OXYDE ARGENTIQUE, Âg
A l'état de pureté » l'oxyde ai^entique forme une poudre d'un gris brun , qui noircit à la lumière solaire ^ et qui se réduit en argent, avec dégagement de gaz oxygène, lorsqu'on la fait rougir. Cet oxyde est très-soluble dans l'acide nitrique et dans quelques autres acides. Les sels argentiques sont incolores, mais ils noircissent aux rayons du soleil; quand on les en garantit, ils cour servent leur couleur blanche.
Une dissolution de potasse produit, dans les dissolutions arg^entiques, un précipité brun-clair d'oxyde argentique, qui i^'est point soluble dans un excès du réactif, mais qui se dissout quand on ajoute de l'ammoniaque.
Vammoniaqtie^ mise en très-petite quantité dans des dissolutions de sels argentiques neutres , détermine un précipité brun d'oxyde argentique , qu'une plus grande proportion d'ammoniaque dissou) avec une facilité extrême. Lorsque la dissolution argentique contient un acide libre, et qu'on la sature avec de l'ammoniaque, il ne s'y forme pas de précipité. Une dissolution ai^entique à laquelle on a ajouté de l'ammoniaque en excès donne un précipité blanc par la dissolution de potasse pure, lorsque l'ammtoniaque ne se trouve qu'en très-faible excès.
Une dissolution de carbonate potassique produit, dans les dissolutions argentiques, un précipité blanc de carbonate argei^tique^ qui est soluble dans l'ammoniaque.
Une dissolution de bicarbonate potassique en détermine un blanc de carbonate aigentique, qui se dissout dans l'ammioniaque.
Une dissolution de carbonate ammoniacal en fait naître un blanc de carbonate argentique, qui est soluble dans un exote 4v lé^içtif.
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Une dissolution de phosphate sodique occasionè , dans les dissolutions argentiques neutres, un précipité jaune de phosphate argentique basique , soluble dans Tammonjaque : la h'queur qpf surnage ce précipité rougit le papier de tournesol. Si le phosphate sodique a été fortement rougi au feu avant l'expérience, et ensuite dissous dans de l'eau, sa dissolution fait naître dans les dissolutions argentiques un précipité blanc de phosphate argentique neutre, qui est Clément soluble dans l'ammoniaque; et alors, la liqueur qui surnage le précipité est neutre.
Une dissolution d'acide oxalique détermine, dans les dissolutions argentiques neutres, un précipité blanc d'oxalate argentique, qui est soluble dans l'ammoniaque.
Une dissolution de cyanure ferroso-potas^ique en produit un bl;inq de cyanure ferroso-ai^entique.
Une dissolution de cyanure ferrico-potassiqu^ en fait naître un rouge-brun de cyanure ferrico-argentique , qui ressemble beaucoup au précipité produit par l'ammoniaque dans les dissolutions ferrigues.
VinfuHon de noix de galle ne produit pas de précipité dans les dissolutions argentiques. Avec le temps, mais plus vite par l'action de la chaleur, l'argent se dépose de la liqueur à l'état métallique, sous la forme d'une poudre noire, ou bien i) recouvre les parois <}i| ^ase d'une pellicule métallique noire.
Le 9ulf hydrate ammonique donne un précipité noir de sulfure d'argent, qui est insoluble dans un excès du réactif et dans Tamjnoniaque.
Le su^de hydrique , dissous dans l'eau ou gazeux , donne un précipité noir de sulfure d'argent dans les dissolutions argentiques neutres, acides et ammoniacales.
Une baguette de zinc métallique précipite l'argent à l'état métallique de ses dissolutions ; tout près du zinc, l'argent réduit est noir ; à une certaine distance, il est blanc.
