‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 43 sur 167 · hjim 9i L'osyiui · texte numérisé non relu

hjim 9i L'osyiui

!<> Oxyde osmieux , 6s.

L'iayde oemieux ressemble à l'oxyde iri^eux ; mais ii en diâ&re beaucoup en ce que, quand on le chauffe à l'air, il produit die l'oxyde ausosmique volatil, dont la ^yapeur, d'une odeur extrême^ ment désagréable, atta<iae vivement le nez et les yeux. Lomp^^joa lefiiil efaaufiérdans de^ vaisseaux dos, il ne se forme pas d'oxydp susosmiipia. L'oxyde osmieux n'a été mis ea évidenee xjue ftsp fiendios. Le dUorure osmieux» qui lui corDâ^[)ûnd, est «àl et subliœaUe. U se dissout dans Teaq, mais en se décomposanl, Jivee fionnalioa d'oxyde susosmique, que l'eau dissout, sépraiiop d'osmium métallique, et mise en liberté d'acide chlorhydcique. lie idikMrure annieux forifie des combinaisons avec d'autres dilo- \ métalliques.

^ OxTDE spsosnsux , Ô.

Il se forme lorsqu'on dissout l'oxyde susosmique dans de Uam^ moniaque. Le produit est uae combinaison brune foncée d'oxyde SQSpsmpeux avee l'ammoniaque, qui, lorsqu'on la fait bouillir avec une dissolution de potasse et qu'on la lave ensuite, détone bmyammait. L'oxyde susosmieux se dissout dans l'acide chlorhydrique ; la dissolutic» a de la lessemblanee avec la dissoluti^Ei de l'oxyde sasirideux dans les acides*

3^, OiXIHNB OSmQQE, Ôs.

Vsxià» omique esl noir. Le cfakan^ psmique, qui lui eer-

140 COMBINAISONS SIMPLES. 'ÈkSlE&.

resppnd, s^obtient en mêlant de Tosmium métallique avec du chlorure potassique, et faisant chauffer le mélange dans du chlore gazeux jusqu'à ce qu'il commence à rougir. La combinaison a une couleur rouge, sa dissolution est jaune. Lorsqu'on fait bouillir cette dissolution avec de l'acide sutfurique^ l'odeur désagréable de l'oxyde susosmique se d^age.

La dissolution du chlorure osmique pur, c'est-à-dire non combiné avec du chlorure potassique ou d'autres chlorures métalliques, se décompose très-promptemenl en oxyde susosmique, osmium métallique et acide chlorhydrique. Les combinaisons de ce chlorure avec d'autres chlorures métalliques ne subissent cependant point de décomposition lorsqu'on les fait dissoudre dans l'eau.

Une dissolution de potasse ne produit point d'abord de changement dans les dissolutions des combinaisons du chlorure osmique; mais lorsqu'on chaufle la liqueur, elle se coloi^ en noir par de l'oxyde osmique, un précipité noir se dépose ensuite, puis la liqueur redevient claire. Un repos prolongé produit le même changement que l'ébuUition , mais il faut alors plus de temps.

L'ammoniaque n'altère pas non plus la dissolution du chlorure osmico-potassique dans les premiers momens; mais, au bout de quelque temps, la liqueur brunit, et il s'y dépose alors un précipité brun.

Une dissolution de carbonate potassique no change également pas la dissolution du chlorure osmico-potassique dans les commencemens; mais, au bout d'un certain laps de temps, il se forme un précipité noir d'oxyde osmique, au-dessus duquel la liqueur est bleuâtre.

Une dissolution de bicarbonate potassique se comporte de même; cependant la formation du précipité noir n'a lieu alors que par l'ébuUition.

Une dissolution de carbonate sodique se comporte comme une dissolution de carbonate potassique ; seulement la liqueur qui surnage le précipité noir est d'un bleu moins foncé.

Une dissolution de carbonate ammoniacal se comporte de môme que l'ammoniaque avec les dissolutions de chlorure osmique.

Une dissolution de phosphate sodique ne détern\Hie d'abord au«

OXYDES Dfi L^OSIfimt. iH

cun changement dans la dissolution du chlorure osmique; mais avec le temps il se produit un précipité noir, que surnage une liqueur bleuâtre.

Une dissolution dWcfe oxalique n'altère pas non plus la dissolution de chlorure osmico-potassique , même dans un laps de temps assez long.

Les dissolutions de cyarmre ferrosihpotasriqmy de cyanure ferricO' potassique et de cyarmre mercurique se comportent de môme.

Une dissolution de nitraCe mercureux produit un précipité blanc jaunâtre dans celle du chlorure osmico-potassique.

Uue dissolution de sulfate ferreux n'y détermine aucun changement.

