‹ Traité pratique d'analyse chimique suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substanceChapitre 53 sur 133 · TITAN · texte numérisé non relu

TITAN

cide tartrique, qui rend imprécipi table par l'ammoniaque, nonseulement l'acide tilanique , mais encore presque lous les oxydes que la liqueur peut contenir avec lui. Ensuite, on sursalure la dissolution avec de l'ammoniaque , qui ne produit pas de précipité quand on a mis assez d'acide tartrique. On ajoute alors à cette liqueur ammoniacale du sulfhydrate ammonique, qui ne précipite pas l'acide litanique , mais précipite les autres oxydes, à l'état de sulfures métalliques. On réunit ceux-ci sur un filtre , et on les lave avec de l'eau à laquelle on a ajouté un peu de sulfhydrate ammonique. Pour déterminer , d'après ces sulfures métalliques , à combien s'élevait la quantité d'oxydes dans la dissolution, on la traite de la manière qui a été exposée précédemment.

11 est plus difficile maintenant de déterminer la quantité de l'acide tilanique contenu dans la liqueur filtrée. Si celle liqueur ne contient pas d'autre substance fixe que l'acide titanique , on n'a pas besoin de détruire par un acide le sulfhydrate ammonique qui a été mis en excès ; on évapore de suite , jusqu'à siccilé , et Ton fait rougir le résidu , au contact de l'air , dans un creuset ou dans une petite capsule de platine , dont le poids est connu , jusqu'à ce que tout ce qui est volatil soit dissipé et que le charbon de l'acide tartrique soit complètement brûlé. Il ne reste ensuite que de l'acide titanique , dont on détermine le poids. Cependant , il est difficile de brûler totalement le charbon , dans un creuset de platine, sur une lampe à espiit de vin à double courant d'air ; mais , la combustion s'opère d'une manière facile cl complète en mettant le creuset de platine taré dans le moufle d'un petit fourneau d'essai échauffé. Si l'acide larlrique dont on s'est servi contenait de la chaux , ce qui arrive presque toujours à celui qu'on tire des fabriques de produits chimiques, la totalité de celte chaux se trouve avec l'acide tilanique , dont elle augmente naturellement beaucoup le poids. En pareil cas , il faut mêler l'acide litanique qu'on a obtenu avec trois ou quatre fois son poids de carbonate potassique ou sodique sec , et fondre le tout dans un creuset de platine. On verse de l'acide chlorhydriquo étendu sur la masse fondue, qui s'y dissout complètement, lorsqu'on évite l'emploi de la chaleur. On étend d'eau la dissolution, cl on en précipite l'acide tilanique par l'ammoniaque.

22C MARCHE DE i/ANALYSE QUANTITATIVE.

Celte méthode convient principalement pour séparer l'acide tltnnique des oxydes du fer , avec lesquels il contracte des combinaisons qui se rencontrent dans la nature. Mais comme l'acide litanique est ordinairement uni à la fois avec de l'oxyde ferrique et avec de l'oxyde ferreux» l'analyse doit être exécutée sur deux portions distinctes de la combinaison. Après avoir divisé par la lévigation et desséché ces deux portions, dont on connaît le poids, on les met dans un flacon hermétiquement bouché à 1 emeri, et on les dissout dans de l'acide chlorhydriquc fort; elles ne laissent qu'un très-faible résidu, qui consiste en acide titanique impur. A l'une des dissolutions on ajoute une solution de chlorure aurico- • sodique , afin de déterminer, d'après la quantité d'or qui se précipite, celle d'oxyde ferreux contenu dans la substance, en suivant la méthode qui a clé décrite p. 87 , On pèse l'or précipité , et on le dissout dans de l'eau régale faible > qui laisse de l'acide titanique impur; on fait rougir ce résidu, et on en détermine le poids, que l'on soustrait de celui de la masse, le considérant ainsi comme ne faisant pas partie essentielle de la combinaison. A l'autre dissolution on ajoute de la dissolution de sulfidc hydrique, afin de déterminer la quantité de l'oxyde ferrique, ainsi qu'il a été dit p. 8 \ . Le soufre qu'on obtient est pesé sur un filtre dont on connaît le poids, puis brûlé; il teste une petite quantité d'acide litanique impur, dont on détermine le poids, qu'on défalque tant de celui du soufre que de celui de la combinaison mise en expérience. La liqueur séparée du soufre par la filtralion est mêlée avec de l'acide tartrique , puis sursaturée avec de l'ammoniaque: ensuite on y verse du sulfhydrateammonique, pour en précipiter le fer à l'état de sulfure, et l'on convertit celui-ci , suivant le procédé décrit p. G(>, en oxyde ferrique , d'après lequel on détermine la quantité du fer qui existe dans la substance. La quantité de fer qu'on trouve de celle manière doit s'accorder avec celle que le calcul indique dans l'oxyde ferreux et l'oxyde ferrique. On peut déterminer l'acide titanique dans la liqueur séparée du sulfure de fer par la (iltration.

Mosandcra suivi une autre méthode pour analyser les combinaisons de l'acide litanique avec les oxydes du fer. Après avoir divisé la combinaison par la lévigation, et fait sceller la poudre, il pesa une certaine quantité de cette dernière, qu'il introduisit dans un

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