SODIUM
autant d’avantage que du chlorure platinîco-sodique, parce que le premier de ces sels a plus de tendance que l’autre à être décomposé par l’alcool.
Si la potasse et la soude sont à l’état de sulfates , il faut les convertir en chlorures métalliques avant de pouvoir les séparer l’une de l’autre par la méthode qui vient d’être exposée. Le meilleur procédé pour opérer cette conversion sera décrit plus loin. ( T^oyez l’article Soufre. )
D’après Sérullas , l’acide oxichlorique et quelques oxiehiorates fournissent un moyen commode pour séparer la potasse de la soude dans des combinaisons. L’oxichlorale potassique est fort peu soluble dans l’eau et insoluble dans l’alcool , tandis que l’oxichlorate sodiqîie est très-soluble dans l’eau et dans l’alcool même le plus fort, ce qui paraît être aussi le cas de la plupart des autres combinaisons de l’acide oxichlorique avec les bases.
Si l’on ajoute de l’acide oxichlorique à une dissolution de sels potassique et sodique , il faut, pour séparer les deux alcalis l’un de l’autre, évaporer le tout avec ménagement , presque jusqu’à siccité, et traiter la masse restante par l’alcool, qui laisse roxichlorate potassique sans le dissoudre , et dissout l’oxichlorate sodique , ainsi que Tacidequi était combiné auparavant avec les deux alcalis,'
Lorsque les deux alcalis sont contenus à l’état de chlorures métalliques dans une dissolution aqueuse , on se sei t de l’oxichlorate argentique pour les séparer l’un de; l’autre. On ajoute un excès d’une dissolution aqueuse de ce sel à celle des chlorures métalliques. Le chlorure argentique ainsi produit , est séparé au moyen de la filtration, et lavé avec de l’eau chaude, pour dissoudre complètement l’oxichlorate potassique. On peut déterminer la quantité de chlorure argentique qu’on a obtenue, afin d’obtenir celle du chlore qui était combiné avec les métaux alcalins. La liqueur séparée de ce chlorure argentique par la filtration est évaporée jusqu’à siccité , et la masse sèche traitée
8 traité d'ainalyse chimique.
par de l’alcool fort, qui dissout l’oxiclilorale sodique et l’excès qu’on a pu mettre d’oxichlorate argentique , mais laisse sans y loucher l’oxichlorate potassique , qu’on doit laver avec de l’alcool. On fait alors rougir ce dernier sel , qui, traité ainsi , se convertit, avec dégagement de gaz oxigène, en chlorure potassique, dont on détermine le poids, d’après lequel on calcule ensuite la quantité de la potasse. La dissolution alcoolique des oxichlorates sodique et argenlîque est également évaporée jusqu’à siccité; on fait rougir le résidu sec , et , au moyen de l’eau , on sépare du chlorure argentique le chlorure sodique qui s’est produit, après quoi on évapore de nouveau jusqu’à siccité,et avec ménagement , la dissolution du chlorure sodique, afin de déterminer le poids de ce dernier sel.
Si la potasse et la soude qu’il s’agit de séparer l’une de l’autre sont à Fétat de sulfates, on se sert de l’oxichlorale barytique, dont on ajoute la dissolution à celle des sulfates alcalins. Après qu’on a séparé le sulfate barytique, et qu’on l’a bien lavé avec de l’eau chaude , on évapore la liqueur filtrée jusqu’à siccité , et on extrait l’oxichlorale potassique par le moyen de l’alcool. La dissolution alcoolique des oxichlorates sodique et barytique est évaporée à siccité pour dissiper l’alcool 5 on y ajoute ensuite de l’eau, et l’on précipite la baryte à l’aide de l’acide sulfurique. La liqueur séparée du sulfate barytique par la filtration, est évaporée jusqu’à siccité , et l’on traite le sulfate sodique avec du carbonate ammoniacal avant d’en déterminer la quantité.