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DE LA COLONNE VERTÉBRALE

, et qai ne paraît pas avoir connu les laxations en avant proprement dites. Iles s'effectuent par suite d*un mouyement de rotation. Je pense au !t je crois avoir démontré que les unes et les autres ne peuvent avoir lieu ice de l'exagération des mouvements natureb de iBexion et de latéralité. Yttions complètes en avant ont lieu par suite d'une flexion forcée de la flcale, dans laquelle la vertèbre supérieure glisse sur l'inférieure, jtisqu'ii ipophyses articulaires supérieures aient débordé les inférieures, au-devant des s*accrochent ; tandis que pour produire une luxation isolée des apociilalres, ou luxations latérales, il faut que ta lête s'infléchisse fortement à gauche, en accomplissant un léger mouvement de rotation, mouvement quel on voit les surfaces articulaires glisser l'une sur l'autre de bas eu :lproquement, jusqu'à ce que l'apophyse articulaire supérieure, venant à nférieure, s'accroche au-devant d'elle et ne puisse plus rétrograder pour sa position, première.

itent se concevoir, pour ces vertèbres, les luxations sans fractures. Des I inverses, ou au moins différentes,* ne permettent point ces déplacements is les vertèbres dorso-lombaires.

I de ces dernières, en effet, présente de larges surfaces complètement irixontales, unies par des disques intervertébraux, très épais, très résisrat, par conséquent, aucune tendance à glisser plutôt en avant qu*en latéralement. Aussi leur principal mouvement paratt-il être la torsion, la rotation, quoique cependant elles puissent se porter également, bien u, en avant, en arrière et latéralement. Pris séparément, et dans chaque , chacun de ces mouvements est assez obscur, mais de leur ensemble reptation ou une flexion qui peut devenir considérable, lition des apophyses articulaires de ces mêmes vertèbres confirme de tous ne je viens de dire concernant la rotation des corps vertébraux ; leurs Ht en effet alternativement concaves et convexes, et perpendiculaire- Ml, de sorte que les supérieures roulent dans les inférieures à la manière

te dernière particularité qui rend impossible la luxation simple sans fracgtons dorsale et lombaire, et difficile la luxation avec fracture, puisque je rassembler que Huit cas.

\)emen(s d*nnsetnble qui se passent dans le rachis peuvent être ramenés h 8 principaux : la flexion, l'extension, Tinflexion latérale et la torsion ou

D étudie, ainsi que l'a fait AVeber, ce mouvement de flexion de la colonne^ ; pas à s'apercevoir qu'il est limité à certaines réglons. Ainsi, & peu près 98 deuxième et troisième cervicales, il augmente progressivement de la la sixième, pour devenir moindre entre la sixième et la septième, |)Uis encore entre la septième et la première dorsale. Entre les sept premières I flexion est à peine marquée, mais elle reparaît insensiblement dans les 18 des dernières dorsales, pour redevenir très manifeste entre la dernière les premières lombaires.

s M. Malgaigne dit avoir constaté un mouvement très prononcé à la région entre la sixième et la septième.

une, c'est donc entre la troisième et la septième cervicale, entre la

USU ANAIOMIE DES RÈOiONi».

oiizièinc dorsale el la deuxième lombaire que s observe le mouveiiieut le plii> prononcé de flexiou.

Si maintenant on consulte les faits cliniques, ou voit combien ils se lient ciroiicnient aux données auatomo-physiologiques : sur quarante luxations trauuiaiiquesdu racbis, j*en trouve cinq de la quatrième sur la cin(]uicme cervicale, onze de la cinquième sur la sixième, douze de la sixième sur la septième, et deux stïulemenl de la septième sur la première dorsale; |)oint dans la région dorsale, et huit entre la dixième dorsale et la deuxième lombaire. C'est donc là où se passent les plus grands mouvements de flexion et d'extension qu'ont lieu presque exclusivement les déplacements, c'est-à-dire trente-huit fois sur quarante.

L'inflexion latérale, d'après les expériences de W eber, est surtout marquée aux six premières vertèbres cervicales, et nous avons vu précédemment que la dispositioi des surfaces articulaires rendait i)arfaitement compte de ce phénomène, (jcitc ioflexion diminue ensuite entre la septième cervicale et la première dorsale, reste Uti faible entre les sept ou huit premières dorsales, puis augmente peu à peu jusqo'n sacrum. Il y aurait donc une certaine ^solidarité entre ces mouvements d'inclinaisoo latérale et les précédents.

