‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 4)Chapitre 81 sur 122 · oïl · texte numérisé non relu

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L’or a une couleur jaune caractéristique , qui ne change point par une longue exposition à l’air. Lorsqu’il est réduit en feuilles extrêmement minces , il en a une verte par transparence. Quand il a été précipité à l’état de poudre très-fine , il paraît brun 5 mais alors on peut lui rendre l’éclat métallique ctsa couleurjaime , par la pression. C’est un des métaux les plus pesans. îl est mou et très flexible. On peut le rendre plus dur par le martelage -, mais il reprend sa mollesse après av ir été rougi au feu, ce qui arrive également à un grand nombre de métaux. Il n’entre en fusion qu’à une température assez élevée, et fond plus difficilement que l’argent, plus meme que le cuivre. Il ne se volatilise point aux plus hauts degrés de chaleur qu’on puisse produire, et il ne s’oxide pas quand on le chauffe à l’air.

L’or, même très-divisé, est insoluble dans les acides nitrique, liydrochlorique et sulfurique. Son seul dissolvant est l’eau régale, qui le dissout même à froid, quand il est très-divisé, et seulement avec le secours de la chaleur lorsqu’il est fondu. La digestion contient du chlorure aurique : elle colore la peau de l’homme en pourpre.

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