C. Corar
C'est cet intenallc qui va former l'oriQce buccal; il est complélé inférieureoMii et d'une manière trvs rapide par le dévelof^iement des deux boui^eons inlérioini qui couBtilueroDt la mâclioirc et la livre intérieures.
Derrière cet intervalle se trouve, dans l'épaiveur de ce qtie l'oa a appeU le MfWchun céphaîiqw, uti blasLèmc dans lequel se creusera plus tard la cavité boccoph?ri*ngien»c.
rius tard, à trente jours, le bourgeon frontal subit une métamorpliose. tls'élai^, sa partie inférieure se fissure sur la ligne médiane, cifbrmedeux appendices liténin auxquels M. Cosic a dunué le nom de bourqeùm incisifs i ces bourgeons deiveal devenir la prlie centrale de la lèvre supÉrieurc, et le noyau où sc développeroolla 0* interwaiillaires ou incisifs. Sur les parties latérales de ces bourgeons k creosnl deux uri&ces qui formeront rouvcrlurc des narines, circousaits eux-mâlM) (B dehors par une saillie ({ni sera plus lard l'aile du ncï.
(IJ Cette figure 33 et les diiit iiiivantei wnt empnintéri an Tralli de p»Kiioto((i* M. Luiieel, et ri-|>n<si'iitcni, il'ii|>r^i! M, Cuttc, le Jévcluppemenl de IB flicc fle rcnVrfnl Itoii |il!riudes Jitlcrcnlfij.
M U FACE EN GÉMËRAL. &«t
ile de cet étargisKinent de la partie inrérieure do bout^eon frontal et de b I des bonrgeons incisifs et des orifices des narines, les bourgeons bt^nai, les parties htérales de la lèrrc supérieure et de« os maxillaires supérieurs, ement reponu^ en arrière et en bas sur les côtés de li face, et l'vîl se lsn«ni refoulé, que quand on regarde l'embryon de face, c'est & peine si pA leur saillie. Pendant ce temps, la mâcboire et la livre iaférieures, qui ■filetées et soudées sur la ligne médiane, limitent inférieurement l'orifice c dernier, par suite du travail qui s'tsl accompli dans les bourgeons fronàh et latéral», se trotne alors cousidérableineai i^raodi et béaut. A cette es Tosses nasales et la bouche, non eucore séparées, ne forment TéritaUcon doaqne dans le fond duquel s'ouvre le pharynx.
Fig. 3i.
fMMNl iela boMlié et 4e la faet mrimembryom hmmai* Agé i» Irtnle io*rt twttmt.
BgND fhtDtal qni l'nt lépiré et ëcarU pour former !t drai bourgeoiu incitif* et lei >it« da qci B, B, ■gHDi muilliirM npërlean fortemeot déjelét en
rtaoïis muillairet lolMsim dé|l rénols et aoudéi.
bvccal.
^•tésar IctcMi.
nnle jonre, le trïvail de fomutioo a fait A» n^des piogrts. Le» bourgeons ml presque réunis, et il ne reste plus, sur li ligne médiane, qu'une légère nce de leur dirision primitlte, tes narines et lea ailes da oei sont dé)ï fori peu près. Entre elles et l'œil, on voit une large goottiére qui doit former
Fi«, %%.
nt éaiahMcheet itla facnuT unenAri/on
ifMW rroatal on Incbif nrem «tf lal-mêine, ■lui que Ici ailes du oei B, B.
