‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 2)Chapitre 69 sur 167 · Acn>i xoLTBPiatni, Ho · texte numérisé non relu

Acn>i xoLTBPiatni, Ho

L'acide molybdiqoe forme ou me ma$3e blaocbe , ou des crisitauxaciculaires ayant le brillant de la soie. Cbaufle dans des vaisseaux clos, il entre enfusion, etserésout en un liquide jaune, qui, après le rerroidissement, est d'un jaune pâle et cristallin. Lorsr qu'on le chauffe à l'air libre, il Tume, et il se sublime à une température même peu élevée : l'acide sublimé forme de longs Qti^ taux brillans, ou aussi des paillettes.

L'acide molybdique est solubleen très-petite quanlité dans Tea^* La dissolution rougit faiblement le papier de tournesol. I^rsqii'on met l'acide sur du papier de tournesol bleu, et qu'ensuite on l'bumecte, le papier rougit beaucoup.

L'acide molybdique est très-3oluble da^ les dissolutions dais alcalis pun et des caiUmt€$ akalim; il dégage Tacide carboniqji^ de ces derniers avec effervescence. Cependant U ne produit de sels solubles qu'avec les alcalis. Ses combinaisons avec les leri^ et les oxydes métalliques propremeni dits sont peu solubles ou insolubles; aussi les dissolutions neutres des seJs terreux et métalliques déterminent - elles des précipités dans cell^ des molybdates alcalins. Cet effet a lieu même dans les dissolutions des surmolybdates alcalins, où une dissolution d|B mtrale pUmMque fait naître un précipité blanc , et une dissplj»tion de nUrate mercureux produit sur-Ie - champ un précipité jaunâtre, qui ne se dissolvent point même dans une grande ^jiiantité d'eau, mais qui sont solubles dans de Tacide nitrique ajoutée proportion suffisante. Une dissolution neutre d'un sel ferrique produit dans ces dissolutions un prâoipité jaunâtre, qui se redissout dans beaucoup d'eau. Une dissolution de nitrate argevaique en produit un bknc, soluble aussi dans beaucoup d'eau , mais plus soluble encore dans l'acide niiu-ique ou dans l'ammoniaque. Les précipités que les dissolutions de chlorure barytique et de chkhrure caldque déterminait dans celles des surmolybdates alcalins sont blancs ; nuais ils sedissolvent dans une grande quantité d'eau, «urtuut celui qui résulte du dilorure calcique. Cependant» si l'op verse un peu d'anunoniaque dans ces dissolutjpus.» p9ur«itUDl)r.

ACIDE MOLYBDIQUE.

Yadde libre, on voit apparaître un trouble et un précipité qui nç se dissout plus quand on ajoute de Teau. Ces précipités sont solublesdans une suffisante quantité d*acide nitrique ou d'acide chlor^ hydrique.

Vacide chlorhydnqm et Vacide nitrique déterminent dans les dissolutions des molybdates alcalins^ quand elles ne sont pa^ trop étendues, de^ précipités blancs, qui se dissolvent dans up excès d'acide et même dans une grapde quantité d'eau. Pajr copséqu/ant^ lorsique la dissolution du ipolybdate alcalii^ ^st fojrf étendue, les acides qui viennent d'être indiqués n'y produisçpt p^ de précipité. L'jacide oxalique, }'acide tartrique, l'acide ^c/étignp^ (^ l'acjde sulfuriq^ie, qe déierniinent pas de précipité, môm§ (jafîp les dissolutipns assez concentrées des molybdates alcalins ; çQifvent alors l'acide chlorhydrique produit enjcore, dans ces disço;lutions, un précipité qui se redissoi^t dans un excès d'acide pxsdiqueet d'acide tartrique.

L'acide molybd^que lui-même est gisement dissous par l^ acides ; mais il ne poi^sède en général cette propriété que (l}\^^ il n'a pas été chauffé jusqu'au point d'entrer jCo fission. iVprè^ avoir subi la calcination, il est insoluble dans la plupart <)e^ acides. Mais lesurtartr^le potassiquedissout}'acidemolvbdiquefon(jl,u. quand on le fi^it bou^lir avec lui dans de l'eau.