Les dissolutions argentiques peuvent encore être reecHmues par les réactife suivans :
Vacide chlorhydrique et les dissolutions des chbrures n^tf^lUquef produisent un précipité blanc de chlorure d'argent , même dans les dissolutions argentiques fort étendues. Lorsque la dissolution
ne contient qu'une quantité extrômement faible d'oxyde argen* tique, le précipité se dépose lentement^ et communique ators à la liqueur une teinte opaline blanche; plus abondant» ce précipité est en flocons caséiformes. Il est insoluble dans les acides étendus. L'acide chlorbydrique concentré en dissout un peu» surtout avec le secours de la chaleur; mais l'addition de l'eau suffit pour précipiter tout ce qui a pu se dissoudre. L'ammoniaque dissout le précipité de chlorure d'argent» qu'on précipite de la dissolution en sursaturant celle-ci d'un acide étendu. Exposé à la lumière solaire» il perd très-promptement sa couleur blanche» et devient gris» ou plutôt violet, à sa surface. Il suffit cependant de le mêler avec une très-petite quantité de chlorure mercureux pour lui faire perdre la propriété d'être coloré par la lumière du soleil.
Une dissolution d'iodure potassique produit» dans les dissolutions argentiques» un précipité blanc» ayant une teinte de jaune» qui est de l'iodure d'ai^ent. Ge précipité ne se dissout que très-peu dans l'ammoniaque; mais» par là» sa teinte jaunâtre fait place à une couleur blanche pure. Il est plus soluble dans un excès de dissolution d'iodure potassique. Il est insoluble dans l'acide nitrique étendu.
Une dissolution de chromale potassique donne un précipité rougebrun foncé de chromate argentique» qui est soluble dans l'acide nitrique étendu » dans l'ammoniaque et dans beaucoup d'eau.
Une dissolution de surate ferreux détermine un précipité blanc» d'argent métallique» dans les dissolutions ai^entiques neutres.
Une dissolution de chlorure stanneux à laquelle on a ajouté assez d'acide chlorhydrique pour produire une liqueur claire» fait naître un précipité blanc» de chlorure ai^entique» quand on la verse en petite quantité dans une dissolution argentique. Si l'on emploie davantage de chlorure stanneux» l'argent se trouve réduit» et il se précipite sous la forme d'une poudre d'un brun noir» qui n'occupe qu'un petit volume.
Les précipités blancs ou peu colorés de l'argent se distinguent encore d'une manière toute spéciale par la propriété qu'ils ont de noircir très-promptement à la surface, quand on les expose à la lumière tandis qu'ils sont humides. Celui de tous qui subit le plus facilement celte altération est le précipité produit dans les dissolu-
OXYDES DU JHEROURE» 109
lions argenti((ues par l'acide chlorhydriqae et lea dissolutions de chlorures métalliques. Elle est peu ou presque pas sensible dans les précipités qui doivent naissance aux dissolutions d'iodure potassique et de phosphate sodique.
Les sels argentiques solubles dans Tcau se décomposent quand on les rougît au feu.
Les dissolutions des sels aiyentîques neutres n'altèrent pas la couleur du papier de tournesol.
Les sels ai^ntiques insolubles dans l'eau se dissolvent presque fous dans l'acide nitrique. On reconnaît la présence de l'oxyde argentique dans cette dissolution acide par le moyen de l'acide cblor* hydrique, qui produit un précipité de chlorure argenlique non susceptible de se dissoudre dans les acides.
kuchalumeaUf les sels argentiquesse réduisent très-promptemcnt en argent métallique, lorsqu'on a eu soin de les mêler avec de la soude. Ce caractère les fait reconnaître sans peine. Dissous dans le borax ou le sel de^phosphore, à l'aide de la flamme extérieure, ils donnent un vert de couleur d'opale.
Les dissolutions argentiques se reconnaissent très-facilement au précipité que l'acide chlorhydrique y détermine, et qui di£Gère de tous les autres, en ce qu'il est soluble dans l'ammoniaque et insoluble dans les acides étendus.
La présence de gubslances organiquei non volatiles n'empêche pas l'acide chlorhydriquede précipiter lesdissolutions argentiques.