I. ii
argentique n’altèrent point la couleur du papier de tournesol Lieu. Celles des combinaisons neutres de cet acide avec les autres bases, rougissent ce papier.
La présence de l’acide sulfurique dans les sulfates, surtout dans ceux qui n’ont pas pour base un oxide métallique proprement dit , qu’il soient d’ailleurs solubles ou insolubles , se reconnaît de la manière suivante au chalumeau : on en met une petite quantité sur un globule limpide et incolore obtenu en faisant fondre de la soude et de la silice, ensemble sur du charbon , et on chauffe le tout à la flamme intérieure; le globule devient d’un brun foncé, ou, si l’acide sulfurique était en petite quantité , prend une couleur rouge par le refroidissement. On peut aussi faire fondre un peu de sulfate avec de la soude sur du charbon, à la flamme intérieure , et déposer la masse rouge sur une feuille d’argent; si alors on l’humecte un peu, la feuille d’argent devient noire ou d’un jaune foncé à l’endroit, où elle était en contact avec cette masse.
Lorsque les sulfates ont pour base [un oxide métallique, la présence de l’acide sulfurique s’y trahit déjà la plupart du temps au chalumeau,- par l’odeur d’acide sulfureux qu’ils exhalent dès qu’on les fait rougir sur du charbon. Mais on procède d’une manière plus sure en faisant rougir une petite quantité du sel sur du charbon pour dissiper l’eau de cristallisation, le pulvérisant ensuite dans un petit mortier , et le mêlant avec un peu de charbon en poudre; on chauffe alors le mélange à la flamme du chalumeau , dans un petit tube de verre soudé à l’une de ses extrémités , ce qui dégage une grande quantité d’acide sulfureux, qu’on reconnaît non-seulement à son odeur, mais encore à la propriété qu’il a de blanchir une bandelette de papier de Fernambouc humide introduite dans la partie supérieure du tube.
Les combinaisons de l’acide sulfurique avec les alcalis et les terres 11e répandent pas l’odeur de l’acide sulfureux ,
Acides. x03
quand on les traite de la meme manière avec du charbon.
La manière dont l’acide sulfurique et les sulfates se comportent avec une dissolution de baryte, est tellement caractéristique, qu’elle ne permet de confondre cet acide avec aucun autre, si ce n’est avec l’acide sélénique , dont il sera question plus loin.
Lorsqu’il se trouve des substances organiques dans la dissolution , il arrive fort souvent qu’une partie au moins de l’acide sulfurique libre qu’elle contient subit un changement , et qu’ ensuite elle n’est point précipitée par la dissolution des sels barytiques. C’est ce qui a lieu , par exemple, quand l’acide sulfurique a été mêlé avec de l’alcool.
2*. Acide hyposulfurique.
L’acide hyposulfurique ne peut que rarement se présenter, dans des analyses chimiques, à l’état de pureté et dissous dans l’eau. Il est alors incolore , et exerce une réaction acide fort énergique. Lorsqu’on cherche à le concentrer beaucoup par l’évaporation , il se décompose; du gaz acide sulfureux se dégage, et il reste de l’acide sulfurique. Cet acide forme des sels solubles avec toutes les bases salifiables; ce qui fait que les dissolutions barytiques, strontianiques , calciques et plombiques ne produisent de précipité, ni dans ses dissolutions aqueuses, ni dans les dissolutions, aqueuses de ses sels. Si l’on voit survenir alors un précipité, c’est une preuve que la liqueur contenait en même temps de Facide sulfurique.
Les dissolutions aqueuses de l’acide hyposulfurique se comportent de même que celles de ses sels. Il y a plusieurs moyens qui le font très-aisément découvrir dans ces dernières.
