‹ Traité pratique d'anatomie médico-chirurgicaleChapitre 38 sur 122 · DE LA FACE W GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DE LA FACE W GÉNÉRAL

m artères s'aiiaiitoinoseat fréquemment eutre elles, mais de plus ellei , supeHîcielIcmeiit avec le réseau des artères tégumentaires, profon* système artériel inira-crànien. Les anastomoses avec le réseau supers plusieurs points, mais principalement : au trou mentonnier, entre ieure et les sous-mentale et coronaire labiale; au trou sous-orbitaire, le même nom et les transversale de la face et faciale ; enfin, entre et buccale, et les rameaux profonds de la faciale et de la transver* uunications avec le système artériel intra*crânien s^étabilssent par de la petite méningée, de la méningée moyenne, et surtout de Vartère

f la maxillaire interne entretient encore des relations avec d'autres carotide externe, la linguale par exemple et la pharyngienne infé^ »yen des artères vidienne et pharyngienne supérieure ou ptérygola plupart des branches du côté droit s'anastomosent largement sur la avec celles du côté opposé.

fé il résulte que les deux réseaux artériels d*un côté de la face com- $ement entre eux et avec les artères qui proviennent de la carotide que, d'autre part, les deux réseaux superficiels et profonds droits et sent entre eux par des anastomoses aussi larges que multipliées : le I de la face forme donc en réalité un vaste cercle circulatoire, encom-^ ecti* avec le svstème artériel intra-crânien.

idérations anatomiques découlent des résultats pratiques importants. 1res de la face, (]u'plles soient profondes ou superficielles, le sang •ute la circonférence de la solution de continuité, et ce que l'on a de c*est de tenter la ligature des artères ouvertes dans le fond même de uterruption du tours du sang dans les troncs principaux, et même « deux carotides primitives, ne suffit point toujours, à cause des arrêter riiémorrhagie, ainsi que je l'ai établi pour les plaies de la lenne. Mais aussi celte grande vascularité favorise la cicatrisation le continuité accidentelles ou faites à dessein ; aussi la face est-elle le titre comme la région par excellence pour les opérations autoplas-*

le la face, comme les artères, forment deux réseaux qui communiquent ucux et avec ceux du côté op|K)sé. Jl en est de même de leurs ana-* le système veineux intra-crànien, et je ne veux que rappeler ici ce que gion orbitaire, à savoir, que la veine angulaire, origine de la faciale, ement avec l'ophthalmique.

|ai accompagnent la maxillaire interne présentent dans la fosse zygo-^ lisposition plexiforme très remarquable ; de i)lu9, accolées à des aponé* e sont pas sans analogie avec celles que l'on observe dans la région le, c'est-à-dire qu'elles restent béantes lorsqu'on les incise, leurs parois les écartées par une intime adhérence à ces lames fibreuses. fi de la face. — Nulle partie du corps ne reçoit autant de nerfis que la sensibilité spéciale, nerfs de sensibilité générale et nerfs moteurs, î sensibilité spéciale sont les nerfs olfactif, optique, acoustique, lingual "yngien. Les trois premiers offrent ce caractère commun d'être insenlutre excitant qu'à celui qui leur est spécialement dévolu; aussi Icuf

kb2 ANATOMIË DES RÉGIONS.

lésiou u*eiitraiue-l-clle aucune douleur, mais anéantit la fonction à laquelle ils président.

Les nerfs de sensibilité générale sont presque exclusivement fournis par la doquième paire; je dis presque, car quelques-uns des rameaux du plexus cer\ical superliciel se distribuent à la peau de la région |)arotidienne et de l'oreille.

Quant aux nerfs moteurs, outre les nerfs de la troisième, quatrième et sixième paire qui animent les muscles de l'œil, on rencontre pour les autres muscles de h a ce la petite racine de la cinquième paire et le facial.

J'ai déjà présenté, en parlant des nerfs en général (1), les considérations gjénéraies qui se rattachent aux nerfs de sensibilité et de mouvement; en parlant de l'orbite, j'ai sufTisamment insisté sur les fonctions des nerfs moteurs de l'œil; il ne me reste dune )>lus à parler que des deux paires nerveuses qui, par la multiplirité de leurs rameaux et l'importance de leurs attributions, tiennent sous leur dépendance la plupart des phénomènes physiologiques de la face : je veux parler de la cinquième et de la septième paire.

La cinquième paire, aussi nommée trijumeau ou tri facial^ à cause des UtM rameaux on lescjuels elle se divise dans l'intérieur même du crâne, naît par den racines : une plus volumineuse, qui peut être suivie jusqu'aux corps restiformesoi clic a son origine réelle ; une plus petite, qu'on ne peut conduire au delà des flbro de la protul>érance dont elle émane. Ces deux cordons réunis, mais non fusionnés, le |)ortent sur le bord supérieur du rocher; là, tandis que la grosse racine s'épaoont au milieu d'une matière grisâtre, |)our former le ganglion semi-lunaire ou de Gaaier, la petite racine passe au-dessous sans y prendre part, et reste toujours distincte.

