‹ Traité pratique d'analyse chimique suivi de tables, servant, dans les analyses, à calculer la quantité d'une substance d'après celle qui a été trouvée d'une autre substanceChapitre 54 sur 133 · TITANE · texte numérisé non relu

TITANE

tube de porcelaine, el qu'il ût rougir, ou milieu d'un courant «le gaz hydrogène pur et desséché par du chlorure calcique, jusqu'à ce qu'il ne se produisit plus d'eau par la réduction des oxydes de fer, ce dont il était facile de s'assurer nu moyen d'un tube de verre adapté au tube de porcelaine , et dans lequel se condensaient les vapeurs aqueuses entraînées par le gaz hydrogène. On continua à faire rougir le tube pendant une demi-heure après le moment où l'eau cessa de paraître. L'expérience exigea en tout deux heures et demie à trois heures. La combinaison retirée du tube de porcelaine doit être mise dans une capsule de porcelaine ; car, si on employait une feuille de platine pour la recevoir, une petite quantité du fer réduit se combinerait avec le platine. La perte que la combinaison a subie dans son poids indique la quantité d'oxygène qui s'en est dégagée. Le résidu , qu'on a laissé refroidir dans le gaz hydrogène , est un peu agglutiné. Après avoir été pesé, il fut traité par de l'acide chlorhydrique étendu , qui dissolvit le fer, avec dégagement de gaz hydrogène. Cependant il fallut recourir à de l'acide chlorhydrique plus fort , el laisser digérer le tout à la chaleur, pour extraire les dernières portions du fer, parce que la présence de l'acide titanique rendait plus difficile le contact du réactif avec ce métal. L'acide titanique resta sans se dissoudre.

On a recours aux moyens connus pour déterminer le fer dan9 la dissolution chlorhydrique. Si , indépendamment des oxydes du fer et de l'acide titanique , la combinaison contient d'autres substances encore , on emploie les méthodes qui ont été décrites précédemment , pour dégager celles-ci des oxydes du fer. Après avoir évaporé jusqu'à siccité la dissolution de laquelle l'oxyde ferrique avait été précipité , après avoir fait rougir la masse sèche, on obtient quelquefois une petite quantité d'un résidu insoluble dans l'acide chlorhydrique , qui consiste en acide titanique, mêlé avec un peu d'acide silicique.

L'acide titanique non dissous par l'acide chlorhydrique n'est jamais parfaitement pur; il a un aspect plus ou moins gris plombé. Rougi à l'air libre, après avoir été séché, il devient d'uu jaune de rouille plus ou moins prononcé, et perd environ un demi pour cent de son poids. La couleur grise provient par consé jueul d'une petite quantité de charbon.

L'acide titanique csl ensuite dissous, à la faveur de 1 ebullilion, dans de l'acide sulfurique concentré, qu'on a étendu d'un peu d'eau. Cet acide laisse quelquefois une faible quantité d'acide silicique.

La dissolution acide est évaporée, pour volatiliser l'acide sulfurique en excès. Le résidu est dissous dans de l'eau , et la dissolution traitée par le gaz sulfide hydrique, qui en précipite une petite quantité de sulfure d'étain. Ensuite on ajoute de l'acide tartrique à la liqueur, et on la sursature avec de l'ammoniaque ; le sulfhydrate ammonique en précipite alors des traces faibles de sulfure de fer et quelquefois de sulfure de manganèse.

Suivant Berlhier, l'acide titanique peut être séparé des oxydes du fer, ainsi que de ceux de manganèse, de zinc, de cobalt, de nickel et d'uranc, par la môme méthode qui sert à séparer la zircone des oxydes du fer (p. 72).

Manière de sétwer l'ucide titanique de la zircone. — Les plus grandes difficultés se réunissent quand il est question de séparer l'acide titanique de substances qui ne peuvent point être précipitées, a l'état de sulfures métalliques, par le gaz sulfide hydrique ou par le sulhydratc ammonique, mais que l'ammoniaque précipite complètement , aussi bien que l'acide titanique. La nature nous offre souvent l'acide titanique combiné avec certaines de ces substances, en particulier avec la zircone; cependant nous ne connaissons jusqu'à présent aucun moyen de séparer quantitativement l'un de l'autre les deux oxydes, entre lesquels il y a tant de rapports sous le point de vue de leurs propriétés.

Manière de séparer l'acide titanique des oxydes du cérium et de Pyttria. — On a également de la peine à séparer l'acide liianique des oxydes du cérium et de l'yllria , qui l'accompagnent dans certaines combinaisons que la nature nous offre. On ne peut l'isoler de ces corps qu'en faisant bouillir pendant long-temps la dissolution étendue d'eau avec de l'acide sulfurique, ce qui précipi'c l'acide titanique. Après avoir recueilli celui-ci sur un filtre, on sépare ks oxydes du cérium et l'yttria de la liqueur filtrée, en suivant la marche qui a été tracée p. 50. La séparation ne saurait être effectuée au moyen du carbonate ammo-

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