Quand on verse de Y acide hydrochlorique dans la dissolution d’un hyposulfate, il ne sc manifeste aucun ch an-
l64 traité d’analyse chimique.
gement à froid. Mais si l’on fait bouillir la dissolution avec cet acide, une décomposition a lieu*, il s’exhale bien manifestement une odeur cl’acide sulfureux, et la liqueur contient ensuite de l’acide sulfurique, dont la présence est facile à reconnaître au moyen d’une dissolution d’un sel barytique. Dans cette opération , il ne se dépose pas la moindre trace de soufre. Si l’acide hyposulfurique était combiné dans la dissolution avec de la baryte , de la strontiane, de l’oxide plombique ou de la chaux, l'ébullition avec l'acide hydrochlorique fait naître un précipité insoluble , ou, dans le dernier cas, très-peu soluble, qui est dû à une combinaison d’acide sulfurique avec ces bases.
Le changement produit par l’acide hydrochlorique s’obtient plus facilement encore au moyen de Y acide sulfurique. Ce dernier acide ne produit non plus aucune réaction à froid, si ce n’est qu’il détermine un précipité insoluble quand l’acide hyposulfurique était uni à une base avec laquelle l’acide sulfurique forme un sel insoluble ; mais, quand on chauffe le mélange , il se dégage une odeur bien prononcée d’acide sulfureux, qui est plus sensible dans ce cas que quand on a opéré avec de l’acide hydrochlorique.
Lorsqu’on verse , à froid, de l’acide hydrochlorique dans la dissolution d’un hyposulfate, et qu’on ajoute ensuite une dissolution de suljide hydrique à la liqueur, il ne se sépare point de soufre, meme après un long laps de temps, pourvu que l’opération soit faite à l’abri du contact de l’air; mais pour peu qu’on ait fait bouillir la dissolution de l’hyposulfate avec l’acide hydrochlorique , celle du suîfide hydrique qu’on y ajoute ensuite, produit sur-le-champ un trouble laiteux considérable, dû à du soufre mis en liberté , parce qu’il se trouve alors de l’acide sulfureux dans la liqueur.
Quand on a versé de l’acide hydrochlorique, à froid,
Acides.
dans la dissolution d’un hyposulfate, et quon ajoute ensuite une dissolution d’un métal facilement réductible , par exemple , une dissolution de chlorure aurique, il ne se précipite point non plus de métal à froid, mais il s’en précipite à la faveur de l’ébullition, parce qu’alors il se forme de l’acide sulfureux, qui détermine la réduction.
Lorsqu’on traite la dissolution d’un hyposulfate par Yacicle nitrique à froid, elle n’éprouve aucun changement. Mais , dès qu’on fait bouillir le tout , il se dégage des vapeurs jaunes d’acide nitreux, tandis que l’acide hyposulfurique se convertit en acide sulfurique , et il se produit meme alors une fois plus de ce dernier qu’il n’en faut pour saturer la base avec laquelle l’acide hyposulf urique était combiné. Aussi , quand on fait bouillir la dissolution d’hyposulfate barytiqueavec de Facide nitrique, se formet-il du sulfate barytique insoluble, et la liqueur qu’on sépare de ce sel par la filtration contient-elle encore de l’acide sulfurique libre.
Les hyposulfates sous forme solide se reconnaissent aisément à ce qu’il suffit d’en chauffer même une trèsfaible quantité dans un tube de verre soufflé en boule à l’une de ses extrémités , sur une petite lampe à esprit-devin , pour qu’une forte odeur d’acide sulfureux se dégage : il reste alors dans le tube un sulfate neutre, lorsqu’on a chauffé assez long-temps. Les hyposulfates ne noircissent point par l’action de la chaleur.
Au chalumeau , les hyposulfates se comportent de même que les sulfates, quand on les fait fondre avec un globule de soude et de silice; ils agissenL aussi de la même manière qu’eux surune feuille d’argent, quand on les y dépose après les avoir fondus avec de la soude sur du charbon ( p. 162).
On reconnaît les hyposulfates dans leurs dissolutions
a66 traité d’analyse chimique.
