‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 4)Chapitre 36 sur 122 · C). OXIDE TELLURIQUE · texte numérisé non relu

C). OXIDE TELLURIQUE

À l’état de pureté, l’oxide tellurique a une couleur blanche. Il fond à une chaleur qui n’est point très-forte, en

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une masse qui paraît jaune tant qu’elle est chaude, mais qui est blanche après le refroidissement, et qui, à une chaleur plus considérable se dissipe complètement, sous la forme d’une fumée blanche, sans donner de sublimé cristallin. L’oxide tellurique n’est volatil qu’à une température supérieure à celle qu’exige pour se volatiliser l’oxide antimonique, qui lui ressemble sous certains rapports. II se réduit aisément lorsqu’on le traite par du charbon.

L’oxide telluriquese dissout difficilement dansl’acîdenitrique : celui-ci en dissout davantage à chaud qu à froid ; cependant l’oxide s’en sépare pour la plus grande partie lorsquelaliqueurvientà se refroidir. Il est très-soluble dans l’acide hydrochlorique; la dissolution saturée devient laiteuse quand on l’étend d’eau , tout comme il arrive à celle de l’oxide antimonique dans l’acide hydroclilorique. Lorsqu’on ajoute de l’acide hydrochlorique , le précipité blanc et caséeux auquel l’eau avait donné naissance se redissout. La dissolution nitrique de l’oxide tellurique ne devient pas laiteuse quand on y verse de l’eau. La dissolution claire de cet oxide dans l’acide hydrochlorique et sa dissolution dans l’acide nitrique se comportent de la manière suivante avec les réactifs :

Une dissolution de potasse y produit un précipité blanc, qui se dissout complètement dans un excès du réactif.

L’ ammoniaque , ainsi qu’une dissolution de carbonate potassique , de bicarbonate potassique et de carbonate ammoniacal , se comportent avec la dissolution tellurique de même qu’une dissolution de potasse pure. La dissolution tellurique traitée par le carbonate potassique en excès, devient quelquefois verdâtre par l’effet d’un repos prolongé; mais cette couleur s’efface par l’action de la chaleur, quoiqu’elle reparaisse après le refroidissement.

Une dissolution de phosphate sodique produit un précipité blanc , même dans une dissolution un peu acide d’oxide tellurique par l’acide hydrochlorique.

DÈS BASES

Une dissolution à' acide oxalique ne fait point naître de précipité.

Les dissolutions de cyanure jerroso-potassique et de cyanure ferrico -potassique sont dans le meme cas que la précédente.

Le suif hydrate ammonique qu’on verse dans une dissolution tellurique saturée avec dePalcali , donne un précipité brun, qui, en grande masse, paraît presque noir. Ce précipité se redissout avec beaucoup de facilité dans un excès du réactif.

La dissolution ou un courant de gaz suljïde hydrique détermine sur-le-champ, dans une dissolution tellurique acide, un précipité brun, qui, sous le rapport delà couleur, a de la ressemblance avec celui que le gaz sulfide hydrique fait naître dans les dissolutions stanneuses.

Une baguette de zinc métallique qu’on plonge dans les dissolutions du tellure, le précipite à l’état métallique, sous la forme d’une volumineuse masse noire.

La plupart des sels telluriques se décomposent et se volatilisent quand on les fait rougir au feu.

Les combinaisons de l’oxide tellurique qui sont insolubles dans l’eau se dissolvent pour la plupart dans l’acide liydroclilorique 5 l’oxide tellurique peut être précipité de cette dissolution par le gaz sullicle hydrique , et l’on peut aussi retrouver dans la liqueur séparée du sulfure de tellure par la filtration, la substance qui était auparavant combinée avec l’oxide tellurique, à moins qu’elle n’ait été précipitée par le gaz sulfide hydrique.

Au chalumeau , l’oxide tellurique se reconnaît cà la facilité extrême avec laquelle il se réduit sur du charbon, dans la flamme intérieure : le métal réduit se volatilise très aisément , en s’oxidant de nouveau, et couvre alors le charbon d’une fumée blanche. Pour distinguer au chalumeau l’oxide tellurique de l’oxide antimonique, il faut le chauffer dans un tube de verre ouvert aux deux extrémités ;

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l’oxide tellurique se sublime à la partie supérieure du tube, sous la forme d’une fumée blanche, qui, là où on la chauffe, se résout en gouttelettes, phénomène qu’on ne parvient cependant à bien observer que quand la couche de sublimé n’était pas trop mince. L’oxide antimonique, sublimé de la meme manière dans un tube de verre ouvert aux deux bouts, prend bien aussi la forme d’une fumée blanche, mais celle-ci peut être chassée d’un point dans un autre par l’action de la chaleur.

Les dissolutions de l’oxide tellurique se reconnaissent aisément à la manière dont elles se comportent avec le gaz sulfide hydrique, ainsi qu’au précipité brun qu’y produit le sulfhydrate ammonique , et qui est très-soluble dans un excès du réactif*, car il n’y a que celles de l’oxide stanneux avec lesquelles on pourrait les confondre sous ce rapport. Il est bien vrai que le sulfhydrate ammonique détermine également un précipité brun dans les dissolutions stanneuses, mais ce précipité est beaucoup moins soluble dans un excès du réactif. Les dissolutions stanneuses diffèrent encore des dissolutions telluriques par leur manière de se comporter avec l’ammoniaque, avec les carbonates alcalins, et surtout avec une dissolution d’or (p. 1.35) . Ln général l’oxide tellurique diffère par sa volatilité de presque tous les autres oxides dans les dissolutions desquels le sulfhydrate ammonique détermine un précipité susceptible d’ètre dissous par un excès du réactif. On le distingue de l’oxide antimonique, au chalumeau, par les caractères qui ont été indiqués plus haut, et, dans ses dissolutions , par la couleur différente qu’affecte le précipité dû à l’action du gaz sulfide hydrique.

ACIDES

il. DES ACIDES.

A. OXACIDES.

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