Lorsqu'on mêle une dissolution de cyanure fcnoso-mtq^sUffff avec les dissolutions de l'acide molybdique dans l'acicjie chlorby- /d^iqye» pu avec los djii^olutions aqueuses des molybdates, auxqff/si^es (fn a ajouté un acide libre, et de préférence à tçut ai^tre de r^cide chloi;bydriqae^ il sç fori^e un jjrécipité rouge-bru;^, qijû ^est solubjle .dans l'amjaoniaqiae, avec laquelle il ffpdidt jt^ liquj^d^ de teinte claire. Les dissolutions de cyanure ferrico-potassifpie en détermine^it ^lepent ujçi rpuge-brun^ qui a upejteinte un peu plus claire, et qui donne aussi un liquide de couleuir^cl^ire exige dissolvant dans l'ammoniaque.

: La dissolution aqueuse du mlfide hydrUfm^ vera^e daj;^.s ,çeHe de l'acide molybdique et dans celles des molybdates auxquelles on ;a ajouté de l'acide chlorhydrique, y produit , quand on la jnct en ^qès^ un précipité brun de sulfure de molybdène , que suinage jp ^qi^e ?^rt. Si l'acide molybdique était efx tr^petil^ qujup'

S64 COMBINAISONS SIMPLES. AOlDBS.

tité^ on n'obtient, par un excès de dissolution aqueuse de sulfide hydrique, qu'une liqueur verte, dans laquelle cependant un précipité brun se forme par l'effet du repos , et plus rapidement par le secours de la chaleur, ce qui arrive aussi à la dissolulion contenant beaucoup d'acide molybdique. Un courant de gaz sulfide hydrique agit de la même manière, quand on le fait passer à travers la liqueur pendant un laps de temps assez long pour l'en saturer parfairement. Cependant il est très-diflBcile de précipiter tout le molybdène à l'état de sulfure brun, de manière que la liqueur filtrée soit parfaitement incolore. Ordinairement elle est faiblement coloré en verdâtre ou en bleuâtre, ou contient encore de petites traces de molybdène. Lorsqu^au contraire on n'ajoute à une dissolution d'acide molybdique ou d'un molybdate alcalin qu'une très-petite quantité de dissolution aqueuse de sulfide hydrique, en sorteque l'odeur de ce dernier ne se fasse pas sentir, on obtient une liqueur bleue : avec une plus grande quantité de sulfide hydrique dissous dans l'eau, on à une liqueur bleue et un précipité brun : ce n'est qu'avec un excès de dissolution de sulfide hydrique qu'on voit paraître les phénomènes dont il vient d'être question. Un excès de sulfide hydrique dissous dans l'eau ne détermine pas de précipité dans les surmolybdates alcalins ; la liqueur devient seulement d'un jaune d'or : la précipitation du sulfure molybdique n'a lieu qu'autant qu'on ajoute de l'acide chlorhydrique.

Le sulfhydrateammonique versé dans les dissolutions des molybdates alcalins, n'y produit d'abord aucun changement; mais, au bout de quelque temps, la liqueur se colore en jaune d'or. Les acides étendus y font naître un précipité brun de sulfure molybdique.

Les molybdates alcalins, rougis avec du chlorure ammonique, donnent de l'oxyde molybdique brun-noir, qui néanmoins peut souvent contenir du molybdène métallique (p. 160).

Une baguette de zinc métallique qu'on plonge dans la dissolution de l'acide molybdique par l'acide chlorhydrique, ou dans une dissolution d'un molybdate alcalin à laquelle de l'acide chlorhydrique a été ajouté en excès, réduit l'acide molybdique à l'état d'oxyde moîybdeux, qui resle dissous dans l'acide chlorhy-

ACIDE MOLYBDIQUE. 265

drique. C'est pourquoi la liqueur se colore en brun-iioîr foncé par le zinc (p. 15.8).

La réduction de l'acide molybdique en oxyde molybdeux ne s'effectue cependant pas tout-à-coup; de là vient qu'à la première action du zinc la liqueur bleuit, puis elle verdit , et enfin elle devient d'un brun-noir.

Uétain se comporte de même.

Le chlorure sianneux, versé dans la dissolution d'un molybdate alcalin y produit sur-le-champ un précipité vert-bleu, qui se dissout dans l'acide chlorhydrique, et donne ainsi lieu à une liqueur limpide et verte.

