‹ Traité pratique d'analyse chimique suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substanceChapitre 51 sur 133 · ÉTAIN · texte numérisé non relu

ÉTAIN

parc de celte manière l'éiain de ses combinaisons métalliques avec l'argent, le cuivre, le bismuth, le plomb, le cadmium , le nickel, le cobalt , le zinc, le fer et le manganèse.

Si l'alliage contient du platine et de l'or, peut-être conviendraitil, pour les séparer de l'élain , de traiter l'alliage par du chlore gazeux , dans un appareil semblable à celui qui est décrit p. 166. 11 se produirait ainsi du chlorure stannique, qui se volatiliserait, et dont les vapeurs seraient dissoutes par l'eau contenue dans le flacon. De l'or et du platine resteraient combinés avec plus ou moins de chlore, suivant qu'on aurait employé une chaleur plus ou moins forte pour exécuter l'opération.

Manière de séparer les oxydes d'étain des oxydes d'urane, de nickel, de cobalt , de zinc% de fer et de maganèse, des terres et des alcalis. — Toutes ces substances, que le gaz sulOde hydrique ne précipite point de dissolutions acides , peuvent être séparées des oxydes d'étain, non-seulement par l'acide nitrique, mais encore par le gaz sulfide hydrique. Cependant, il convient alors, dans la plupart des cas, de rendre les dissolutions acides, en y ajoutant de l'acide chlorhydrique. Si les combinaisons des oxydes en question avec ceux d'étain sont sous forme solide, il faut essayer de les détruire par l'acide chlorhydrique. Si elles sont insolubles , ou très-peu solubles dans cet acide, on parvient, dans beaucoup do cas , après les avoir pulvérisées, à les dissoudre dans de l'acide sulfurique concentré, qui a été étendu d'une petite quantité d'eau. La dissolution peut ensuite être étendue d'eau avec circonspection , et on en précipite les oxydes d'étain par le moyen du gaz sulfide hydrique. Mais, si la combinaison est insoluble aussi dans l'acide sulfuriquc, il faut la faire rougir avec trois ou quatre fois son poids de carbonate potassique ou sodique; après quoi, on peut dissoudre la masse rougie dans de l'acide chlorhydrique.

Sobrero se sert aussi , pour l'analyse d'un alliage d'étain et de cuivre (métal de canon, bronze), du chlore sec, dirigé sur un poids donné de la combinaison; il se produit du chlorure stannique volatil, et il reste du chlorure de cuivre.

Manière de séparer les oxydes d'étain des oxydes de mercure, rf'argent , de cuivre, de bismuth, de plomb et de cadmium. — Ces oxydes étant précipi tables de dissolutions acides par le gaz sulfide hy-

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drique , on peut les séparer des oxydes d'étain en sursaturant d'abord la dissolution concentrée avec de l'ammoniaque , et y versant ensuite un excès de sulfhydrale ammonique : de celte manière , il n'y a que les sulfures d'étain qui se dissolvent ; les autres sulfures métalliques restent sans se dissoudre.

Le sulfure stannique est beaucoup plus soluble dans un excès de sulfhydrate ammonique que le sulfure slanneux. Ce dernier y serait peut-être insoluble si l'on pouvait obtenir le sulfhrydrate ammonique exempt de tout excès de soufre. Ce qu'il y a de mieux à faire, c'est d'introduire le tout dans un matras qui ne soit pas entièrement clos avec un bouchon, et de le faire digérer à une très -douce chaleur; de cette manière, les sulfures métalliques insolubles dans le sulfhydrate ammonique se séparent mieux , et la dissolution du sulfure d'étain s'opère avec plus de facilité. Si l'étain était à l'état d'oxyde stanneux dans la dissolution, on ajoute un peu de soufre en poudre au sulfhydrate ammonique dont on se sert, ce qui donne naissance à du sulfure stannique , lequel est trcs-solublc dans le réactif. On sépare par la filtration les sulfures métalliques qui ne se sont point dissous, et on les lave avec de l'eau à laquelle on a ajouté un peu de sulfhydrate ammonique. Après quoi on les examine d'après les méthodes qui ont été indiquées précédemment, aOn de déterminer la quantité des métaux qu'ils contiennent. A la liqueur séparée par la filtratration , et étendue d'eau , on ajoute avec circonspection assez d'acide chlorhydrique pour la rendre faiblement acide : du sulfure d'étain se sépare, au milieu d'un dégagement de gaz sulfide hydrique. On laisse la liqueur en digestion, à une douce chaleur, jusqu'à ce qu'elle n'exhale plus l'odeur du sulfide hydrique : alors, on sépare le sulfure d'étain par la filtration, et on le convertit en oxyde stannique, en suivant la marche qui a été tracée précédemment.

Quand la quantité d'étain dissous, à l'étal de sulfure, dans le sulfhydrate ammonique, n'est pas très-considérable, cl que la liqueur ne contient pas d'autres substances fixes que ce métal , on peut l'évaporer jusqu'à siccité, et faire rougir le résidu sec avec circonspection , ce qui convertit le sulfure d'étain en oxyde stannique.

S'il s trouvait dans une dissolution de l'oxyde slannique, ou de

Poxydc stanneux et de l'oxyde argentiquc , il faudrait recourir au sulfhydrate ammonique ou à l'acide nitrique pour séparer ces oxydes l'un de l'autre, d'après le procédé qui a été donné précédemment. On obtient un résultat inexact lorsqu'on verse de l'acide chlorhydrique dans la liqueur acide, pour en précipiter l'oxyde argentique à l'état de chlorure argentique , parce qu'il arrive souvent qu'un peu d'oxyde slannique se précipite en même temps que ce dernier.

Manière de déterminer tes quantités respectives de t 'oxyde stanneux et de C oxyde stannique, (piand ces deux oxydes existent ensemble.— Lorsqu'une dissolution contient à la fois de l'oxyde stanneux et de l'oxyde stannique , ou du chlorure stanneux et du chlorure stannique , et qu'on veut déterminer les quantités de l'un et de l'autre , la meilleure méthode qu'on puisse employer pour y parvenir est la suivante : On verse peu à peu la dissolution d'élain dans une dissolution de chlorure mercurique, dont une portion est convertie par l'oxyde ou le chlorure stanneux en chlorure mercureux , qui se sépare sous la forme d'un précipité pailleté et cristallin. On réunit ce précipité sur un filtre pesé , on le fait sécher à une très-douce chaleur, et on le pèse. D'après son poids, il est facile, avec le secours des tables, de calculer la quantité d'oxyde ou de chlorure stanneux qui existe dans la liqueur.

On détermine la quantité d'étain contenue dans une autre portion de la liqueur en la traitant par l'une des méthodes qui ont été indiquées précédemment, et de préférence par le gaz su I lit le hydrique : on peut aisément ensuite, d'après la quantité de 1 elain, trouver celle d chlorure ou de l'oxyde stannique.

En précipitant le chlorure mercureux , il faut avoir soin de verser goutte à goutte la dissolution d'étain dans celle de chlorure mercurique, et non point celle-ci dans l'autre. 11 faut aussi que le chlorure mercurique soit en excès, parce qu'autrement, dans l'un et l'autre cas, le chlorure mercureux pourrait se réduire en mercure métallique. Enfin, il est nécessaire de chauffer le tout et de ne recueillir le chlorure mercureux qu'après un long espace de temps.

MARCHE 1>E l/ANALYSE QUANTITATIVE.

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