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DE LA FACE EN GÉNÉRAL. A

ment restés à dbtance, l'enfant présentera à la lôvre supérieure, de chaque côté de la ligne médiane, one fissure pénétrant dans la narine, accompagnée de division de h Toute palatine et du voile, avec saillie du bourgeon médian, dans lequel on trouvera les 08 incisils on intermaxillaires et la cloison des fosses nasales. Il sera donc aiïecté de ce qnc Ton appelle le bec-de lièvre double compliqué.

Si le travail de la nature, au contraire, est suspendu dans une seule des parties constituantes des bourgeons, on aura ces fissures simples qui atteignent isolément la voûte, le voile ou la lèvre.

On peut donc dire, avec M. Ad. Richard (1), que chacune de ces difformités est poor ainsi dire superposable à un état transitoire de Tembryon.

Une fois Torifice buccal constitué, le développement de la face se fait d*une façon piTMnpte et régulière jusqu'à la naissance.

Dès la sixième semaine, suivant Goodsir, la membrane muqueuse qui tapisse le bord des mâchoires semble s'épaissir, par suite du dépôt d'une matière jaune, au tailiea de laquelle se forme la gouttière dentaire primitive sous forme d'un sillon. C'est du fond de cette gouttière que s'élèvent vers le deuxième mois, suivant N. Serres, de petites saillies ou papilles destinées à fournir le germe des premières dentSL A la naissance, la substance dentaire est déjà formée, et sur les arcades alvéolaires commencent à se dessiner des renflements régulici^ qui marquent les alvéoles. •*

Uepob la naissance jusque vers la vingtième année, la face ne cesse de s'accroître, ce Ton peut dire que tous les changements qu'elle subit, soit en largeur, soit en longoenr, sont dus au développement des arcades dentaires supérieure et inférieure. Dans le premier âge, en effet, le maxillaire inférieure est à peine coudé, la branche et le corps de l'os paraissent être sur la même ligne, en sorte que la mâchoire inférienre s'écarte de la supérieure à la manière d'une branche de compas. Plus tai*d, lors de l'éruption des dents molaires, c'esl-à-dirc du vingtième au trente-sixième mots, le corps de la mâchoire ne suffisant plus au placement de ces ostéides, la branche se trouve refoulée en arrière, et l'angle de la mâchoire se prononce et s'accuse de plus en plus.

Il en est de même de l'arcade dentaire supérieure, qui s'allonge en arrière, en même temps que sa parabole s'agrandit.

Pendant que ce travail en longueur et en largeur s'accomplit, le bord du maxillaire acquiert une hauteur de plus en plus considérable et indispensable au placement des dents de la seconde dentition, dont les racines seront d'ailleurs beaucoup plus kBgnes que celles de la première.

D'autre part, le sinus maxillaire, qui, chez l'enfant, ne présente qu'une cavité inagnifiante, augmente insensiblement de capacité, par suite de l'élargissement des atades dentaires. De leur côté les os du nez deviennent de plus en plus saillants, eo sorte que la face, qui, chez les enfants, semblait comme rentrée, aplatie et domilée par le front, devient à son tour de plus en plus saillante et anguleuse. Son diamètre longitudinal, d'abord égal au transversal, devient prédominant, et le visage quitte cette forme arrondie propre aux enfants, pour prendre en s'allongeant cette forme ovalaire qui le caractérise chez l'adulte.

(1) Sur la vrak nature de la fisiure {a&to-polaftne, par le docteur Ad. Richard [Archives géf^éUtdemédedne^ïïffW 1851).

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Cbez ks vieillards, la cbulc des dents faisant perdre aux maxillaires une grande partie de leur baateur» le diamètre transversal reprend l'avantage sur le diamètre longitudinal , et les tégumenu de la joue , devenus trop longs par suite du rapimh dienoeut des mâchoires et ayant d'ailleurs perdu toute fermeté, forment de chaque côté une sorte de poche flasque et inerte qui contraste singulièrement avec la jooe fcruie et arrondie de l'enfant*

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