Lorsque, après avoir ajouté de Tacide chlorhydrique à la dissolution d'un molybdate alcalin, on la fait bouillir avec du molybdène , de l'oxyde molybdeux ou de l'oxyde molybdique , on obtient un liquide d'une belle couleur bleue foncée , qui est une dissolution de molybdate molybdique dans l'acide chlorhydrique. Le moyen le plus facile d'obtenir cette liqueur bleue avec la dissolution d'un molybdate alcalin , consiste à verser un excès d'acide chlorhydrique dans cette dernière, à plonger une baguette de zinc ou d'étain dans une petite quantité du liquide , et , après avoir retiré la baguette métallique, à mêler la dissolution , contenant de l'oxyde molybdeux brun-noir foncé , avec la portion non encore réduite de la dissolution du molybdate alcalin. S'il n'y avait point assez d'acide chlorhydrique, indépendamment de la liqueur bleue, on obtient encore un précipité de même couleur. En faisant bouillir la liqueur avec une dissolution de potasse , la couleur bleue disparait : un précipité brun-noir d'oxyde molybdique se dépose^ tandis que l'alcali se combine avec l'acide molybdique.

Au chalumeau, l'acide molybdique se compose avec le sel de phosphore et le borax de même que l'oxyde molybdeux i p. 159). La manière dont les dissolutions de l'acide molybdique se comportent avec l'acide chlorhydrique, l'acide nitrique et le gaz snlfide hydrique, quand elles ont été rendues acides , la liqueur bleue qui se produit par les moyens dont Ténumération vient d'être faite , et les phénomènes qui ont lieu au chalumeau , font reconnaître cet acide dans ses combinaisons solubles, et ne permettent pas qu'oq le confonde avec nulle autre 5ub$tanc9t

fl66 COMBINAISONS SIMPLES. ACIDES.

QuBut à les combiiiaisons avec la plupart des oxydes métalliques . on peut» et faisant dissoudre ces corps dans des acides, saturant la liqueur avec da rafîdiQopjaque , en versan^ epsuite du suljfhydrateammooiquex l^ sépajrer ^eg Qxy()es métalliques , qui se trouvent {ainsi Gofiyertis en suKures métalliques insolubles. On constate sans peine la présence du molybdène dans la dissolution, en ajoutante celle-ci un acide étendu, qui précipite du sulfide molybdique : on recueille oe der^^er sur iin filtre^ çn le fait çécher^ puis on le cbauOe au contact de l'^ir^ ce qui Jbfûle le sou/re et donne naissance ^ ^ l'acide fpçlyb^i.cgie.

i^, ^pic fprfifsfwiHp, W-

L'acide jtaofstiq^e f ^uB couleur ja^i^re, qfii devient d'i^p jaune citrio fopcé {^ ymi^^ # Ig c^lew. Qui TP^fW^ ^frr quemipeat ^om \9^ U)fjm d'^f^ 9m^ frerdâ(fe. U ne SfS TPl^til^ pas ap fcM , el ne fie disiçjut pf^n| (hm Y^m- Qtf^Wlf »|?n^ />yw bqmecté, fm le posesi^rflu gftl^ à^^<mp^ hWt i^iiPif^P^' git p«s à'iàne mmèr^ ^^hk- Im m4^ ^^ ^ di^SQbf^t j^i^ia,

L'j^cid^ uiog^ue iome ^ep |f^ fèk^k ^ ^ qui ^^ni solgr Mes àskm Teaii^ Auss^» 9P^ §vmr ^té r/opgi fu> feu^ S)ç j^soujtr^ dans les 4tis$i9taltiAP9 des alcalis pu^etdes (^bpp^le;^ algM^ps; Qepend»pl M dis^lill^ lie^'opèr/^qu'ayfscpeii^y qoêine ^vec J/e «Kcours de ^ 4iâkw ; 4^ fl^oins «-l-elle li^ bepuicoi^ plus fii^leiii(Ml4)tte«BU9 de V^^ 0u>lybdiqii^e rougi. U est difficile 4ie jner «Arquer un^ effery^escence due à mi di^;agement de gaz ^ide ca^bon^que , q^and ^ f^i^ Ta^de tupgsliqpe pa^ les dîssoliulions 4^ carbonates ^U^Jûs.

