PLOMB
puis on le fait rougir, ce qui détruit la matière organique provenant du filtre , laquelle brûle ensuite à l’air sans réduire de sulfate plombiqiie. Après la calcination , on pèse ce dernier.
Le sulfure de plomb peut aussi être traité par de l’acide bydrochlorique concentré, qui donne lieu à un dégagement de gaz sulfide hydrique. On ajoute ensuite de l’acide nitrique, et on évapore le tout jusqu’à siccité; le filtre s’oxide complètement de cette manière. On met alors la masse sèche dans un creuset de porcelaine , on verse dessus de l’acide sulfurique avec ménagement , et on chauffe jusqu’à ce que l’acide sulfurique qu’oii a pu mettre cii excès soit dissipé ; puis on pèse le sulfate plombique qui s’est produit. Il n’est point à conseiller de déterminer comme tel le chlorure plombique qu’on obtient du sulfure de plomb.
Quant à la liqueur séparée du sulfure de plomb par la filtration, on commence par la faire chauffer jusqu’à ce que l’odeur du gaz sulfide hydrique afit disparu, et l’on en sépare ensuite les autres substances. Si de l’oxide ferrique se trouvait primitivement mêlé avec l’oxide plombique , le gaz sulfide hydrique l’a converti en oxide ferreux : c’est pourquoi il faut traiter la liqueur par l’acide nitrique ou par le chlore gazeux. Cette méthode de séparer l’oxide plombique , par le gaz sulfide hydrique, d’oxides qui ne sont pas précipités par ce dernier de leurs dissolutions acides , mérite la préférence sur toutes les autres auxquelles on pourrait avoir recours, par exemple, sur celle de précipiter l’oxide plombique par l’acide sulfuricpie lorsque l’autre base qui sé trouve combinée avec lui forme avec l’acide sulfurique lin sel soluble.
On peut, au moyen du sulfhydrale ammo nique, précipiter complètement l’oxide plombique , à l’état de sulfure de plomb , de dissolutions neutres ou ammoniacales^
ITiAlTÉ d’aNALYSS CIIBÎIQUE.
mais , quand ou a choisi celle mélhodo , il faut eusuile convertir le sulfure en sulfate plomLiquc.