Oxydes du yjMAMm
Les réactions indiquées dans cet article sont tirées du mémoire de Berzelius sur le vanadium.
i<> SOUS-OXYPB DE VANADIUM. V.
Quand le sous-oxyde de vanadium a été obtenu par la réduction de l'acide vandique au moyen du gaz hydrogène, à une chaleur rouge, il est noir et doué de Téclal demi métallique. Il est infusible. Chauffé à Tair libre, il prend feu, brûle comme de Tamadou, et se convertit en oxyde noir. Exposé à Tair, il commence au bout de quelque temps à s'oxyder : si alors on le jette dans de l'eau, on voit celle-ci se colorer en vert, phénomène qui a lieu d'autant plus rapidement que la température à laquelle s'est opérée la cé^ duction du sous-oxyde était moins élevée. Les acides et les alcalis ne dissolvent point le sous-oxyde de vanadium. Cependant, lors* qu'on le laisse peu de temps en contact avec ces réactifs, il se produit des combinaisons d'oxyde vanadique avec l'acide ou l'alcali dont on s'est servi ; par la même raison, Teau se colore* Les acides ne dissolvent pas le sous-oxyde de vanadium, môme à l'aide de l'ébuUition, si l'on excepte l'acide nitrique, qui le dissout en prenant une couleur bleue^ et avec d^agement de gaz oxyde ni** trique.
S* Oxyde VAii4i»QW (acide vanadeiix}^ V«
Obtenu par une voie sèche , l'oxyde inmadique est noir, terreux ei infosible à ia température que le verre supporte. L'hydiate vanadique est une masse d'un grii blanc, légère» qui se dépose difSeU^ ment dans l'eau. Loncpi'on a évité le contact de l'air en le faisant sécher, il conserve sa leinie grise après la degsiccation; mais, ei l'on n'a pas pris cette précaution, il acquiert une faible nuance bleuâtre. Cet effet a lieu aussi quand on conserve l'oxyde sec dans des vases contenant de l'air. L'hydrate obtenu par la précipitatiiuà de la diswAotion de ses sels au moyen d'une dissolution de carbonate sodique, contient toujours un peu d'acide carbonique» ce-.
pîis complèlement cérame lui par laction de la cbaleiir, et que, quand on le fait rougir sulTisammcnt long-temps au contact de Tair, il se conTertit en oxyde stannique.
Une baguette de zinc méialUque , plongée dans une dissolution de chlorure ou d'oxyde stannique , produit , avec dégagement de gaz hydrogène, un précipité gélatineux blanc, qui est de l'oxyde stannique.
Une dissolution d^iodure potcariipie ne détermine pas de précipité dans ces dissolutions.
Une dissolution de chlorure aurique n'en produit pas non plus.
Les sels stanniques se décomposent quand on les fait rougir au feu.
Leurs dissolutions rougissent le papier de tournesol. Les combinaisons de l'oxyde stannique qui sont insolubles dans l'eau ne se dissolvent ordinairement dans l'acide chlorhydrique que quand on ne les a point fait préalablement rougir. La présence de l'oxyde stannique dans ces dissolutions acides se reconnaît principalement au précipité jaune que le gaz sulfide hydrique y fait naître, et qui est soluble dans le sulfhydrale ammonique^ Lorsque la combinaison stannique a été rougie, et par-là rendue insoluble dans l'acide chlorhydrique, on la fait fondre dans un creuset §n platine, avec le double ou le' triple de son poids de carbonate potassique ou sodique sec, et l'on dissout la masse fondue dans de l'acide chlorhydrique étendu ; l'oxyde stannique se reconnaît ensuite dans cette dissolution à l'aide des moyens qui ont été indiqués plus haut. On conçoit, du reste, que cette méthode n'est applicable qu'autant que l'oxyde stannique se trouve combiné avec un acide dont le gaz sulûde hydrique n'opère pas la précipitation. Cependant il est plis facile de reconnaître avec le secours du chalumeau la présence de l'oxyde stannique dans les combin.'isons stanniques insolubles.
Au chalumeaut les sels stanniques se réduisent, tout comme les sels sfanneux, en étain métallique.
Les dissolutions stanniques se reconnais^nt aisément à la manière dont elles se comportent avec la dissolution dusulfide hydrique et le sulfbyd^te animonique. C'est au chalumeau que les
OXYDÉ ANTtlIONlQUE. i83
ccHoibinaisons stanniqucs se distingaent le mieux des arséniates et des arsénites.
La présence de iubsiances organiques non volatiles peut quel« quefois empêcher les alcalis de précipiter l'oxyde stannique.