à ce que , quand on les chauffe avec des acides , ils se convertissent en sulfates et en acide sulfureux. Sous forme solide, ils se trahissent aisément par leur manière de se comporter lorsqu’on les chauffe.
3°. Acide sulfureux.
A l’état de pureté , l’acide sulfureux est un gaz doué d’une odeur particulière et suffocante , au moyen de laquelle on en peut découvrir aisément même les plus faibles quantités. Lorsqu’on le soumet à un froid intense et à une forte pression, on parvient à l’obtenir sous la forme d’un liquide de couleur blanche. Le gaz décolore le papier de Fernambouc humide.
L’acide sulfureux est soluble dans l’eau, et se dissout en plus grande proportion dans l’alcool» Les dissolutions ont l’odeur suffocante qui caractérise l’acide gazeux, et décolorent le papier de Fernambouc. Mais lorsqu’elles restent exposées à l’air pendant long-temps , l’acide sulfureux qu’elles contiennent se convertit , totalement ou partiellement, en acide sulfurique.
Les dissolutions de l’acide sulfureux perdent leur odeur quand on les fait bouillir long-temps, parce qu’alors l’acide se volatilise. Elles la perdent également lorsqu’on y fait digérer du suroxide plombique, parce que l’excès d’oxigène de ce dernier fait passer l’acide à un degré supérieur d’acidification , d'où résulte du sulfate plombique.
Les dissolutions des sulfites solubles n’exhalent pas l’odeur de l’acide sulfureux quand elles sont neutres ; mais elles ont une saveur particulière. On les reconnaît à l’odeur d’acide sulfureux qu’elles répandent lorsqu’on y ajoute de l’acide hydrochlorique ou mieux encore de l’acide sulfurique. Si la dissolution du sulfite est très-concentrée , le gaz acide sulfureux se dégage avec effervescence, au moment où l’on y verse l’acide : la liqueur restante ne contient point d’acide sulfurique quand on s’est servi d’acide hydrochlorique pour opérer la décomposition. Il ne se
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sépare également point de soufre pendant cette décomposition. Lorsqu’on verse de l’acide nitrique , à froid , dans la dissolution concentrée d’un sulfite , de l’acide sulfureux se dégage -, mais si l’on fait bouillir le tout , il s’exhale des vapeurs jaunes- rougeâtres d’acide nitreux, et il se forme de l’acide sulfurique.
O11 reconnaît aussi l’acide sulfureux, dans les dissolutions , en y ajoutant une dissolution de sulfide hydrique , <qui donne lieu à un précipité laiteux blanc, de soufre. Si la liqueur contient uu sulfite, le précipité de soufre ne parait que lorsque , avant d’y verser la dissolution du sulfide lrydrique , on y ajoute encore de l’acide sulfurique étendu ou de l’acide hydrochloriqne.
Lorsqu’on mêle les dissolutions des sulfites avec celles de quelques sels métalliques, et qu’ensuite on ajoute un acide plus fort, par exemple de l’acide hydrochlorique ou de l’acide sulfurique étendu , les métaux se trouvent réduits par là. Si c’est sur une dissolution de chlorure aurique qu’011 opère ainsi , l’or se sépare même à froid. Mais si l’on agit sur une dissolution de nitrate argentique, le concours de la chaleur est nécessaire pour déterminer la réduction de fargent , après qu’on a versé de l’acide sulfurique étendu dans la dissolution du sulfite. Lorsqu’on fait bouillir la dissolution d’un sel cuivrique avec celles des sulfites alcalins , l’oxide cuivrique est réduit à l’état d’oxide cuivreux, qui se combine avec l’acide sulfureux , et produit un volumineux précipité brun clair , lequel se décompose quand on ajoute de l’acide sulfurique étendu* Traitée de la même manière, une dissolution d’oxide tellurique dans l’acide hydrochlorique donne un précipité pulvérulent noir, de tellure métallique , et une dissolution d’acide sélénieux en fournit un rouge de cinabre, qui reste long-temps en suspension , et qui est du sélénium : ce dernier précipité se réduit à un très-petit volume, et prend une couleur noire , quand on le fait bouillir.