A la |X)rtion cerviciile du rachis, la torsion, quoiijue peu marquée dans chaque articulation, devient cependant assez notable lorsque toutes y concourent; roaisi im|)orte de remarquer que la plus grande partie du mouvement de rotation se [imt dans l'articulation de l'axis avec l'occipital et l'atlas ; on retrouve encore ce mouvement de torsion très prononcé à l'union des colonnes lombaire et dorsale, eolre la dixième dorsale et la première lombaire.

La résistance du rachis aux violences qui tendent à exagérer ces divers lnoQv^ ments est considérable, mais ne me parait pas pouvoir être appréciée sûrement par des expériences sur le cadavre. Kn effet , voici M. Maisonal)e qui trouve que la région cervicale ne peut sup()<)rter des tractions supérieures à 50 kilogramme», h région dorsale à 150, la région lombaire à 200, sans se déchirer ; tandis que l^L Bouvier, attachant aux hanches d'un cadavre suspendu par la tète un poids de 300 livm, ne produit aucune espèce de ru|)ture. C'est qu'on peut augmenter d'une quantité beaucoup plus considérable encore la puissance; de traction sans déchirer les ligaments, pounu que l'on opère sans secousses ; tandis qu'avec une bien moindre force, mais agissant par saccades, on dilacère tous les moyens d'union : or on sut que c'est de cette dernière manière qu'agissent en général les violences traumatiquci^ D'ailleurs il est un élément dont on ne ))eut tenir compte sur le cadavre, c'est h résistance musculaire qui, iH!ndant la vie, joue le principal rôle, à ce point quesonvent on ne peut, sans Tintervenlion des anesthésiques, triompher d'elle dam b luxations de l'épaule ou de la cuisse, avec les forces réunies de cinq ou six aides vigoureux. Toutefois il ne faut pas négliger absolument les résultats obtenus par les expérimentations cadavériques en général, car elles donnent la mesure des tractions que peut, en l'absence des contractions musculaires, sup|)orler l'appareil ligamenteux sans se déchirer, aujourd'hui qu'au moyen du chloroforme, on supprime l'intervention des muscles.

CATTTÉ RACHIDIKNNE. 685

g lir. — Cavité raciudienne.

rit ailleurs la cavité rachidienne (i) ; je n'insisterai donc que sur les points pas encA)rc été traités.

ib est creusé d*un canal plutôt triangulaire qu'arrondi qui règne dans nite sou étendue, et qui renferme la moelle épinièrc et ses enveloppes. Il pie largement par Tintermédiaire du trou occipital avec la cavité crânienne, inné jusqu'à l'extrémité inférieure du sacrum. Les recherches du docteur Iles d'Oilivicr ont démontré qu'il existe un rapport constant et direct entre du mouvement des vertèbres, la grandeur et la forme du canal rachidien : région cervicale, il offre une ampleur proportionnée à l'extrême mobilité ortiou de la colonne ; il est plus étroit à la région dorsale, qui est presque

et redevient spacieux aux lombes.

pense que l'étroilesse de la portion doi'sale du canal hâte toujours les pronflammation de la moelle épinièrc, lorsqu'elle a son siège dans cette partie e« parce qu'elle s'oppose à l'expansion de son tissu. Celle assertion ne me lement fondée, par cette raison que la moelle, étroitement enveloppée dans lifaoe complètement inextensible, ne se gonfle jamais dans ses inflammapoînt d'être comprimée par les parois osseuses, toujours beaucoup plus ( le cordon nerveux qu'elles renferment.

1 rachidien est tapissé dans toute sou étendue par la dure-mère, dite rachiai n'adhère aux parois osseuses qu'en avant et sur les côtés, et reste libre ^ de manière à ne point être exposée aux déchirures dans les flexions H forcées. Cette adhérence sur les côlés est établie par les prolongements roie sur les racines nerveuses, et qui les accompagnent dans les trous de n. Sa surface externe est recouverte d'un tissu cellulo-graisseux, mou et

