‹ Traité pratique d'analyse chimique suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substanceChapitre 3 sur 133 · POTASSIUM · texte numérisé non relu

POTASSIUM

Ur é , jusqu'à ce qu'elle commence à rougir. Il est nécessaire , dans cette opération, de mettre le couvercle sur le creuset, parce qu'à une forte calcination, au contact de l'air, un peu de chlorure potassique pourrait se volatiliser.

Lorsque la liqueur ne contient que du carbonate potassique , on peut également l'évaporer jusqu'à siccité , et faire rougir le carbonate potassique dans le creuset de platine. Mais comme ce sel attire très-proroptemeut l'humidité de l'air, il est difficile, après Ja calcinatipn, d'en déterminer la quantité avec l'exactitude nécessaire par la pesée. Il vaut donc mieux ajouter de l'acide chlorhydrique à la liqueur, avant de l'évaporer, et, à l'aide des tables, calculer ensuite la quantité du carbonate potassique, d'après celle qu'on a obtenue de chlorure potassique. On peut aussi commencer par peser le carbonate potassique évaporé à siccité et rougi , puis \e traiter par de l'acide chlorhydrique dans le creuset de plaine , ensuite évaporer le tout avec ménagement jusqu'à siccité , et faire rougir le résidu, afin de calculer, d'après la quantité de chlorure potassique qu'on obtient, quelle était celle d u carbonate. Mais celte méthode exige de nombreuses précautions; il faut que V acide chlorhydrique soit ajouté au carbonate potassique par portions aussi faibles que possible , afin que le dégagement de l'acide carbonique n'occasione pas une projection , de laquelle pourrait résulter une perte considérable. 11 faut aussi, pendant qu'on ajoute l'acide , que le creuset soit couvert d'un verre de montre, ou de toute autre plaque de verre concave, afin que rien ne se perde par l'effet de la projection. Après la saturation, on lave la plaque de verre , et op évapore la liqueur jusqu'à siccité , avec ménagement.

Si la potasse est combinée avec de l'acide nitrique, dans la liqueur, on évapore également la dissolution jusqu'à siccité, après quoi Ton expose la masse sèche à une chaleur modérée, qui ne doit pas dépasser de beaucoup celle de l'eau bouillante, et à l'action de laquelle on la laisse soumise jusqu'à ce qu'on trouve qu'elle ne change plus de poids par-là. 11 ne faut pas chauffer le nitrate potassique jusqu'à ce qu'il entre en fusion , parce qu'une fusion trop prolongée pourrait en décomposer une partie. Si le sel contient des traces de substances organiques , celles-ci déterminent la

décomposition d'une partie de l'acide nitrique , avec des détona-* tions qui exposent à ce qu'on perde un peu de la masse.

Quand la potasse est combinée avec un autre acide , on détermine la quantité de cet alcali d'après des méthodes qui seront décrites au long dans la suite. Je n'indiquerai ici que celle à l'aide de laquelle on détermine cette quantité , lorsque la potasse se trouve combinée avec des acides qui, à l'état de liberté, sont solubles dans l'alcool, ce qui a lieu pour la plupart d'entre eux.

On dissout alors dans l'eau la combinaison contenant de la potasse, on ajoute à la liqueur une dissolution de chlorure platinique en excès, et l'on évapore le tout, avec beaucoup de ménagement , presque jusqu'à siccité. Le chlorure platinico-potassique, qui est peu soluble, se sépare au moment même où Ton verse la dissolution de chlorure platinique -, mais si la liqueur est trop étendue, cette séparation n'a lieu que pendant qu'on l'évaporé. Lorsque la masse est presque sèche, on verse dessus de l'alcool faible, ou si la liqueur a été réduite à un moindre volume par F évaporât ion , de l'alcool fort ; le chlorure platinico-potassique, qui ne se dissout pas dans l'alcool faible, est recueilli sur un fil tre qu'on a pesé, on le lave avec de l'alcool aqueux , et on le fait sécher avec circonspection; ensuite, d'après son poids, on calcule la quantité de la potasse. Si la substance contenant de la potasse, dont on fait l'analyse, est soluble dans l'alcool aqueux ou fort , on peut ajouter à la solution spiritueuse une dissolution spiritueuse de chlorure platinique, recueillir sur un filtre le chlorure platinico-potassique qui est précipité par-là, et le laver avec de l'alcool faible. La liqueur, séparée du précipité par la filtration, tient en dissolution l'acide avec lequel la potasse était combinée.

Quand la potasse n'existe qu'en petite quantité dans la substance qu'on examine, et que par conséquent on obtient peu de chlorure platinico-potassique, dont le poids ne s'élève pas au delà de quelques centigrammes, il n'est pas nécessaire de le recueillir sur un filtre pesé. On peut employer un filtre dont on n'ait point fait la tare , pourvu qu'il ne soit pas trop grand. Après avoir lavé le sel avec de l'alcool faible, on le fait rougir avec précaution, sans quoi les vapeurs du chlore pourraient entraîner un peu de chlorure non décomposé, et même un peu de platine métallique. On met le

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