‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 3)Chapitre 37 sur 115 · NICKEL · texte numérisé non relu

NICKEL

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composer en même temps un peu du sulfure niccolîcjue qui s’est précipité. Dès qu’on a mis le moindre excès de cet acide , la liqueur séparée du sulfure par la filtration contient de suite de l’oxide niccolique dissous.

Détermination du siiroxide de nickel . — Lesuroxidcde nickel se convertit en oxide niccolique par la calcination. Il peut aussi , quand on le cliaufTe dans de l’acide hydroclilorique, s’y dissoudre avec dégagement de chlore, et la dissolution de potasse ajoutée ensuite à cette liqueur en précipite de l’oxide niccolique.

Manière de séparer Voxide niccolique de Voxide cohaltique. — Il est difficile de séparer l’oxide niccolique de l’oxide cobaltique. Aussi les chimistes les plus célèbres ont-ils proposé, pour y parvenir, des méthodes c|ui sont plus ou moins efficaces. Il ne saurait être cjuestion ici des moyens à employer pour obtenir de l’oxide niccolique qui soit exempt d’oxide cobaltique sans qu’on s’attache à mettre en évidence la totalité de celui qui peut exister^ je dois me borner à dire quels sont ceux qui conviennent le mieux pour opérer la séparation quantitative de deux oxides.

La meilleure métliode est celle de Phillips , dont Berzelius se sert. Elle consiste à dissoudre les deux oxides danç un acide, et à sursaturer la dissolution avec de l’ammoniaque. S’il se précipite par là un peu d’oxide cobaltique, le sel ammonique qui s’est formé n’était point en assez grande quantité : il faut donc rendre de nouveau la liqueur acide, et la sursaturer une seconde fois avec de l’ammoniaque. On peut aussi ajouter de suite à la dissolution une quantité suffisante de chlorure ammonique, puis la sursaturer avec de l’ammoniaque, après quoi il ne se fera plus de précipité. La dissolution est alors d’un bleu céleste, même lorsque l’acide cobaltique s’y trouve en plus grande proportion que l’oxide niccolique. On l’élend de beaucoup d’eau. Plus l’oxide cobaltique est abondant , et plus on doit y ajouter d’eau *, cependant il faut avoir eu soinde

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faire préalablement bouillir cette dernière assez longtemps , afin de lui enlever tout l’air atmosphérique qu’elle pouvait contenir. La dissolution étendue est versée, chaude encore , dans un llacon susceptible d’être bouché , puis on y ajoute de la dissolution de potasse pure , et on bouche le vase. La potasse ne précipite que de l’oxide niccolique de la liqueur ammoniacale ^ l’oxide cobal tique reste dissous tout entier. Lorsque la dissolution de potasse a totalement dépouillé la liqueur de sa couleur bleue , et lui en a fait prendre une rouge claire ou foncée , qui est due à l’oxide cobaltique dissous , on peut présumer qu’il a été mis assez d’alcali. Dès que l’oxide niccolique s’est entièrement déposé , on verse le liquide clair qui le surnage sur un filtre , puis on le fait tomber lui-même sur ce filtre , et on le lave avec de l’eau chaude. La dilution de la dissolution des deux oxides avec de l’eau purgée d’air est nécessaire parce que l’oxide cobaltique se convertit souvent , dans une liqueur ammoniacale , en suroxide de cobalt , qui se précipite sous la forme d’une poudre noire , et se mêle avec l’ocide niccolique. Plus la dissolution est étendue , et moins l’oxide cobaltique a de facilité pour absorber de l’oxigène. La quantité de potasse qu’on est obligé d’employer pour opérer la précipitation de l’oxide niccolique dans ce cas, est souvent très-considérable, parce qu’il y a beaucoup d’ammoniaque dans la liqueur. C’est pourquoi , lorsqu’on n’obtient pas de précipité après avoir ajouté de la potasse à la liqueur ammoniacale, il laut continuer cà verser du réactif, et ne pas trop s’empresser de conclure qu’il n’y a point d’oxide niccolique dans la dissolution. La meilleure manière de dégager l’oxide cobaltique de la liqueur séparée de l’oxide niccolique par la filtration , consiste à le précipiter par le moyen du sulfhydrate ammonique, et à traiter le sulfure cobaltique comme il a été dit p. qp.

Manière de séparer l'oxide niccolique de V oxide zincique, — On ne peut séparer l’oxide niccolique de l’oxide

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