ï68 traité d’analyse chimique.
L’acide sulfureux forme des sels solubles avec les alcalis. Ses combinaisons avec les terres sont insolubles dans l’eau , mais elles se dissolvent dans les acides. Voilà pourquoi une dissolution de chlorure barytique produit , dans les dissolutions neutres des sulfites , un précipité blanc , qui se dissout complètement dans l’acide bydrocblorique étendu. Mais quand la dissolution du sulfite est restée longtemps exposée à l’air , le précipité qu’une dissolution de chlorure barytique y fait naître n’est plus complètement soluble dans l’acide hydrochlorique. La dissolution de chlorure calcique y détermine également un précipité soluble dans l’acide bydrocblorique. Une dissolution d’un sel plombique en fait aussi naître un , qui se dissout complètement à froid dans l’acide nitrique } mais lorsque ensuite on fait bouillir le tout , il se dégage des vapeurs jaunes d’acide nitreux , et se forme du sulfate plombique insoluble.
Les sulfites, sous forme solide, se reconnaissent à l’odeur d’acide sulfureux qu’ils répandent lorsqu’on verse dessus un acide, et à ce que, quand on les fait rougir dans un tube de verre soufflé en boule à l’une de ses extrémités, ils commencent ordinairement par entrer en fusion , après quoi ils se convertissent en un sulfure métallique et en sulfate. Lorsqu’on verse un acide étendu sur la masse , après qu’elle a été rougie , du gaz sulfide hydrique se dégage, si le sulfure métallique qui a été produit est de nature à pouvoir décomposer l’eau avec le concours d’un acide étendu , et par conséquent à pouvoir occasioner ainsi un dégagement de gaz sulfide hydrique.
Au chalumeau , les sulfites se comportent de même que les sulfates, quand on les traite avec un globule de soude et de silice , et quand , après les avoir fait fondre sur du charbon avec de la soude , on les projette sur une feuille d’argent ( p. 162 ).
Les sulfites se reconnaissent aisément à l’odeur caraclé-
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ris tique d’acide sulfureux qu’ils exhalent quand on les traite par l’acide hydrochlorique ou par l’acide sulfurique étendu, et dont le développement n’est point accompagné d’une séparation de soufre. On les reconnaît aussi à ce qu’ils répandent une odeur d’acide sulfureux , sans qu’il se forme d’acide sulfurique , quand on chauffe leur dissolution avec de l’acide hydrochlorique. Ce dernier caractère les distingue des hyposulfates. On peut encore les distinguer très-bien de ces derniers par la manière dont leurs dissolutions se comportent avec celles du chlorure barytique , du chlorure calcique et des sels plombiques, ainsi qu’à celle dont on eux-mêmes se comportent, sous forme solide, lorsqu’on les expose à une température élevée. Enfin les propriétés qui viennent d’être exposées établissent également une distinction bien prononcée entre eux et les autres sels.
4°. Acide iiyposulfureux.
Cet acide n’est à proprement parler point encore connu à l’état de pureté , ni même à celui de combinaison avec l’eau , attendu que , quand on cherche à le dégager des liens de la base , en traitant un de ses sels par un acide plus fort , il ne tarde pas à se décomposer.
Ses combinaisons avec la plupart des bases sont solubles dans l’eau. Plusieurs moyens peuvent faire reconnaître les byposulfites dans ces dissolutions.
