ALUMINIUM
réunit la totftllté de la magnésie, qu’on précipite ainsi qu’il a été dit dans le paragraphe consacré à la détermination de cette terre. Il reste encore à déterminer la quantité de l’alumine tenue en dissolution par la lessive potassique. On verse dans cette dissolution assez d’acide liydroclilorique pour que l’alumine précipitée au premier moment se redissolvc dans un léger excès de cet acide. L’alumine est ensuite précipitée de la dissolution dans l’acide hydrochlorique par l’ammoniaque , ou mieux par le carbonate ammoniacal. Cette méthode, pour précipiter l’alumine de sa dissolution dans la potasse , est bien préférable à une autre qui coûte moins cher et qu’on emploie ordinairement. Celle-ci consiste à verser une dissolution de chlorure ammonique dansla dissolution alcaline de l’alumine \ la potasse se trouve convertie par là en chlorure potassique , l’alumine se précipite , et l’ammoniaque devient libre. Mais la grande quantité de l’ammoniaque peut faire qu’un peu d’alumine reste en dissolution ; l’alumine entraîne aussi , suivant Berzelius, un peu de potasse, d’où résulte une augmentation de poids.
Une autre méthode pour séparer l’alumine de la magnésie pourrait consister à dissoudi e les deux terres dans un acide, par exemple, dans de l’acide hydrochlorique , en évitant toutefois de mettre un excès de cet acide, à verser dans la dissolution un excès de dissolution de potasse pure, et à chauffer le tout*, l’alumine se dissoudrait, et la magnésie resterait. Mais, malgré sa brièveté, cette méthode n’est nullement préférable à celle dont je viens de donner la description , parce qu’en présence d’une grande quantité de magnésie , l’alumine ne peut être complètement séparée de cette terre par la potasse. Il est donc toujours mieux de commencer par séparer de l’alumine la plus grande partie de la magnésie, et ensuite de dissoudre la première de ces deux bases dans de la potasse. Cependant lorsqu’on n’a cpie des quantités très-faibles de magnésie à
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séparer de quantités fort considérables d’alumine , on peut avoir recours à la seconde méthode.
Une troisième méthode pour séparer l’alumine de la magnésie, consiste à verser une dissolution de bicarbonate potassique dans la dissolution étendue d’eau de ces deux terres. 11 se produit ainsi une vive effervescence, l’alumine est précipitée complètement, et la magnésie reste dissoute. On lave le précipité. Ordinairement on le sèche ensuite , on le fait rougir, et on en détermine la quantité. Cependant j’ai déjà dit plus haut qu’il est plus exact, après avoir précipité l’alumine par un sel potassique, de la redissoudre dans de l’acide bvdi ochlorique, et de la précipiter de cette dissolution au moyen de l’ammoniaque, ou mieux du carbonate ammoniacal. Lors donc qu’on a lavé suffisamment l’alumine précipitée, on met le filtre humide avec le précipité dans un verreà patte, on dissout ce dernier dans de l’acide bydrochlorique,on filtre la dissolution , on lave bien le filtre, et on précipite de nouveau l’alumine. Quant à la dissolution de la magnésie, on l’évapore jusqu’à siccilé, ce qui convertit le bicarbonate potassique en carbonate simple , et ensuite on traite la masse sèche, pour en séparer la magnésie , comme il a été dit précédemment.
l^Xaniere de séparer V alumine de la chaux, — Il n’y a aucune difficulté à séparer l’alumine de la chaux. La dissolution de ces deux terres est sursaturée avec de l’ammoniaque pure, qui ne précipite que l’alumine seule. Mais il faut observer ici une précaution , de la négligence de laquelle pourraient fort souvent résulter de graves erreurs dans des analyses quantitatives. On sait en effet que la chaux n’est point précipitée par l’ammoniaque*, cependant lorsqu’on sursature avec de l’ammoniaque une dissolution qui contient delà chaux, la liqueurattire l’acide carbonique de l’air au bout d’un laps de temps plus ou moins long , et des cristaux de carbonate calcique , semblables à des