaz dépose des Oocopsi gélatinçux , qu^il esf façijç de reconnaître pour de IV cide silicique, on conclut de là qu'il contient du gaz fluoride silicique.
Si Ton mêle la dissolution du gaz dans une petite quantité d'eau avec 4e Talçool , et qu'aprèf avoir mis le feu à ce dernier, on le voie brûlçr en donnant une iQamme yçrte, c'est une preuve que le gaz contient du fluoride boriquç.
Si I9 dissolution du gaz di^is une petite quiantité d'eau^ ou mieux encore sa dissolution dans une dissolutipn de potasse, qu^on môle avec de l'acide nitrique et une dissolution d'anjidon , colore cette dernière en bleu, ce phénomène annonce la présence du gaz iodide hydrique^ qui , du reste , est décomposé par le mercure, et que sa grande solubilité dans Teau ne permet pas de recueillir sur ce liquide.
Si on ajoute.au gaz, ou à sa dissolution dans Teau, du cUore gazeux ou une dissolution aqueuse de cblore , qu'il se produise ainsi une coloration en brun , et qu'ensuite la (Hssolution se décolore quand on l'agite avec de l'éther, qui s'empare de S4k coufeur , c'est là un indice certain de la présence du gaz brofnkh hydrique.
Si la dissolution du gaz dans l'eau est* précipitée en blanc par une dissolution de nitrate argotique, que le précipité soit insoluble dans l'acide nitrique éten4u, mais soluble dans l'ammoniaque, et qu'en outre on se soit convaincu de l'absence des gaz brooûde ot Cjanide bydrîques, le e^zçoatkJBAàokchhridêliydn^ Vwêp
. ANALYSE 9BS GAZ. 6gl
tence est difficile à constater en présence da bronûde hydriqae : il faudrait alors procéder avec la dissolution aqaeuse du gaz, après ravoir saturée de gptass$^)^Yf^i^Ç| ^insi ff/i'il ^ été dit p. 369.
Si la dissolutfon du gaz dans une dissolution de potasse se comporte de même que celle du gaz cyanogène dans ce réactif, mais que cependant le gaz soit absorbé en totalité ou en partie par Poxyde mercurique, on peut être assuré qu^il contenait du gaz q^anide hydrique.
Enfin, s'il se foripe d^ wagfiS Umi^ 4fm ]^ m Ipr^H'pQ y introdpit soit d^ Tf q^e <àlf9^y4f:|que Mqnîd? çqqf entré , m\ du
gaï cbiQr^ }ij4dqiiQ* rt «J« cg pb^qpm^n^ soit àmm»s^ d'we opod^oipUpp, le ga« cftpliept ^e Yam¥>niçLqi^^ qui, d'#leurs, w m^wi ç^vist^i a¥f)Ç \f» g^ api4§s, qt dont i) pu^t déj4 d'uQ^ p«tjte ^pm^aU pool U ffcpnn^ltf e ^ m od^ur particHtièrfl,