II. SODIUM
Détermination du sodium et de la soude, — Lorsque le sodium est contenu à l’état d’oxisel ou de chlorure sodique, dans une liqueur où ne se trouve aucune autre substance dont on ait besoin de le séparer, on détermine sa quantité d’après la même méthode que celle qui a été tracée pour le potassium. En faisant rougir le sulfate sodique, on n’a point à craindre de décrépitation. S’il contient un excès d’acide sulfurique, on le traite, comme le sulfate potassique, par du carbonate ammoniacal, afin de le convertir en sel neutre.
Le chlorure sodique ne doit pas plus que le chlorure potassique être rougi avec force , parce que , sans cette précaution , il pourrait s’en volatiliser un peu.
Si la soude dont on veut déterminer la quantité est à l’état de carbonate sodique , l’opération présente moins de difficultés que lorsqu’il s’agit du carbonate potassique, parce que ce sel n’attire pas l’humidité si promptement; Il est bon cependant de chauffer le carbonate sodique, dans le creuset de platine taré, jusqu’à ce qu’il soit fondu.
6 traité d’analyse chimique.
Quand la soude est combinéeavec des acides qui, à l’état de liÎDerté , sont solubles dans l’alcool faible, on ne peut point l’en sépàrer , comme la potasse, à l’aide du chlorure platinique, parce que le chlorure plalinico-sodique est soluble dans l’alcool aqueux.
Maniéré de séparer la soude de la potasse, Lorsqu’une liqueur contient à la fois de la soude et de la potasse', oii s’y prend de la manière suivante, d’après Berzelius , pour séparer les deux alcalis et ën déterminer exactement les proportions. On convertit les deux sels en chlorures métalliques, on évapore à siccité la dissolution, on chauffe le résidu dans un creuset dé platine taré, jusqu’à ce c[u’il commence à rougir , et on le pèse j alors on mêle le sel obtenu avec trois fois trois quarts son poids de chlorure plalinico-sodique cristallisé, quantité justement suffisante pour convertir la masse saline qu’on examine en chlorure platinico-potassique, si elle ne consistait qik’en chlorure potassique. On dissout le mélange dans très^peu d’eau, eton l’évaporepresquejusqu’à siccité, à une chaleur fort douce , dans une capsule de platine ou de porcelaine. Ensuite on lé traite par de l’esprii-de-vin contenant environ soixante pour cent d’alcool, qui dissout le chlorure sodique, ainsi que l’excès de chlorure platinico-sodique. Le chlorure platinico-potassique qui s’est formé, reste sans SC dissoudre. On le recueille sur un filtre pesé , et on le lave avec de l’esprit-de-vin , puis on le fait sécher à une très-douce chaleur , jusqu’à ce cju’àprès l’avoir pesé plusieurs fois, on s’aperçoive qu’il né diminue'plus de poids. D’après le poids du chlorure plalinico-potàssiqù'e ainsi obtenu, on calcule la quantité de chlorure potassique qui était contenue dans le mélange salin soumis à l’analyse. Quant à la quantité du chlorure sodique , on la trouvé en déduisant le poids du chlorure potassique de celui des deux chlorures mctallicpies.
On ne peut pas se servir du chlorure platinique avec