et sa surface interne est lisse et polie, ce que l'on attribue à la présence loide, sans pouvoir le démontrer. On admet généralement que cette dernière ^ se réfléchit sur la moelle épinière, dont elle est séparée par des tractus 1, qui constituent le tissu cellulaire sous-arachnoïdicn ; enfm, la moelle ! est enveloppée d'une manière aussi exacte que possible par la pie-mère, ctnre et la disposition de laquelle j'ai insisté suflisamment ailleurs (2). Ile épinière, que l'on fait commencer au sillon de séparation du bulbe et ibérance annulaire, n'est pas tout entière contenue dans le canal rachidien ; Q effet, couché sur la face supérieure de l'apophyse basilaire, est placé dans rânienne, et son collet répond au trou occipital. Inférieu rement la moelle chez les adultes au niveau de la deuxième vertèbre lombaire, elle n'occupe oute l'étendue du canal vertébral. Chez les enfants^ elle descend beaucoup irconstance importante à prcudrc en considération lorsqu'on veut pratiquer 1 do la poche du spina-bifida dans la région lombaire. X prolongements que la pie-mère envoie à la dure-mère, c'est-à-dire au entelé, et à ceux que cette dernière émet sur les racines rachidiennes, que médullaire doit d'être maintenu fixe, et comme suspendu au milieu du

I Cavité encéphalo-rachidienne^ p. 280.

I Système nerveux t p. 200.

kM ANATOMIE DES RtelOKS.

canal, ne pouvant se porter ni à droite ni à gauche, ni en avant ni en arrière, et écliappant ainsi à tout tiraillement, à toute compression, dans les mouvements d'inflexion et de torsion de la colonne. De leur a)té, les paires neneuses, qui en éinaneat, sont également assujetties par la dure-mère d*uoe bçon très solide* malgré le loog trajet oblique quelles parcourent dans le canal avant d*en sortir.

IjL moelle fournit, non compris le nerf ipinal, trente et une paires de nerfs, qui naissent par deux sortes de racines : les postérieures, plus voluDiiiieuses, pcNurvoei m leur trajet d'un ganglion; les antérieures, qui n*en possèdent point Ces daux lortii de racines se réunissent au delà des ganglions en un troue, qui se divise bisolôt es branches antérieures et postérieures.

On compte huit paires cervicales, douze dorsales, cinq lombaires et six piirei sacrées. Immédiatement après leur émergence, les paires racbidiennes descaidiM et gagnent les trous de conjugaison, parcourant dans Tintérieur du canal raciwfioi un trajet d'autant plus oblique qu'elles naissent d*une portion plus inférieare de h moelle. D'où il suit que le point d*où elles tirent leur origine à ce centre nerran correspond à un lieu beaucoup plus élevé que celui par lequel elles se portent n dehors.

Il devient donc intéressant de rechercher à quel point de repère extérieur comii pond l'origine de chacun des nerfs rachidiens pour résoudre la question suivamit Une Uiion de la moelle épinière étant donnée^ quels sontlet nerfs paraly$éi:% réciproquement, teh nerfs étant paralysés ^ à quelle hauteur siège la lésion de k moelle épinière?

Jadelot nous a donné les éléments d'une solution (i) dans des tableaux anoexéii un travail remarquable, où il montre ces rapports de situation entre les origiflsste nerfs et les apophyses épineuses.

L'origine des huit paires cervicales au cordon radiidien correspond à l'intervili qui sépare l'occipital de la sixième a])ophyKe épineuse cervicale.

L'origine des six premières paires dorsales a lieu entre l'épine de cette sUièni cervicale et la quatrième épine dorsale, et celle des six dernières paires domhi entre la quatrième et la onzième épine dorsale. .

L'origine des cinq paires lombaires se fait entre la onzième apophyse épinsoN dorsale et la douzième.

Knfin, l'origine des six paires sacrées s'étend de la douzième dorsale à la première lombaire.

En conséquence, une section de la moelle au niveau de la douzième épine donab paralysera presque tout le plexus sacré, savoir : la majeure partie des nerfs des fBMi, de l'anus, et des parties génitales, presque tout le nerf sciatique, qui reçoit cspea* dant la partie antérieure du cinquième nerf lombaire.

Une section de la moelle, au niveau de la onzième épine dorsale, paralysera ki plexus lombaire et sciatique, savoir : tous les nerfs des fesses, de l'anus, des pirtis génitales et du membre inférieur.

LJne section de la moelle au niveau de la cinquième épine dorsale outre les (laralysies dont il vient d'ùlre parlé, entraînera celle des muscles de l'abdomen, dont lu nerfs sont fournis par les cinq dernièies paires dorsales.

(1) Description anatomique d'une tète humaine extraordinaire y suivie d*un Essai sur l'origine des nerfs. Paris, ao va.

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