Le chorure stanneux donne un précipité brunâtre.

Une dissolution d*iodure potassique ne change point d*abord celle du chlorure osmico-potassique; mais, après un long repos, il se forme un précipité noir, et la liqueur devient bleuâtre.

La dissolution ou un courant de gaz sulfide hydrique n'altère pas d'abord celle du chlorure osmico-potassique ; avec le temps il survient un précipité jaune brunâtre de sulfure d'osmium.

Le suif hydrate ammonique détermine un précipité jaune brunâtre de sulfure d'osmium, qui est insoluble dans un excès du réactif

Une baguette de zinc métalUque, plongée dans les dissolutions de l'osmium, le précipite, mais incomplètement, sous la forme d'une poudre noire.

4\ Oxyde susosMiQUE, Os. (Acide osmique.)

Cet oxyde, qui se forme quand on chauffe à l'air l'osmium métallique et ses autres oxydes, de même que quaildon fait bouillir les dissolutions d'osmium avec de l'acide nitrique , est bien caractérisé par sa volatilité et par l'odeur extrêmement désagréable qu'il répand en se volatilisant. 11 jouit cependant à tel point des propriétés qui distinguent les acides, qu'il n'en sera question que plus loin, dans le chapitre consacré à ces derniers.

Les combinaisons de l'osmium se reconnaissent très-facilement à ce que leurs dissolutions, quand on les fait bouillir avec un excès d'acide nitrique, répandent l'odeur désagréable de l'oxyde susosmique, et à ce qu'elles sont susceptibles d'être réduites, par

ik% COMBINAISONS SiMPLCS. BASES.

le gas hydrogène, en osmium métallique» qui» de même que les oxydes d'osmium, eschale Cette odeur caractéristique tontes les fois qu'on le chauffe à l'air. Cependant lorsque les combinaisons de l'osmium contiennent de riridium, elles résistent bien davantage à l'action de l'acide nitrique et de l'oxygèiie. Le mieux» dans ce cas, est de les réduire avec du gaz hydrogène , puisque à l'état métallique la moindre trace d'osmium peut être découvre dâhs l'iridium f par des moyens qui seront indiqués plus loin.

33* OlTDBS JOK l'or.

1® Oxyde aureux. Au.

L'oxydeaureux s'obtient du chlorure aUreux par le moyen d'une dissolution de potasse ; cependant il n'a qu'une exbtence de cointe durée, car il ne tardo pas à se convertir en or métallique et en oxyde aurique. Le chlorure aureux se décompose de même en or métallique et en chlorure aurique.

2^ OXYDB AURIQUE, A:U.

L'hydrate aurique est jaune brun. Quand l'oxyde aurique a été précipité par une base de la dissolution du chlorure aurique, il contient toujours une certaine quantité de cette base. Il se comporte comme acide avec les bases en général. 11 est insoluble, ou à peb près, dans les oxacides : les acides nitrique et sufurique concentrés le dissolvent, mais il suffit d'ajouter de l'eau à la dissolution, pour le précipiter. Si on le fait rougir, il se convertit en or métallique et en gaz oxygène. Le chlorure aurique qui y correspond est contenu dans la dissolution de l'or par l'eau régale. Chauffé jusqu'à là température de l'étain fondant, il se convertit en chlorure aureux; une chaleur plus forte encore le réduit en or métallique. Sa dissolution communique une couleur purpurine à la peau du corps humain.

Une dissolution de )9o^asse, mise en excès dans une dissolution de chlorure aurique, n'y produit pas d'abord de précipité ; au bout de quelque temps, la liqueur prend une teinte légèrement verdâtre, et alors il s'y forme un faible précipité noir. Cependant cet effet tient uniquement à ce que la dissolution de pota9$e contient

oxtDRS DE l'or. 443

ufaë petite quàiitilé de matières organiques. L'insignifiant précipité noir consiste en or métallique très-divisé.

h*ammània^ détermine dans les dissolutions de chlorure au- Ht^Ûë un précipité jaune, qui est une combinaison d'otyde aurique êd d'nmttldniaquè (or fulminant).

UHë àié^lbtioii de earbonate potassique h^enprodviitpain.

lîijë diâ^utibti de hiairtônme potassique n'en iait point natlre fibfi ^Mii.

Une dissolution de carbonate ammoniacal détermine , STec éb^ gâgéinëllt de gaÉ aèide carbonique, dans les dissolutions neutres às tbfornrë âuriqdèj Hfl |)fêcipiié jaune, semblable à céltii qui est produit par raitlhit^tifâ^iiê.

IlÂë dfi^lUtil^ dé phoiptme sodiqm ne donne pas de précipité.