Au sortir du ganglion, la grosse racine se divise en trois branches: une supérieure, dite branche ophthalmique de Willis, qui se porte dans l'orbite en longcMl la |)aroi externe du sinus caverneux ; une moyenne, qui s'engage par le trou gmi rond, à laquelle s'adjoint un autre ganglion, dit de Meckel, et qui se termine pirk nerf maxillaire supérieur; une troisième, enfin, qui sort par le trou ovale, soosk nom de maxillaire inférieur, ayant immédiatement après sa sortie du crâne, à M côté interne, le ganglion dit otique. C'est à cette dernière que s'unit la petite nrâe, qui reste encore quelque temps isolée, mais qui finit enfin par mélanger intimencit | ses fibres avec elle.'

Il résulte de cette seule énonciation anatomique, que le nerf de la cinqnièiDe paire doit être regardé comme un nerf mixte, destiné à la fois à la sensibilité et à h motilité, puisque! tire origine par sa grosse racine des cordons postérieurs ou feuitifs de la moelle, et par sa petite rachie, des cordons antérieurs ou moteurs, c'atr à-dire pour parler plus exactement, de leurs prolongements. Un simple coup d'osl jeté sur la distribution ultérieure des trois branches du tnfacial va encore confinner cette manière de voir. En eiïet, Toplithalmique de ^S\\\\'& s'épuise presque complètement dans les parties non musculaires de l'œil, dans les téguments du front, da paupières, et dans la muqueuse nasale ; de même que le maxillaire supérieur K distribue à peu près exclusivement à la muqueuse des fosses nasales, du voile, de h votile palatine, aux dents sn|)érieures et à la |)eau de la joue, du nez et de la lènv su|)érieure. Ouunl an maxillaire inférieur, le seul (|ui oiïre des fibres mélangées de la petite et de la grosse ncinc, il envoie des filets en même temps 5 la inuqueusedes

(!) Voyez Sysicm*, nerveux.

DE LA FACE EN GÉNÉRAL. ftSS

9BX dents inférieures, à la peau du menton et de la lèvre inférieure, et aux s crolapbite, roasséter, ptérygoîdien et inylo-hyoîdien, qui ne reçoivent aucun ierC

peot donc présumer déjà, se fondant uniquement sur les données qui pré- , que h cinquième paire est un nerf mixte, mais qui ne présente réellement ictère que dans sa branche inférieure, les deux supérieures paraissant plus lement réservées à la sensibilité.

tefois ces éléments seraient, il faut bien Tavouer, insuflSsants à établir cette le» car on pourrait objecter avec raison qu'il est des muscles qui reçoivent des u du maxillaire supérieur ou de Tophlbalmique. Il appartient donc à la phye de démontrer que ces filets ne sont là que pour donner aux fibres musculaires eonbilité dont elles ne sauraient pas plus se passer que les autres organes de Nsie.

est le but des vivisections entreprises par Lund, Eschricht, Magendie, MM. Lon^ Cl. Bernard, lesquelles ont prouvé qu'après la section de la cinquième paire i crftne, la sensibilité était abolie dans toutes les parties auxquelles elle se dis - , ainsi que la motilité dans les muscles qui reçoivent des filets de la petite , De plus, et comme confirmation de ces expériences, M. Longet, galvanisant I hpîns la grosse racine de la cinquième paire isolée de la petite racine à l'aide lame de verre, n'a jamais obtenu la plus légère trace de contractilité musculandis que l'excitation isolée de la petite racine déterminait constamment des ments très sensibles dans les muscles élévateurs de la mâchoire inférieure. n, des faits pathologiques observés sur l'homme, dans lesquels on a vu des profondes de cette paire nerveuse entraîner la perte de la sensibilité dans toute lioo correspondante de la face, et la paralysie des muscles masticateurs, ont Hé h démonstration.

