DE LA DEUXIEME ÉDITION
a On ne doit considérer la première édition des livres que comme des essais que les auteurs proposent aux personnes de lettres pour en apprendre leurs sentiments, atin qu'ensuite, sur les différentes vues que leur donneraient ces diSereotes pensées, ils y travaillent de nouveau pour mettre leurs ouvrages dans la perfection où ils sont capables de les porter. »
Ces conseils d'un de nos plus sages moralistes tracent une ligne de conduite que je me suis efforcé de suivre, et c'est dominé par ces sentiments, mais aussi fortifié par l'accueil bienveillant fait par le public médical à ce traité, dont la deuxième partie date de dix-huit mois à peine, que j'ai abordé la révision de ma première édition.
De nombreuses et importantes additions ont été faites, plusieurs chapitres ont été remaniés ; d'autres enfin ont subi, surtout en ce qui concerne les déductions pathologiques, une transformation presque complète, nécessitée par les progrès incessants de la science et aussi par des recherches nouvelles qui me sont propres. Parmi ces derniers, je citerai plus particulièrement ceux qui ont trait aux enveloppes de l'encéphale, aux nerfs de la &ce, à la région parotidienne, à celle de la langue, à la poitrine, à l'utérus, etc. Ces divers changements ont augmenté le texte de près d'un dixième.
Des critiques, quelques-unes assez vives, m'ont été adressées; je n'ai eu qu'à m'en féliciter, car elles ont été pour moi l'occasion de revoir avec plus de soin ce que j'avais avancé, et quelquefois de rectifier des erreurs matérielles qui m'étaient échappées.
Husieurs personnes se sont plaintes du trop petit nombre de planches intercalées dans le texte à l'appui des descriptions ; c'était là effectivement une bcune regrettable que je me suis efforcé de faire disparaître, et l'éditioi;
xn mÉFAce de la DccxifeiiE êditioh.
actudie ornitknt 35 figures de plu^ qae la précédente, en tout 6&, au lieu de 31 , phi-s k belles planches gravées sur acier, représentant dans 6 figures toute Tanatomie de la région ano-périnéaie de llirimine et de la femme.
Enfin, pour compléter l'exposé des amélioratioas introduites dans cette deuxième érlition, je dirai que j'ai cru devoir ajouter à la table ordinaire des matières une table alpliabétiquea analytique très étendue, destinée à la facilité des recbercties, et qui m'a paru le eomplément indispeasable d'un ouvrage où sont traitées tant et^e si diverses matières.
Je dois des remerchnents tout puticuliers à M. le doctaor Bastien, prosecteur de l'amphitliéàtre Atë li/ipitaux, l'un de nos plus ingénieux anatomistes, et à M. Léveillé, Tbabile artiste : au premier, pour son précieux concours dans les nombreuses préparations qui ont servi h faire exécuter mes nouvelles planches ; au second, pour sa sagacité et sa rare intelligence des plus minutieux détails d'anatomie, qualités dont il a déjà donné tant de preuves dans d'autres ouvrages.
Oet«br« 1859.
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