‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 4)Chapitre 77 sur 122 · CHROME · texte numérisé non relu

CHROME

On a rarement obtenu le chrome à l’état métallique; sa couleur est le gris blanc. Il est cassant et très-peu fusible. Il ne paraît pas jouir du pouvoir magnétique , quand il est pur. Il ne change point à l’air, même lorsqu’on l’y chauffe. L’acide nitrique et même l’eau régale ne l'attaquent presque pas, ou du moins ne l’attaquent que trèspeu. Mais l’acide hydrofluorique , surtout lorsqu’on le fait chauffer avec lui , le dissout en dégageant du gaz hydrogène : la dissolution contient de l’oxide chromique.

l8. MOLYBDÈXE.

Le molybdène, après avoir été fondu, a une couleur blanche argentine, et s’aplatit un peu sous l’action du marteau, avant de se briser en éclats 5 mais la très-faible fusibilité dont il jouit n’a permis que très-rarement jus-

3 76 traité d’analyse chimique.

qu’ici de l’obtenir fondu. On se le procure plus souvent et plus facilement sous la forme d’une poudre métallique grise, qui prend du poli par la pression. Il ne change point à l’air*, mais quand on l’y fait rougir , il se convertit en oxide moîybdique, et lorsque la calcination dure long-temps, il passe à Tétât d’oxide bleu (p. 245) , puis enfin h celui d’acide moîybdique. L’acide liydrochîorique , l’acide sulfurique étendu, et même l’acide liydrofluorique ne le dissolvent point. L’acide sulfurique concentré le convertit en une masse brune , avec dégagement d’acide sulfureux. L’acide nitrique et l’eau régale le dissolvent aisément , et le convertissent en acide moîybdique, quand on emploie une suffisante quantité de réactif; si l’acide nitrique est moins abondant, on n’obtient que du nitrate moîybdique.

Page 1