XXII. URAXE
Détermination de l'oxide iiranique. — L’oxide uranique est totalement précipité de ses dissolutions par rammoniac|ue. Le précipité est jaune *, indépendamment de l’oxide uranique , il contient encore de l’ammoniaquë et de l’eau. Il ne faut pas le laver avec de l’eau pure, parce qu’il passe peu à peu avec elle à travers le filtre, et forme ainsi un lait jaunâtre. Cet inconvénient ne peut être évité qu’en se servant , pour exécuter le lavage, d’une dissolution étendue de chlorure ammonique : cependant 011 ne parvient meme pas par là à le prévenir entièrement. Ap rès le lavage, on fait sécher le précipité , et on le calcine. La calcination le convertit en oxide uraneux, tandis qu’il perd de l’eau, de l’ammoniaque et de l’oxigènc.
.24 TiiAiïi: d’ap^alyse chimique.
D’après le poids de Toxide uraneux, on calcule la quantité de Foxide uranique.
Lorsqu’une dissolution de laquelle on doit précipiter de Foxide uranique , contient encore beaucoup d’une terre quelconque, Fammoniaque , d’après les expériences d’Arfvedson, précipite, en même temps que Foxide uranique , une grande quantité de cette terre , même quand celle-ci, comme la baryte ou la chaux, n’est point précipitée d’autres dissolutions par Fammoniaque. Ainsi combiné avec une terre, Foxide uranique ne se convertit point en oxide uraneux par la calcination. Il faut alors, avant de soumettre le précipité à Faction du feu , le dissoudre dans de Facide hydrocliloricjue , précipiter la dissolution par l’ammoniaque , laver le précipité avec une dissolution de chlorure ammonique , le faire sécher , puis le calciner, ce qui le convertit en oxide uraneux, que l’on pèse.
Détermination de Foxide uraneux, — Lorsqu’une dissolution contient de Foxide uraneux , l’ammoniacfue y fait également naître un précipité en flocons bruns , légèrement pourprés, qui sont de l’hydrate uraneux. En séchant ce précipité, il arrive ordinairement , d’après Arfvedson, qu’une partie de l’hydrate s’oxide et devient jaune. Si on Fa précipité avec un grand excès d’ammoniaque, ou si ou le lave avec de Feau chaude, il se convertit tout entier, pendant la dessiccation , en oxide uranique contenant de Fammoniaque, mais que la calcination réduit à Eétat d’oxide uraneux. Cependant , il vaut mieux verser de Facide nitrique dans une dissolution qui contient de Foxide uraneux , afin de convertir ce dernier en oxide uranique, que l’on précipite ensuite par Fammoniaque.
Maniéré de séparer les oxides dhirane des oxides de hismuth^ de plomb et de cadmium, — On sépare les oxides d’urane des oxides de bismuth , de plomb et de cadmium en faisant passer , à travers la dissolution saturée, un courant de gaz sulfide hydrique, qui précipite les
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derniers oxides à l’état de sulfures métalliques : les oxides d’uraue, au contraire, restent dissous ^ après avoir filtré la liqueur, que l’on a préalablement débarrassée du gaz sulfide liydrique qu’elle tenait en dissolution, en la chaulfant pendant long-temps , on les précipite par l’ammoniaque.
