DES PARTIES MOLLES QUI BECOUVRENT LE RACHIS
OMMitent directement pour venir 8*aboucher dans les ganglions de raissdlc, tandis {HA d'autres, nés de la partie supérieure des lombes, descendent pour gagner le pli le raine en croisant en X les précédents. Ces dispositions bizarres expliquent conineot on a po méconnaître la cause réelle d*un engorgement gaogliounaire, et Tatiri* Imer à une inflammation spontanée de ces corps glanduliformcs, alors qu*il avait pour origine l'irritation d'une de ces radicules lymphatiques qu'on avait oublié fophNrcr.
JUduciions pathùlogiquet et opératoires, -^ Dans toute la hauteur de la région ipioile, les couches sous-cutanées présentent une texture très serrée, mais cette lU^NMilkm se remarque surtout \ la nuque ; aussi les inflammations furonculaires et les anthrax, qui y sont fréquents, donnent-ils heu à de très vives douleurs avec engoigeaient des ganglions, sous-occipitaux et sus-claviculaires. Quant aux inflammatioBS diffuses, on ne les observe guère que dans la région dorso- spinale, où d'ailleurs dki iont rares.
Lee pkies bornées aux parties molles ne sont accompagnées de danger sérieux que iiiie b partie supérieure de la région, et encore faut-il qu'elles pénètrent très probadément. Là, en efl^et, dans le triangle que laissent entre eux les muscles grand et pMit droits postérieurs et les obliques de la tête, se trouvent l'artère vertébrale et le Mrf soo^occipital, et un peu en haut et en dehors l'artère sous- occipitale. Cette poiliMi dangereuse de la région spinale pourrait être circonscrite extérieurement par tnHS lignes, deux abaissées de la protubérance occipitale au sommet des apophyses ■iiliriUes, et la troisième allant d'une apophyse à l'autre. C'est dans l'aire de ce Iriaoglea qu'il ne faut pas confondre avec le triangle musculaire précédent, que se troavent inscrites les portions accessibles par la région spinale des artères précédem- OMBl nommées. Partout aiUeurs les plaies qui se bornent aux couches musculaires ne penrent intéresser que des vaisseaux trop peu considérables pour donner lieu à une hémorrbagie inquiétante ou à des accidents sérieux ; Blandin rapporte cependant avoir été témoin d'un cas de tétanos survenu à b suite d'une application de séton dans b- ^■elb on avait intéressé les muscles.
Sor les animaux, b section en travers des parties molles de b nuque détermine des phénomènes très singuliers, tels que titubation, flexion de b tôte en avant et ieeertiuide des mouvements musculahres. C'est à M. Longel que revient le mérite i'avoir fait connaître ces particubrités, dont b découverte est due tout entière au hasard. J'y ai sufibamment insisté ailleurs (1), en parbnt de la cavité encéphalerachidienne et du liquide céphalo-rachidien, je n'y reviendrai donc pas ; mais je tiens I fdre remarquer que ces accidents, qui n'ont pas encore été observés sur l'homme, f 3b tenaient à se prodnhre, pourraient, si Ton n'était prévenu, donner lieu à une erreur de diagnostic et (aire croire à une lésion de b moelle épinière.
Lorsque les instruments vuhiérants sont pointus et poussés avec un grande force, Is penvent, sans léser le squelette, pénétrer dans b cavité rachidienne et blesser la DMieUe épinière. C'est encore dans le triangle signalé \ la partie supérieure de la nnqne que cet accident est le phis à redouter, à cause de l'importance des fonctions de la moelle épinière à cette hauteur ; c'est b d'ailleurs qu'il a le plus de chances de se produire en raison de la largeur de l'intervalle qui sépare l'atlas de l'occipital, et l'axis de l'atlas, intervalle qui s'agrandit beaucoup dans b flexion forcée
(i) Voyei page 288.
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dfî la t(^tc, et rend la pénétration plus facile. G*C8t ainsi que paraissent avoir été blessés, et cet individu dont Morgagni nous a laissé l'histoire, et ce tambour, doot psLtle Boyer dans sou Traité des maladies chirurgicales (1); c'est encore par là que des malheureux, dirigés par un abominable instinct, ont pu donner instantanémeat la mort à des nouveau-nés, en déchirant le bulbe à l'aide d'une longue épingle.
Dans la partie inférieure de la portion cervicale du rachis, et dans toute l'étendue de la région dorso-lombaire, le resserrement des lames vertébrales et leur imbrication rend les plaies pénétrantes de la cavité rachidienne de plus en plus difficiles. Cependant elles ne sont pas impossibles, et dans la flexion forcée du tronc en avant, od comprend qu'un instrument étroit et aplati, obliquement dirigé de bas en haut, puisse s'y introduire et léser la moelle épinière.
Si l'instrument s'écarte de la ligne médiane, il peut, au cou, intéresser les oi^ganes importants situés sur les cotés de la colonne vertébrale ; au dos, pénétrer à traven les esi)aces intercostaux dans la cavité thoracique ; et, enfin, aux lombes, occasionner une plaie pénétrante de l'abdomen. Béclard disait, dans ses cours, avoir tu un instrument piquant, après avoir traversé les trous sacrés postérieni*s, puis amériean, léser les organes contenus dans le petit bassin.
L'innocuité des plaies des parties molles rétro-rachidiennes, l'absence de grai vaisseaux et de nerfs importants, ont su^éré à M. le docteur J. Guériu l'idéede faire la section sous-cutanée des muscles de l'épine dans les cas de déviation de oe^ organe. Ce n'est point ici le lieu de discuter si cette opération, à laquelle son auteur a donné le nom de myotomie rachidienne, est ou non indiquée dans les déviatiooi du rachis, et si elle a quelques chances de réussite, j'ai dû seulement indiquera possibilité et surtout son innocuité, ce dont j'ai été plusieurs fois témoin.
C'est à la région de la nuque qu'on applique les sétons, les cautères et les véiicatoires, dans le but de combattre les affections cérébrales et oculaires chroniques. Il y a dans cette pratique plus qu'une simple affaire de commodité et de routine, et je ne puis partager les doutes que M. Malgaigne a cherché à jeter sur elle ; une expérience de tous les jours, acquise à la consultation si riche et si variée des maladies des yeux du Bureau central^ m'a prouvé l'incontestable utilité des exutoires placés dans cette région et non ailleurs. Je ne vois, d'ailleurs, point d'autre raison plaosible h donner de leur efficacité que la proximité de la région malade ; peut-être même, si l'on pouvait les rapprocher davantage encore du siège du mal, obtiendrait-on de plus grands succès. La supériorité des exutoires de la nuque sur ceux du bras ne paraît hors de discussion.
Les suppurations qui proviennent du squelette se font rarement jour dans la régkiQ spinale même ; c'est souvent sur le côté des masses masculaires qui recouvrent le rachis qu'apparaisseiU ces abcès migrateurs de la colonne vertébrale, généralement appelés abcèii par congestion. Cette tendance s'explique à meneillc par la difBcolté qu'éprouve le pus à perforer les puissantes aponévroses qui enveloppent ces masiei musculaires ainsi renfermées dans des gaines moitié osseuses, moitié fibreuses. Sv les côtés, au contraire, le chemin est facile; mais il l'est bien davantage encore à h partie antérieure des corps vertébraux , qui ne sont recouverts que par une siniplf lamelle fibreuse, ainsi qu'il sera dit plus tard: aussi presque tous les abcès osaifloents du rachis se portent-ils de ce côté.
(t) Article Plaies do cou, édition de Philippe Boyer, t. Y, p. 401.