‹ Traité pratique d'analyse chimique, suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substance (volume 4)Chapitre 86 sur 122 · CUIVRE · texte numérisé non relu

CUIVRE

Le cuivre aune couleur rouge, quilecaractérisebien, et beaucoup d’éclat métallique. Il est très- mal léable , et plus dur, mais plus léger que l’argent. Il ne fond qu’à une température peu différente de celle à laquelle For entre en fusion, quoiqu’elle soit un peu plus basse. À la température ordinaire, l’air atmosphérique sec ne l’altère pas sensiblement; mais lorsqu’il se trouve en contât avec l’air et avec de l’eau à la fois, il se convertit lentement en souscarbonate cuivrique vert. Quand ou le fait rougir à l’air, il s’oxide, et se couvre d’une croûte noire, d’oxide cuîvrique, qui se détache sans peine parle refroidissement.

Le cuivre métallique pur est insoluble dans Facide hydroehlorique , à l’abri du contact de l’air, meme lorsqu'on le chauffe avec cet acide, qui cependant en dissout un peu lorsque l’opération s’exécute à l’air ; la dissolution contient alors ordinairement du chlorure cuivreux. L’acide nitrique dissout aisément le cuivre : la dissolution contient de l’oxicîe cuivrique. L’acide sulfurique trèsétendu attaque peu le cuivre ; mais l'acide sulfurique concentré le convertit, avec l’assistance de la chaleur, en sulfate cuivrique, dont la formation s’accompagne d’un dégagement d’acide sulfureux. Le cuivre, chauffé dans une atmosphère de chlore gazeux, se convertit en un mélange de chlorure cuivreux et de chlorure cuivrique.

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