NICKEL
zincique qu’à l’aide du procède qui sert pour dégaj^er ce dernier de l’oxide cobal tique. îl est donc bien plus facile de séparer l’oxide niccolique de l’oxide cobaltique, que de l’oxide zincique. Veut-on les isoler run de l’autre, dans une liqueur, en ajoutant une dissolution de potasse pure, pour dissoudre l’oxide zincique , la séparation ne peut pas être opérée complètement de cette manière , parce que le plus grand excès possible de potasse ne dissoudrait pas la totalité de l’oxide zincique, même en faisant bouillir le tout ensemble. L'oxide zincique se dissout bien dans la potasse , mais il y en a une très-grande partie qui se précipite avec l’oxide niccolique. La même chose arrive aussi quand les deux oxides ont été dissous dans de l’ammoniaque : dans ce cas également , après l’addition d’une dissolution de potasse , il y a bien de l’oxide zincique dissous, mais l’oxide niccolique précipité en retient encore beaucoup. On est donc obligé de convertir les oxides en chlorures métalliques , et de séparer le chlorure zincique du chlorure niccolique par la distillation : c’est «ce qui s’exécute précisément de même que la séparation du chlorure zincique d’avec le chlorure manganeux ou le chlorure cobaltique, qui a été décrite p. 88 et 99.
Si le nickel et le zinc sont à l’état métallique dans la substance qu’on veut examiner , ce qui est le cas , par exemple , de plusieurs alliages dont on se sert depuis peu pour remplacer l’argent, le zinc ne peut point être séparé du nickel ou d’autres métaux en faisant passer du gaz chlore sec sur la combinaison , tandis qu’on la chauffe. La conversion en chlorures métalliques s’effectue bien avec une grande facilité sous l’influence de la chaleur rouge, mais on ne parvient point à enlever par la distillation la totalité du chlorure zincique anhydre qui s’est formé. Il parait que le chlorure zincique a besoin de contenir de l’eau, pour qu’on puisse le séparer aisément d’autres chlorures métalliques par la distillation. Il faut donc, quand
1 lO
TRAITÉ d’aJVALYSE chimique.
on veut analyser un alliage de zinc et de nickel , le dissoudre dans de l’acide nilricjue , et précipiter les oxides de la dissolution bouillante par le moyen du carbonate potassique. Les carbonates zincique et niccolique ainsi obtenus sont ensuite convertis en chlorures métalliques 5 après quoi on sépare le chlorure zincicpte du chlorure niccolique par la distillation.
S il existe d’autres métaux encore dans la combinaison , on emploie d’autres moyens pour les isoler. S’il y a du cuivre, par exemple, on se sert d’une méthode que je décrirai plus lard en traitant de ce métal.
Il faut toujours se rappeler , dans les cas de ce genre, que le carbonate potassique ne précipite pas complètement l'oxide niccolique.
Maniéré de séparer V oxide niccolique de V oxide ferrique, — On sépare l’oxide ferrique de l’oxide niccolique par un procédé semblable à celui qui sert quand on. veut l’isoler de l’oxide cobaltique. Si la dissolution des deux oxides contient une suffisante ejuantité de chlorure ainmonique ou d’autres sels ammoniques, on y verse de l’arnmoniaque, qui précipite l’oxide ferrique, puis on filtre ra-. pidement et 011 lave le précipité. La dissolution de potasse sert ensuite à précipiter l'oxide niccoli(|ue de la liqueur filtrée. Cette méthode fournit presque un meilleur résultat que si l’on avait recours à un succinate alcalin pour précipiter l’oxide ferrique. On conçoit que, quand la liqueur est acide, il n’est point nécessaire d’y ajouter de chlorure ammonique.
Maniéré de séparer V oxide niccolique de l'oxide fer^ reux. — Lorsqu’on a de l’oxide ferreux et de l’oxide niccolique à séparer l’un de l’autre , on commence par convertir le premier en oxide ferrique , et pour cela on fait chauffer la combinaison avec de l’acide nitrique.
Manière de séparer Vox 'de niccolique de V oxide manganeitx. Il est très-difficile de séparer l’oxide nianganeux
î«îCK,t;t. tii
de l’oxide iiiccolique ; mais on peut suivre pour cela la même mêlliode que celle à laquelle on a recours quand il s’agit de séparer l’oxide manganeux de Foxide coballique ( p.îioo).
Manière de séparer V oxide nicColiqiie de Taluihine et de la glucine. — On sépare ces terres de l’oxide niccolique par le moyen de la dissolution de potasse pure, en suivant à peu près le même procédé que celui qu’on emploie pour les séparer de l’oxide cobaltique.
Manière de séparer T oxide niccolique de la magnésie» ~ Gommé il est fort difficile de précipiter complètement l’oxide niccolique à l’état de sulfure de nickel, par le moyen du sulfhydrate ammonîque, la séparation de cet oxide et de la magnésie offre d’assez grandes difficultés.' La meilleure manière de l’accomplir est encore la Suivante : A la dissolution des deux oxides on ajoute assez de chlorure ammonique pour que l’ammoniaque qu’on y verse ensuite ne produise pas de précipité; puis on précipite l’oxide niccolique, à l’état de sulfure de nickel, par le sulfhydrate ammonique. Si la dissolution des deux oxides est acide, il n’y a pas nécessité d’y ajouter de clilorure ammonique. On évite, autant que possible, de mettre un grand excès de sulfhydrate ammonique, et on laisse le tout tranquille, au contact de l’air, dans un lieu médiocrement échauffé, jusqu’à ce que le sulfure de nickel se soit déposé d’une manière complète. Ensuite on filtre et on lave le précipité avec de l’eau à laquelle on a ajouté utie très-petite quantité de sulfhydrate ammonique. Le sulfure de nickel ainsi obtenu est traité comme il a été dit précédemment. La licjueur qu’on en a séparée par la filtration est rendue acide par le moyen d’un acide qu’on y verse , et chauffée ; après quoi , on la filtre de nouveau , et on eu sépare la magnésie. On ne parvient pas à séparer la magnésie de l’oxide niccolique, lorsque tous deux sont contenus dans une liqueur ammoniacale,
tkAité d’analyse chimique.
en ajoutant à ccllc-ci du phosphate sodiquc , qui précipite la magnésie-, car h* phosphate ammonico-magnésiqiie obtenu de cette manière, contient encore de l’oxide niccolique, qu’on ne peut lui enlever par nul excès quelconque d’ammoniaque , et qui le colore en verdâtre.
Manière de séparer V oxide niccolique de la chaux, — On s’y prend de la manière suivante pour séparer l’oxide niccolique de la chaux : On rend ammoniacale la dissolution étendue des deux oxides , puis on précipite la chaux parl’oxalate ammonique, et on filtre rapidement. La dissolution de potasse pure , versée ensuite dans la liqueur filtrée, en précipite l’oxide niccolique.
Manière de séparer Foxide niccolique de la strontiane et de la baryte. — Pour séparer l’oxide niccolique de la strontiane et de la baryte, on emploie l’acide sulfurique, qui précipite les deux terres 5 après quoi on précipite Poxide niccolique de la liqueur filtrée, par le irioyeii de la dissolution de potasse.
Manière de séparer F oxide niccolique des alcalis. — On sépare l’oxide niccolique des alcalis fixes par le même procédé qui sert à l’isoler de la magnésie, c’est-à-dire qu’au moyen du sulfhydrate ammonique , employé avec les précautions convenables , on le précipite à l’état de sulfure de nickel.