‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 6 sur 167 · POTAGE · texte numérisé non relu

POTAGE

in9a1ubie dans !*aleool tort ; aussi, lorsqn 'après Tavoîr pïodtiU ën^ versant un excès d'acide larlrique dons la dissolution de polassé, • el l'tvoîr abandonné à lui-même jusqu'à ce qu'il n'augmente ptus, ' on dtainte la liqueur claire qui le surnage, cette liqueur se trouble ' Ai» qu'on y ajoute de l'alcool Fort.

One disBotufion alcoolique dé chlàmre ptatinique produit, dani la àisdQlulion de potasse, un précipité jaune- clair do chlorure platinico-potassique, qui est peu soluble. Lorsque la potasse est en petite quantité, il vaut mieux la dissoudre dans de l'alcool, et verser ensuite dans la liqueur la dissolution spiritueuse du chlorure platinique, parce que le chlorure platinico-potassique est totale-^* menl insoluble dansl'akool. Oè précipité se forme avec plus de lefnteor dans les dissoltitions fort étendues de potasse; souvent alors iV est crktaHin et d^nne couleur qui ike sur le rouge&lre. H est bon d'ajouter un peu d'acide cbiorhydrique à la dissolution de potasse. Le précipaé ainsi obtenu n'est pas sensiblement dissous par tin acide Jjbre.

L'acide silicifluorhydnque produit , dans la dissolution peu concen- ' tréede potasse, un précipité de silktfltKMrure potassique peu soKi- Ue» qui est teUement gék^ineux et translucide, qu'on ne l'aperçoit' presque point, surtout qa^ànà. la dissolution de potasse est fort ^ten«<^ due. Ce précipité gélatineux ne se sépace que peu à peu, et oii ne peut à proprement parler le reconnaitreque parce qu'il est meinA transparent que le liquide limpide qui le surnage, et parce qu'il jouflr un peu les couleurs de Tiri^ Après avoir été desséché, A larme un€f poudfe blanche^ Il est nécessaire de verser l'acMe silicifiuorbydrique eu exoûs dans la dissolution dépotasse, et non, au contraire, ceUeni; dans Tacide, parce qu'alois la potasse libre sépa^er^ît de l'acidosili-^ cique gélatiniforme, qui ne serait point di^oue par un excèç d'acidii silicinuorhydrique. Si la dissolution de potasse est très-coneentrée, il se produit un trouble blanc par Tadditien d'un excès d'acide sîm Ticifluorhydrique, et le précipité gélatineux transparent ne tarde pa^ à se séparer. Dans ce cas, il n'a pas un aspect si irisé que celui qui s'est déposé d*une dissolution fort élcnduc. L^acide chlorhydrîque libre ne dissout pas le précipité; cependant il lui enlève sa. transparence, et le rend opalin.

Une dissolution alcoolique d'acirfe nitropicrique produit, même

i COMBINAISONS SIMPLES. BASES.

dans des dis^lutions étendues de pousse, un précipité cristallin, jaunâtre clair, de nilropicrate potassique. Pour obtenir ce précipité quand la quantité de potasse est très-peu considérable, il est bon de dissoudre celle-ci dans Talcool, parce que le sel potassique qui se produit est insoluble dans ce menstnie. Ce réactif, que Liebig a proposé pour découvrir la potasse, est plus sensible encore que la dissolution du chlorure platinique. Lorsqu'une dissolution de potasse . est tellement étendue qu'une dissolution de chlorure platinique n*y Tait point naître de précipité, la dissolution alcoolique d'acide nitropicrlque en produit un dans c^le liqueur, sinon de suite, du moins ai| bout de quelque temps.

Une dissolution concentrée de sulfate alundnique qu'on verse dans une dissolution concentrée do potasse, préalablement saturée par un acide, de préférence par l'acide chlorhydrique, produit de l'alun, qui se dépose en cristaux, qu'on peut, dans la plupart des cas, reconnaître pour des octaèdres réguliers, dont souvent les angles sont tronqués. Les cristaux d'alun ainsi obtenus ne s'effleurissent point à l'air.

Une dissolution d'acide oxychlorique fait naître, suivant Serullas, dans une dissolution dépotasse, un précipité abondant d'oxychlocate potassique, qui est insoluble dans l'alcool.

Au chalumeau, on reconnaît la potasse, suivant Harkort, à ce que du verre de borax dans lequel on a dissous de l'oxyde niccolique pur, est coloré par elle en bleuâtre. Il y a cependant, d'après Fuchs, pour reconnaître la potasse au chalumeau, un bien meilleur moyen, qui consiste à en mettre un petit morceau sur un fil de platine courbé en crochet, et à le faire fondre de manière que la pointe dé la flamme intérieure touche à la perle fondue; la flamme extérieure se colore alors en violet.

Les dissolutions des sels potassiques qui sont solubles dans Teau se comportent, à Tégard des réactifs précédens, de la môme inanière que celle de la potasse pure.

Vacide taHrique, versé en excès dans les dissolutions concentrées des sels potassiques, y produit le même précipité de bilrartrate potassique que dans celle de potasse pure. Cependant le précipité ne se forme qu'au bout de quelque temps dans les dis-

Page 1