‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 3)Chapitre 45 sur 115 · XXIII. CUIVRE · texte numérisé non relu

XXIII. CUIVRE

Détermination du cuivre et de V oxide cuivrique, — Le meilleur réactif pour précipiter l’oxide cuivrique de ses dissolutions , est la dissolution de potasse pure. La liqueur qui contient l’oxide cuivrique est mise dans une capsule en porcelaine, ou mieux en platine; on la fait bouillir avec ménagement , et l’on y verse ensuite une dissolution de potasse : l’oxide cuivrique se sépare par là ^ sous la forme d’un précipité brun-noir et pesant. Si la précipitar lion de l’oxide cuivrique s’exécute à froid, on obtient de l’hydrate cuivrique , sous la forme d’uii volumineux précipité blanc , qui, par l’ébullition , devient pesant et brunnoir, et se convertit en oxide cuivrique. 11 est toujours nécessaire de convertir l’hydrate cuivrique en oxide cuivrique par l’action de la chaleur, parce qu’il ne peut point cire lavé aussi complèlcmcnt que ce dernier. L’oxide cui-

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vrique se lave dilFicilement , mais d’une manière complète : le mieux est d’emplo3^er pour cela de l’eau cîiaude, parce c|u’avec son secours on parvient à enlever jusqu’aux dernières traces de potasse. Après la dessiccation, on fait rougir le précipité, ce qui s’exécute très-bien dans un creuset en platine, où l’on peut brûler aussi le filtre. Si par là un peu d’oxide cuivrique se convertit en oxide cuivreux, celui-ci ne tarde pas à absorber de Toxigène par l’elfet du courant d’air qu’on excite dans le creuset pendant la calcination. On doit avoir soin de peser l’oxide cuivrique aussitôt après son refroidissement dans le creuset de platine bien couvert, parce que, sans cette précaution , il attire de l’iiumidité.

■ Plus la dissolution de l’oxide cuivrique est étendue , et plus aussi ce dernier est précipité complètement par la' potasse. Si la dissolution est fort concentrée, après la précipitation au moyen de la potasse, il reste des traces d’oxide cuivrique dans la liqueur, et celle-ci brunit beaucoup par le sulibydrate ammonique, ce cjui n’arrive pas lorsqu’avant d’y ajouter l’alcali on a eu soin de l’étendre d’une grande quantité d’eau.

Quand l’oxide cuivrique est tenu en dissolution dans une liqueur par un excès d’ammoniaque, on le précipite complètement en faisant bouillir cette dernière avec de la potasse.

On ne doit pas se servir du carbonate potassique pour précipiter l’oxide cuivrique, car alors il en reste dans la dissolution une petite quantité qu’on ne peut obtenir qu’en évaporant la liqueur jusqu’à siccité, et faisant rougir légèrement le sel. La melliode qui consiste à précipiter le cuivre à l’état métallique d’une dissolution contenant de l’oxide cuivrique, en plongeant dans celle-ci une lame de fer poli, ne donne pas non plus un résultat exact, parce que le cuivre se convertit en oxide cuivreux pendant ladessiccalioii , et qu’ordinaireinent aussi il est mêlé avec

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