PALLADIUM
core ; cependant elle se convertit en oxyde rhodique lorsqu'on la fait rougir à l'air. On en déduit le poids de celui de l'oxyde ferrique, et l'on calcule d'après cela la quantité du fer.
La liqueur précipitée par l'ammoniaque contient encore un peu de rhodium. On obtient celui-ci en ajoutant une suffisante quantité de carbonate sodique à la dissolution, évaporant jusqu'à siccité, faisant rougir le résidu, et le trailant par l'eau chaude : il reste de l'oxyde rhodique, qui ne se dissout point. Les diverses quantités d'oxyde rhodique sont réunies ensemble et réduites avec du gaz hydrogène.
Manière de séparer le rhodium des métaux des alcalis. — Lorsque du rhodium est combiné, à l'état de chlorure rhodique, avec des chlorures alcalins, et qu'on veut le séparer quantitativement des métaux de ces derniers sels, on y parvient sans peine, d'après Berzelius, en adoptant la méthode suivante : on prend un poids quelconque des chlorures métalliques, on l'introduit dans un appareil semblable à celui qui est représenté p. 99, et on le chauffe, en faisant arriver dessus du gaz hydrogène, jusqu'à ce que le chlorure rhodique soit réduit, avec dégagement de gaz chloride hydrique , et qu'il ne se produise plus de vapeurs blanches lorsqu'on présente un tube de verre trempé dans de l'ammoniaque à l'extrémité de l'appareil par laquelle s'échappe le gaz hydrogène. On pèse ensuite la boule de verre dans laquelle a été mis le sel dont on veut faire l'analyse; on dissout ce sel dans de l'eau, on filtre le rhodium réduit, on le sèche, on le fait rougir au milieu d'un courant de gaz hydrogène, et on le pèse. La liqueur filtrée, qui tient en dissolution le chlorure alcalin, est évaporée jusqu'à siccité; on chauffe le résidu, et on le pèse.