J. OO
466 TRAITÉ d’ ANALYSE CHIMIQUE.
pure , avec laquelle on le fait bouillir ; ce qui laisse de côté l’oxide ferrique et la magnésie, et les dépouille en grande partie de leur acide phospliorique , tandis que l’alumine se dissout, et peut être précipitée de la liqueur par une dissolution de chlorure ammouique. Le chalumeau fait aisément reconnaître la présence de l’oxide ferrique dans le résidu qui ne s’est point dissous ; mais celle de la magnésie est plus difficile à constater. C’est pourquoi il faut dissoudre ce résidu dans de l’acide hydrochlorique, et sursaturer la dissolution acide avec de l’ammoniaque , qui précipite l’oxide ferrique, mais laisse la plus grande partie de la magnésie dans la dissolution , où l’on peut la découvrir à l’aide de différens réactifs ( p. 3o ).
La liqueur séparée par la filtration du précipité auquel la sursaturation avec l’ammoniaque a donné lieu, et qui peut contenir de l’oxide ferrique , de l’alumine et de la magnésie, est elle-même susceptible de tenir en dissolution de Y oxide niccolique , de Y oxide cobaltique , de Yoxide mangcuieux et de Y oxide zincique. On la traite exactement comme il a été dit dans le chapitre précédent , p. 4^2.
C. La liqueur séparée par la filtration du précipité que le sulfhydrate ammonique a produit dans la dissolution .préalablement sursaturée avec de l'ammoniaque t est d’abord examinée dans la vue de découvrir si elle contient encore des principes constituans fixes-, et si l'on reconnaît qu’il y en a réellement , on la. traite de même que la liqueur correspondante dans le chapitre précédent, p, 4^3. A cet égard je ferai remarquer qu’à peine est-il nécessaire d’aller à la recherche de la présence des alcalis , puisque ceux-ci forment , avec les acides dont il s’agit, des sels qui sont solubles dans l’eau.