0«rg««u maiilUire* Miptriean trii npprochéi da boaiseon IncIiiT, miU Don encore réonit. Inâllaire inHriear coraplétcmeDt coortHaé. Mid banô-phtrrnsleniM aTcc appendice* de >>
n gtabci oenliires.
icshmn, on nma/iuna/,' tes litHiifeanB'hntnK convergeât Ters la K^ic •t mdcnt k Tenir se sonder Mx bouigeons iMiai6L'de manière k conifléier, rtBBkn, h lèrre et h mJtl»ire BnpérieorW, «■•«« qne l'orifie* boecal
668 ANATOMIE DES BÊGIONS.
peut Cire considéré dès lors comme à peu près complètement formé. Plus profondément on voit se détacher des parties latérales des maxillaires supérieurs deux appendices qui marchent transversalement à la rencontre l'un de Tautre: ce sont les deui côtés de la voûte palatine, qui doit, lorsqu'elle sera complétée parla soudure desdem lamelles horizontales sur la ligne médiane, fermer les fosses nasales ioférieurement. C'est sur elle que viendra tomber perpendiculairement la cloison médiane, que l'oo remarque à la partie postérieure des bourgeons incisifs, et qui formera plus tard h cloison des fosses nasales.
Pendant que ce travail s'accomplit à l'extérieur, profondément, la cavité pharyngienne se circonscrit, les ouvertures latérales ou fentes viscérales qui la faisaient communiquer primitivement avec l'extérieur s'oblitèrent; sa paroi inférieure est soulevée sur la ligne médiane par un bourgeon qui naît en arrière et au-dessous do maxillaire inférieur, s'allonge insensiblement, et finit par former la langue, tandn que le deuxième arc viscéral se convertit en os hyoïde destiné à la soutenir.
Pendant toute cette évolution, le développement du squelette et des parties molb marche simultanément et d'un pas égal. Chaque bourgeon renferme en lui -même les divers éléments, os, muscles, téguments, qui doivent concourir à la formation da divers organes, en sorte que quand deux bourgeons se rencontrent et se fusioanett, les parties similaires qui les constituent, et qui restent, jusqu'à un certain point, indépendantes l'une de l'autre, peuvent ou non se réunir, sans que la non-fusion d'une d'entre elles entraîne nécessairement et inévitablement la non-réunion de touta les autres.
(^tte dernière considération est importante en ce qu'elle démontre que les partia molles ne sont pas plus subordonnées au développement et à la fusion des os, que ces derniers ne sont assujettis ù la fonnation des parties molles, contrairement à ce qu'cm croyait depuis la découverte de l'os incisif par Gœthe. Ainsi s'expliquent ces fissures isolées de la voûte palatine, du voile du palais, de la luette, de la lèvre supérieui*e, etc. , dont aucune des théories pi^oposées jusqu'ici ne pouvait rendre compte d'une manière satisfaisante.
Tel est, d'après M. (^ostc, le mode suivant lequel se développe la face; appliquons ces données ù l'intcrprétaiion des difformités qu'on y observe cliez les oooveau-nés, bec-de- lièvre simple ou double, division de la voûte palatine et do voHe du palais.
Constatons d'abord que le bec-de-lièvre est si rare h la lèvre inférieure, qu'on n*ei peut citer que les trois cas rap|X)rtés par iMM. Nicati, Bouisson et Couroné; c'est qae dès le vingtième jour, le premier arc viscéral aux dépens duquel se formera le maxillaire inférieur est constitué, et c{u'il est d'obsenation que les arrêts de développement frappent particulièrement les organes dont la fonnation est tardive.
C'est par la même raison que le bec-de-lièvrc médian, dont trois cas setilemeot ont été observés par Blandin, iMM. Bouisson et Nicati, est si peu fréciuent
Quant au bec-de-lièvrc latéral, simple ou double, compliqué ou non de division de la voûte palatine ou du voile du palais, qui ne voit dans ces difformités la pcrsuH nence d'un de ces états transitoires précédenmicnt étudiés ? Si l'on suppose, en eflet, que par suite d'un trouble survenu dans le travail de formation dont la cause est pour nous insaisissable, le déveIop{)emcnt soit entravé à cette époque où les dem bourgeons latéraux qui représentent le maxillaire suj)érieur ne sont pas encore fusionnés avec les incisifs, et alors que les deux côtés de la voûte palatine sontégile-