Beaucoup d'acidei produifpnl/àespi^ipiiéedans iQ^diçiçplutions des tungstates alcalins, l^d^addei chlcniiydrique, nitri^ et^u^ifrùfue en foui naître qui sont blancs. JLes précipiJUte déterminés par Tacide chlorhydriqi^e €$ par l'^^Lcide nitrique acquièrent une teinte jaunâtre quelque tei^^ps ^pcèsa'ètcedépqçé^^ et plus rapidemeut par r^ction de 1^ cbaleur ; mai» ^eUii qui résulte 4e Tacide sulfurique reste plus long-teo)ps Manc, et devient moins jaune quan^d on le obaulfe. jCes précifûtés ne se dissolvent point dans un e^cès ite racMfe WMpioyé pouy h» fiKadiwB, ^sariust^e qffi to di£^lng{ie

ACIDE TUNCSTIQVIS, S67

de ceux auxquels les acides donnent lieu dans les dissolutions d^ molybdates alcalins. Cependant aucun des (rois acides qui viennent d'être mentionnés ne précipite complètement l'acide tung^tique. V acide phosphorique produit, dans les (Jî^soluliuis des tungstates alcalins y un précipité qui est solublc dans un excès du réactif. V acide oxalique n'en détermine point , non plus que quelques acides organiques non volatils , comme les acides tartrique et citritriqne; Vadde acétique, au contraire, en produit un, qni ne se dissout point dans un excès du réactif^ et qui ne devient pas jaunâtire avec le temps.

Les combinaisons de l'acide tuQgstique avec les terres et les oxydes métalliques paraissent être toutes insolji^ibles dans l'eau , ^ . l'exception peut-être du tungstate magnésique. Aussi les dissolutions des sels terreux et métalliques produisent-elles des précipités dans celles des tungslateç alcalins. Les dissolutions de chlorure bary tique, de chlorure calciqu^, de nitrate plombique et de nitrate orjreTififue y font naître des précipités blancs, qui ne se dissolvent point quand on ajoute beaucoup d'eau. Les combinaisons de l'acide lungstique sont décomposées par l'acide nitrique ou par d'autres acides; la base se dissout, tandis que l'acide tungstique se sépare, mais non en totalité. Plusieurs de ces combinaisons de l'acide tungstique ne sont qM' incomplètement décomposées par les acides. La meilleure .manière d'opérer leur complète décojnposiiion, quand la base est insoluble ,dans les carbonates alcaliijs, consiste à faire fondre le tungstate avec environ trois parties de .carbonate potassique ou sodique , dans un creuset en platine : si ensuite on traite la masse fondue par l'eau , la base reste sans se dissoudre, tandis que le tungstate alcalin qui s^est produit se dissout dans l'eau ; i) est alors facile de reconnaître l'existence 4e l'acide tungstique dans la dissolution.

La dissolution du mlfide hydrique ne trouble presqi^e poipt celle des tunsgates alcalins dans quelques acides, entre autres 4aQS l'acide phosphorique.

Le suif hydrate amnionique ne produit d'abord pas de change ment dans la dissolution d'un tunsgslate alcalin; mais si l'on ajoute de l'acide cblorhydrique étendu, il se forme un précipité prun^^tre-çl^t de s^l^lde tungstique^ dont pu ne peut bi^ îufffsf

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la couleur que quand le tout est resté pendant quelque temps en repos.

Lorsqu'on sursature la dissolution d'un lungstate alcalin avec un acide, et qu'on plonge une baguette de zinc métallique, soit dans le précipité produit par Ih, sans le séparer de la liqueur, soit dans la dissolution, si l'acide a dissous le précipité, on obtient une belle coloration en bleu, de tungstatetungstique. Le zinc fait naître une plus belle couleur bleue dans la dissolution du tungsiate alcalin par l'acide phosphorique en excès, ou dans le précipité déterminé par l'acide acétique, que dans les précipités auxquels les acides sulfurique et chlorbydrique donnent lieu. Une baguette de zinc ne produit point de couleur bleue dans le précipité que la dissolution d'un tungstate alcalin a fourni par l'acide sulfurique. Elle n'en fait point non plus paraître dans les dissolutions des tungstates alcalins par les acides tartrique et citrique , mais elle en détermine un dans les dissolutions de ces sels par l'acide oxalique.

Au chalumeau, l'acide tungstique se comporte comme l'oxyde tungstique (p. 162),

La manière dont l'acide tungstique se comporte au chalumeau, et les réactions entre ses combinaisons avec les acides et le zinc, ne permettent de le confondre qu'avec le seul acide titanique; mais il diffère de ce dernier par la solubilité dans l'eau de ses combinaisons avec les alcalis, et par la manière dont les dissolutions se comportent avec les acides. ^

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