Lorsqu’on verse de X acide hydrochlorique dans ces dissolutions, il se produit au bout de quelque temps un trouble laiteux , occasioné par du soufre mis à nu , et qui va toujours en augmentant, tandis qu’une odeur d’acide sulfureux se dégage. Si la dissolution de 1 hyposulfite est concentrée , le soufre séparé prend une couleur jaune , même lorsque la décomposition par l’acide hydrochlorique a été opérée à froid. La décomposition des liyposulfites en soufre , qui se sépare , et en acide sulfureux , qui se dégage , a lieu lentement , et lors même qu’on chauffe
170 TRAITÉ d’analyse CHIMIQUE.
continuellement le mélange , elle n’est point encore achevée au Bout de quelques semaines, pour peu que la quantité de sel ne soit pas très- faible -, car , si après ce laps de temps on verse dans la dissolution décomposée par l’acide hydrochlorique une dissolution de nitrate argentique en excès , il se forme bien d’abord un précipité blanc de chlorure argentique , mais au bout d’un temps plus ou moins long , la couleur de ce précipité devient brune ou noire.
Les hyposulfites subissent de la part d’autres acides le meme changement que celui qui est produit en eux par l’acide hydrochlorique. L’acide nitrique, à froid, agit aussi de la même manière sur ces sels ; mais lorsqu’on fait bouillir la liqueur, les hyposulfites absorbent de l’oxigène.
Une dissolution de nitrate argentique produit, dans la dissolution d’un hyposulfite, un précipité qui est d’abord blanchâtre, lorsque les liqueurs sont étendues , mais qui ne tarde pas à brunir, et qui finit par devenir toutà-fait noir. La liqueur séparée de ce précipité par la filtration , contient encore de l’hyposulfite argentique : cependant l’acide hydrochlorique n’y produit point de précipité de chlorure argentique, quand on a employé un excès d’hyposulfite ; tandis que lorsqu’on verse une dissolution de sulfide hydrique dans cette liqueur acide , ou qu’après l’avoir saturée avec de l’ammoniaque on y ajoute du sulfhydrate annnonique , l’oxide argentique qu’elle contient se précipite à l’état de sulfure argentique noir. On peut aussi reconnaître la présence de l’oxide argentique dans la liqueur filtrée à la saveur qu’elle possède, et qui , bien que sucrée, est en même temps métallique et désagréable. Lorsqu’on verse quelques gouttes d’acide hydrochlorique dans une dissolution de nitrate argentique, pour produire du chlorure argentique, et qu’ensuite on ajoute une suffisante quantité de dissolution d’un hyposulfite, le chlorure argentique se redissout.
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La dissolution d’un sel plombique fait naître un précipité blanc dans celles des hyposulfites.
Une dissolution de nitrate mercureux détermine surle-champ un précipité noir dans celles de ces sels.
Lorsqu’on fait tomber goutte à goutte de l’acide hydrochlorique sur les hyposulfites à l’état solide, il se dégage avec effervescence du gaz acide sulfureux , qu’on peut aisément reconnaître à son odeur, lors même qu’on n’opère que sur une très-petite quantité d’iiyposuîûte. Si c’est sur une feuille d’argent qu’on humecte ainsi le sel avec de l’acide hydrochlorique, l’argent noircit un peu, au bout de quelque temps , dans l’endroit où reposait la masse imbibée. Quand on chauffe les hyposulfites sur une lampe à esprit-de-vin , dans un tube de verre soudé à l’une de ses extrémités, ils se convertissent, comme les sulfites, en sulfure métallique et en sulfate; cependant la quantité de sulfure métallique qu’on obtient ainsi est double de celle que produit un sulfite traité de la même manière.
Au chalumeau , les hyposulfites se comportent comme les sulfates, tant avec un globule de soude et de silice , qu’avec une feuille d’argent sur laquelle on les projette après les avoir exposés, avec de la soude , sur du charbon , à l’action de la flamme intérieure (p. 16*2).
Les hyposulfites se distinguent tellement par leur manière de se comporter avec l’acide hydrochlorique et plusieurs autres acides , qu’il serait difficile de les confondre avec d’autres sels. Ils diffèrent des hyposulfates et des sulfites , parce que , quand on les décompose à l’aide d’un acide, ils dégagent bien de l’acide sulfureux, comme ces derniers , mais abandonnent simultanément du soufre.