‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 3)Chapitre 27 sur 115 · X. THORIUM · texte numérisé non relu

X. THORIUM

Détermination du thorium et de la iliorine* — La tho* rine est complètement précipitée de scs dissolutions par

l’ammoniaque pure, ainsi que par une dissolution de potasse pure. Le précipité obtenu , surtout quand on s’est servi d’une dissolution de potasse pour le produire, est difficile à laver, comme celui qui consiste en alumine. Cependant il existe encore, d’après Berzelius, une manière particulière de précipiter la thorine, qui permet delà séparer d’autres substances mêlées avec elle. Si l’on ajoute du sulfate potassique sous forme solide à la dissolution de cette terre dans un acide , il ne se produit pas de précipité au premier abord ; mais peu à peu la liqueur devient trouble, et , à mesure que le sel se dissout, il se dépose , tant au fond que sur les parois du verre , une poudre cristalline blanche, qui est du sulfate thorico-potassique. Quand la dissolution de thorine est neutre, ou très-concentrée, on n’obtient pas de cette manière la totalité de la thorine précipitée à l’état de sulfate thorico-potassique , parce que le sulfate potassique se couvre bientôt d’une croûte mince de sel double , qu’on n’en peut pas séparer complètement par l’agitation , et qui empêche la réaction de continuer à s’opérer. Cependant , lorsqu’on emploie une dissolution de sulfate potassique saturée par l’ébullition et chaude encore, et qu’on la verse dans la dissolution ihorique jusqu’à ce qu’il ne se forme plusde trouble, apr ès le refroidissement, la thorine se trouve précipitée en totalité, même lorsque la dissolution contenait un excès d’a-

crI<\ Il est bon, néanmoins) quand la dîssoluhou tliorique est fort acide ) d’y verser de rammoniaquc, pour l’amener presque au point de saluration , avant d’y ajouter le sulfate potassique. Le sulfate tliorico-potassique doit être lavé avec une dissolution saturée et froide de sulfate polas-^ sique, dans laquelle ce sel est absolument insoluble. Après quoi , tandis qu’il est encore sur le filtre , on verse dessus de l’eau bouillante, qui le dissout sans laisser de résidu. On précipite ensuite la tliorine de la dissoliuion par le moyen d’une dissolution de potasse pure.

Manière de séparer la tliorine de Valuinine et de la glucine. — Cette séparation s’effectue au moyen d’une dissolution de potasse pure , dans laquelle les deux dernières terres sont solubles. La dissolution qui contient les terres est précipitée par un excès de dissolution de potasse, avee laquelle on fait encore bouillir le précipité de thorine que l’on obtient ainsi. On sépare ce dernier par la filtration, après quoi l’alumine et la glucine peuvent être précipitées de la liqueur alcaline filtrée, par les moyens qui ont été indiqués p. 3^.

t Manière de séparer la tliorine delà magnésie. — Berzelins a opéré cette séparation en ajoutant à la dissol ution acide des deux terres dans l’acide liydroclilorique de l’ammoniaque, qui précipite la tliorine, tandis que la magnésie reste dissoute, à cause ducblorure ammoniquequi s’est produit.

Manière de séparer la tliorine de la chaux, — Cette séparation s’opère aisément par l’ammoniaque , lorsque les deux terres sont dissoutes. La tliorine précipitée doit être filtrée rapidement, précaution sans laquelle, au contact de l’air, il pourrait s’y mêler du carbonate calcique.

Manière de séparer la tliorine des alcalis. — Cetle séparation. s’exécute également au moyen de l’ainmoniaque.

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