BHè diSSlflittiotl ti^Hddè oxalique produit une coloration etk noirverdâtre foncé, due à de Tor métallique, qui exige lieaucoup dé téttipS pônk se prteipiter. A chaud, cet effet si lieu d'une matiiiK p\bÉ fsipidei ei avec d^agement visible de gaz acide darbonique.

Vhè dlfiiOltttion de cgamare ferroso-potassique ôccâsione, dans les dissolutions de chlorure aurique, une coloration 0a vert d'émeraiide.

titiê HiSsolulion de cyanure ferricO'potamque né doniie pas de prëbi^lê.

Une dissolution de cyanure mercuriqûe n'en produit paB noii pifis;

VWe diéiâoltition de nitrate mercureux détermine sur-le-champ uli pféeipité ïidir.

Une dissolutibtt de sulfate fisrreux colore d'abord «ti bleu les dissolutions foti étendues de chlorure aurique, et en précipite enàtlite de rôr métallique brun. Lorsque les dissolutions auriques ne sont pas trop étendues, elle y fait naître sur-le-champ un précipité bhm fonte d'ôr métallique.

bn'e dissolution de chlofwre stanneux , à laquelle on a ajouté as^ d'acide chlorhydrique pour que la liqueur soit claire, colore celle du chlorure aurique en pourpre, quand cette derfilèi^e est extrêmement étendue; ce réactif fait naître dans les dissolutions plus concentrées un précipité pourpre foncé (powçre

d^4 COMBINAISONS SIMPLES* BASES.

de Cassius), qui ne se dissout point dans l'acide cblorhydriqiie libre.

Une dissolution d*iodure potassique colore en noir les dissolutions de chlorure aurique; il se dépose un précipité vert-jaunâtre d'iodure d'or^ et la liqueur tient de l'iode libre en dissolution.

L'irrfusian de noix de galle produit, dans les dissolutions de chlorure aurique» un précipité noir d'or réduit, qui, surtout après avoir été chauffé, devient d'un jaune-brun, et peut être reconnu pour de l'or métallique.

Le suif hydrate ammonique donne, dans les dissolutions neutres du chlorure aurique, un précipité foncé de sulfure d'or^ qui se redissout complètement dans un excès du réactif.

La dissolution ou un courant de gaz su^de hydrique produit un précipité noir de sulfure d'or dans les dissolutions neutres et acides du chlorure aurique.

Une baguette de zine méiallique, qu'on plonge dans les dissolutions d'or, précipite ce dernier à l'état métallique, sous la forme d'un volumineux enduit brun.

Les combinaisons de l'or se décomposent et se réduisent quand on les fait rougir.

La dissolution neutre d'or rougit le papier de tournesol.

Les dissolutions d'or se reconnaissent aisément à la manière dont elles se comportent envers les dissolutions de sulfate ferreux, d'acide oxalique et de chlorure stanneux.

Il y a quelques substances organiques par lesquelles l'or est réduit de la dissolution du chlorure aurique; mais on en compte peu qui, comme l'infusion de noix de galle, opèrent instantanément cette réduction. La plupart ne réduisent l'or qu'après qu'on a chauffé plus ou moins long-temps la dissolution, et alors il n'y a , en général , qu'une faible portion de l'or qui se sépare sous forme métallique , avec sa couleur jaune. Mais toutes les substances organiques, presque sans exception , volatiles comme non volatiles, pourvu qu'elles soient en suffisante quantité, opèrent une réduction complète de l'or, lorsqu'on ajoute en même temps un excès de potasse. L'addition de cet alcali fait que, presque toujours sur-le-champ, et parfois seuleiQent au bout d'un certain laps de temps, l'or se dépose sous la

fôWïle d*uû ptécîpilé de couleur noire si foncée, c^u'à en jug^ d'après cette couleur, on aurait de la peine à le regarder comme du métal pur. Il n'y a qu'un petit nombre de cas dans lesquels, malgré l'addition d'un excès d'alcali, on soit obligé de chauffer la liqueur pour obtenir la réduction de l'or; mais toujours la formation du précipité noir a lieu plus prompiement sous l'influence de la chaleur.

La formation du précipité que Tammoniaque détermine dans la dissolution du chlorure aurique est empêchée par la présence de quelques substances organiques , par exemple d'une dissolution de gomme arabique, et en partie aussi par l'amidon, maïs ne Test point par une dissolution de sucre de canne ou de raisin. Cependant, si la dissolution de ces deux dernières substances reste long-temps en contact avec le précipité, l'or se réduit en partie, surtout quand on emploie le sucre de raisin.

Quand onadissous du chlorure aurique dans de l'alcool aqueux, et qu'on a chassé l'alcool par l'action de la chaleur, la dissolution aqueuse restante donne un précipité jaune dès qu'on y verse une dissolution de cyanure mercurique.

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