Maniéré de séparer les oxides déarane des oxides de nickel^ de cobalt et de zinc. — On éprouve les plus grandes difficultés à séparer les oxides d’urane de ceux des autres métaux dont il a été question jusqu’ici. Pour les dégager des oxides de nickel, de cobalt et de zinc, 011 procède de la manière suivante : Si la combinaison contient de l’oxide uraneux, on convertit celui-ci en oxide uranique, par le moyen de l’acide nitrique : puis on ajoute à la dissolution étendue du carbonate ammoniacal en excès, qui précipite l’oxide uranique. La dissolution doit être étendue, sans quoi il se précipite un sel double cristallisé, qui est du carbonate ammonico-uranique , et lorsqu’une fois ces cristaux se sont formés , il faut un grand excès de dissolution de carbonate ammoniacal pour les dissoudre. Il importe aussi que la liqueur ne contienne pas beaucoup de clilorure ammonique, sans quoi tout l’oxide cobaltique se dissout avec l’oxide uranique et les autres oxides. On fait bouillir la liqueur , et on prolonge l’ébullition jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus de carbonate ammoniacal-, de celte manière l’oxide uranique se précipite complètement. Les oxides cobaltique et niccolique restent dissous pour la plus grande partie; cependant il y en a une portion qui se précipite avec l’oxide uranique et avec l’oxide zincique. On réunit le précipité sur un filtre , et on le lave avec une dissolution de chlorure ammonique , puis on le sèche et on le fait rougir. La calcination convertit l’oxide uranique en oxide uraneux , que l’on met digérer avec de l’acide hydrochlorique étendu , dans lequel il ne se dissout point après avoir été rougi. Après la
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ai gestion, il reste de l’oxide uraneux pur ; les oxides co- Lal tique, zincique et niccolique se sont dissous dans l’acide liydroclilorique , avec une petite quantité d’oxide uranique qui, étant combiné avec ces bases, n'a pu se convertir en oxide uraneux par la calcination. On emploie l’ammoniaquepourprécipiterde cette dissolution lafaiblequanlité d’oxide uranique, avec les autres oxides métalliques; on redissout le précipité dans de l’acide liydroclilori que, et PU précipite encore une fois avec de l’ammoniaque le pré-; pipité est lavé avec une dissolution de chlorure ammonique, sécbé ensuite et pesé. Quant aux autres oxides, on les détermine ainsi qu’il a été dit précédemment.
Manière de séparer les oxides d'urane de ceux du fer»
On sépare les oxides d’urane de ceux du fer par la méthode suivante : Si les oxides des deux métaux sont contenus dans une dissolution , on ajoute à celle-ci du carbonate ammoniacal en excès, qui dissout de l’oxide uranique, tandis que de l’oxide ferrique se précipite. Si l’urane et le fer existent à l’état d’oxides uraneux et ferreux, dans une dissolution, on les convertit en oxides uranique et ferrique, en faisant chaulFer la liqueur avec de l’acide nitrique.
Manière de séparer les oxides d'urane de Voxide mangaîieux et de la magnésie. — Pour séparer les oxides d’urane de l’oxide raanganeux et de la magnésie , on suit le même procédé que pour les séparer de l’oxide cobaltique. Le sulfbydrate ammonic[ue ne convient pas pour dégager l’oxide uranique de la magnésie , parce c|ue le sulfure d’urane n’est point absolument insoluble dans un excès de suîfhydrate ammonique.
Manière de séparer les oxides d'urane de ï alumine.
L’alumine peut être séparée de l’oxide uranique par le même procédé que l’oxide ferrique.
Manière de séparer les oxides d'urane de la chaux et de la strontiane, — On sépare la chaux et la slron liane
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de Toxidc uranique par la méthode suivante: On verse de l’acide sulfiirique dans la dissolution, et l’on y ajoute ensuite de l’alcool : il se précipite ainsi du sulfate calcique et du sulfate strontianique , qu’on lave avec de l’alcool. Lo sulfate uranique reste dissous dans l’alcool, quand on a mis une suffisante quantité de ce dernier*, après l’évaporation de l’alcool, on précipite l’oxide uranique par l’ammoniaque.
Manière de séparer les oxides d\irane de la harjle, — On sépare l’oxide uranique de la baryte par le moyen de l’acide sulfurique , qui précipite la terre. »
Manière de séparer les oxides eVurane des alcalis.* — • Pour séparer l’oxide uranique des alcalis fixes, on emploie l’ammoniaque, que Pon verse en excès dans la dissolution ; le précipité qui résulte de là est lavé avec une dissolution de chlorure animonique. Ensuite on sépare l’alcali fixe de la liqueur filtrée.