‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 3)Chapitre 51 sur 115 · PALLADIUM · texte numérisé non relu

PALLADIUM

XXVTI. PALLADIUM.

Dctennînation du palladium. — La meilleure méthode^ suivant Wollaslon , pour précipiter le palladium de ses dissolutions consiste à emplo^^’r une solution de cyanure niercuiique. Si la liqueur ne contient que peu de palla^^ dium, le précipité déterminé par le cyanure merqurique ne se manifeste pas sur-le-cliarnp : la liqueur ne se trouble qu’au bout de cjuelque temps, et elle donne un précipité jaune clair, qui devient d’un gris jaune après cpa’ii e^ sec. On fait rougir ce précipité *, il reste du palladium rriqtallique, dont on détermine la (piantité. Le palladiuru bleuit bien par l’effet de la calcination ^ majs son poids n’augmente pas pour cela d’une nianière appréciable. Il est nécessaire, dans cette opération, de neutraliser la dissolution par du carbonate sodique, lorsqu’elle est acide^

Quand on doit précipiter du palladium, par le qyanure mercuricjue, d’une dissolution cjui contient de l’alcool, il est nécessaire de commencer par bien se convaincre que la licpieur ne renferme pas crautre3 métaui^. Car la solution du cyanure mercurique détermine , dapsles.disr solutions de c^uelques autres rnétaux, par exemple du platine, de l’or , etc. , lorsqu’elles contiennent de l'alcool, qu’on la laisse long-temps en contact avec elles, et qu’ou chauffe le tout, desprécipités qui ont quelque ressemblance avec celui de cyanure pajladic|ue, et qu’pn pourrait confondre avec ce dernier. ^

Manière de séparer le palladium du fer et f autres métaux. — Le palladium est précipitable de ses cjissolur lions acides par le gaz sulüde hydrique , ce qui pegmet de le séparer aisémen,t du fer et d’autres métaux que ce gaz ne précipite point de dissolutions acides. Le sulfure de palladium qui .se produit de cette manière est converti par le grillage en sous-sulfate palladiquc , puis dissous dan^ de l’acide hydrochlori que j on neutralise cettedissolution

l6o TRAITÉ d’analyse CHIMIQUE.

avec de la soude, et, en y versant du cyanure mercurique, on précipite le palladium à l’élat de cyanure palladique, qu'on fait rougir.

Maniéré de séparer le palladium du cuivre, — Le palladium peut, à l’aide du gaz sulfide liydrique, mais surtout au moyen du cyanure mercurique, être séparé de presque tous les métaux susceptibles de se rencontrer avec lui dans des dissolutions, le cuivre excepté. On le trouve avec ce dernier métal dans le platine impur , et pour l’en dégager , on emploie , d’après Berzelius , la méthode qui suit : On précipite les deux métaux, à l’état de sulfures métalliques, en faisant passer un courant de gaz sulfide hydrique à travers la dissolution acide, et l’on grille ces sulfures encore humides , avec le filtre, jusqu’à ce qu’il ne se dégage plus d’acide sulfureux. De cette manière, ils se convertissent en sous-sulfates cuivrique et palladique, qu’on dissout dans de l’acide hydrochlorique. La dissolution est mêlée avec du chlorure potassique et avec de l’acide nitrique , puis évaporée à siccilé : on obtient ainsi une masse saline, de couleur foncée, qui contient du chlorure potassique , du chlorure cuivrico-potassique et du chlorure palladico-potassiqne. Les deux premiers de ces sels sont extraits par de l’alcool à o,833, elle sel palladique , qui est insoluble dans ce menstrue, reste seul : onle réunit sur un filtre pesé, et on le lave avec de l’alcool *, puis on le fait sécher, et on le pèse. Il contient 28,84 pour cent de palladium. On peut aussi dissoudre la masse saline dans de l’eau bouillante , précipiter parle cyanure mercurique, et déterminer de cette manière la quantité du palladium ; mais cette méthode est plus compliquée. Cependant elle mérite la préférence quand on a trop de chlorure potassique à extraire par l’alcool. La dissolution spiritueuse du sel cuivrique contient une trace de palladium, que l’on peut néanmoins négliger. On évapore celte liqueur , pour volatiliser l’alcool , et l’on dissout la

lUIDIIJM.

masse saline dans de Teau , de laquelle on précipite ensuite, par la dissolution de potasse , l’oxide cuivrique , dont on détermine la quantité.

Manière de séparer le palladium des métaux des alcalis. — Si le palladium est combiné , à l’état de chlorure, avec des chlorures alcalins, dont on doive le séparer quantitativement , on s’y prend de meme que pour séparer le chlorure rhodlque des chlorures alcalins (p. i58). Cependant le palladium peut être rougi à l’air, et il n’exige pas que l’opération se fasse dans une atmosphère de gaz hydrogène.

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