I il est quelques autres points eucore que les vivisections et l'observation cliont mis en lumière, et que n'aurait jamais pu faii*e môme soupçonner la con- Hion aoatomique, à savoir, que la cinquième paire préside aux fonctions de im et à celles de nutrition de la face, et que ses fibres sont douées d'une très lisibilité.

expériences de Magendie, celles plus récentes, plus exactes de MM. Longet Bernard, ont en eiïct prouvé qu'à la suite de la section de la cinquième paire s crâne, il survenait d'abord du trouble dans la cornée, puis le ramollissement erforation de cette membrane, et consécutivement la fonte de l'œil ; tandis que atre côté, on observait une diminution sensible de la vision, de l'odorat, de km, et enfin là perte presque complète du sens du goût. En même temps, le 5 la face qui correspondait à la lésion du trijumeau semblait s'atrophier et cir. U est facile de s'expliquer cet affaiblissement dans les organes de la vue, lorat et de l'ouïe, par les troubles de nutrition et de sécrétion qui mettent les péciaux dans des conditions défavorables à l'exercice de leurs fonctions; quant s du goût, si la perturbation est plus complète, cela tient à la paralysie du nerf I, branche du maxillaire inférieur, lequel partage, ainsi qu'on sait, avec le -pharyngien, la mission de présider à la gustation , sorte de toucher perfec-

niques physiologistes, et en particulier M. Cl. Bernard, pensent que cette faculté jr la nutrition et la sécrétion de la lace est communiquée à la cinquième paire

/l5ft ANAT0M1E DKS RÉGIONS.

par les filelu du grand sympathique qui s'unissonl à rile au niveau des ganglions de Casser, de Meckel et d'Arnold; r/est là une question qui sera examinée plus loin k propos du facial et du neiT intermédiaire de Wrisberg.

Toutes les branches, tous les rameaux, les plus petits fdeis^qui proviennent delà grosse racine de la cinquième |)aire, jouissent d'une exquise sensibilité, et loo^ temps avant que les physiologistes eussent bien précisé ce point im|)ortant, les chirurgiens savaient combien sont douloureuses les lésions des nerfs frontal, sous-orbitaire et mentonnier ; d'autre part, personne n'ignorait que les atroces douleurs de la carie dentaire avaient leur siège dans les ramifications du trijumeau. Mais, avant les ei))ériences des physiologistes, beaucoup de praticiens croyaient que les rameaux du facial partageaient avec la cinquième paire ces propriétés sensitives; nous verrons bienblt ce qu'il y a de réel dans cette hy|>othèse.

Pour résumer toutes ces considérations, je dirai donc : 1^ Que le trijumeau, par »« branches ophthalmique et maxillaire supérieure, est un nerf exclusivement sensitif, tandis que par le maxillaire inférieur, il est sensitif et moteur; 2** que par ses fibrei sensitives ce nerf régit encore la nutrition et la sécrétion de la face, ce qui explique les troubles qui surviennent dans les organes des sens supérieurs après sa léskio; 3° qu'il partage avec le glosso-pharyngien la mission de présider au sens du goât; b? enfm que toutes ses branches sont douées d'une vive sensibilité, même celles qoi, émanant du maxillaire inférieur, se portent aux fibres musculaires, par la raisoo qu'elles sont mélangées intimement avec des libres sensitives.

A ce tableau rapide d(»s propriétés de la cinquième paire, si nous opposons celte que possède le facial, nous aurons h signaler un contraste frappant.

Né des faisceaux latéro-an teneurs de la moelle par des racines multiples qu'oo peut suivre jusque sur le plancher du quatrième ventrictde ofi elles s'entrecroisnil avec celles du côté opposé (1), 1<; nerf facial émerge des centres nerveux dans le fond du sillon qui sépare le bulbe de la protubérance; puis il s'accole an nerf acoustique dont il est séparé par le petit nerf dit intermédiaire de Wrisberg, et s'engage dans le canal inflexe du rocher, ofi j'ai signalé ses rapports en faisant rhisloiredeh caisse du tympan.

Il sort ensuite du crAne par le trou stylo-mastoïdien, traverse la parotide d'arrière en avant de sa partie profonde ii sa partie superficielle, et enfm se divise en deoi branches principnl(\s qui couvrent de leurs ramifications étalées en éventail tfluta les parties superficielles de la face.

Avant d'entrer dans le rocher, le facial s'unit d'une manière intime au nerf intermédiaire regardé par Wrisborg comme établissant une anastomose entre loi et l'acoustique, tandis que (;aëdeckens et M. (îusco le considèrent comme lui constituant une racine sensitive; noiis\erron$ bientôt que ce rameau, comme le facial lui-même, n'est autre qu'un nerf motetir que M. Cl. Bernard rattache au système du grand sympathique.

Au fond du conduit auditif interne le facial se sépare de l'acou.stique, et au mm de son deuxième coude il présente une intumescence gangliforme, désignée sous le nom (le f/fmfjiifm grnimlr. De ce ganglion |)arlenl on h ce ganglion se rendent, solvant la manière dont l<\s auteurs interprètent les faits anatomiques et phy.siologiquei, le grand et le potif nerf [)ètn'u\', tous drux mettant en communication le facial arec

''l) Viilpinn, Thi>io do Paris, 18S3.— Tii^RPois, Th^50 de Paris, 185«.

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