DE LA COLONNE VERTÉBRALE
yset, prtciflémeiit à cause de leur position soas-cntanée, sont exposées» pins lutre partie de la vertèbre, à des fractures isolées, ce qui enlève, il faut le e, beaucoup de rîmportancc qu'on pourrait attacher à leur déplacement pie de déviation de la vertèbre. Lorsque les violences extérieures, au lieu ler Si briser l'apopbyse épineuse, fracturent la lame osseuse sur laquelle elle tte 'dernière peut être enfoncée dans le canal racbidien, comprimer et hirer la moelle épinière, circonstance qui motive Tintervention du chirur- I une circonstance analogue, Louis n*hésita pas à aller 2i la recherche des , el sauva ainsi son malade des accidents de compression qui avaient com« i manifester (1).
ctkm des apophyses épineuses varie selon les sections de la colonne auxes appartiennent Horizontales au cou et aux lombes, elles deviennent, à lorsale, presque verticales, tant elles sont obliques en bas. Entre elles et ses transverscs, on remarque les gouttières vertébrales, dans le fond desvoient les lames dites vertébrales et leurs ligaments. }$ latérales du rachis offrent à considérer la série des apophyses transverses it dont je me bornerai à rappeler les connexions avec les vertèbres dorsales. yses transverses ne peuvent être explorées qu*à la région cervicale, et Ri s sont recouvertes d'une telle épaisseur de parties molles que, chez beau- 1
ijets, on a de la peine à les sentir nettement Pour bien juger de leur po- '
int faire coucher le malade de manière qu'il ne fasse aucun mouvement, s légère contraction musculaire, celle par exemple qui est nécessaire pour les vertèbres pendant la station, met obstacle à tme appréciation exacte. lox trous de conjugaison qui livrent passage aux paires nerveuses, ils sont * k réunion de deux échancrures taillées sur la face latérale de chaque verbase des apophyses transverses, en sorte que, dans le déplacement des Sbraux, ils se trouvent rétrécis, d*où compression des cordons nerveux et eroent paralysie.
de9 mouvementé de la colonne vertébrale doit être faite avec d'autant îo qu'elle jette un jour tout nouveau, soit sur les brusques déplacements es pièces mobiles qui composent cette importante partie du squelette, soit iéviations lentes. Examinons d'abord le mode selon lequel s'articulent les
km mobile du rachis a été divisée en trois sections : l"" section cervicale de sept vertèbres ; 2"* section dorsale qui en compte douze ; Z^ sectîoti \tù Ton n'en trouve que cinq. Dans chacune d'elles, les vertèbres s'articulent X)rps, par leurs apophyses et par leurs lames,' et présentent des caractères et des caractères spéciaux à chaque section. Voyons d'abord les caractères
ilalion des corps vertébraux se fait par l'intermédiaire d'un Ugament auquel doit en grande partie sa solidité ; il est formé de fibres, les unes perpen- , les autres obliques, s'insérant toutes à la surface des os d'une manière lolide, que lorsqu'on cherche à les séparer, elles entraînent toujours avec cjpalement chez les vieillards, des fragments osseux. Ces disques fibreux
erches sur les ftracluns ei luxaliom de la coimme, pof Aat. Lottii , Mémoire pos« blié d«ns lei Archives générales demédecincy août 1836, p. 417.
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semblent Olre dans un éiat de compression permanente, car lorsqu'on sépare deux vertèbres par une coupe perpendiculaire à leur articulation, ou les voit, sur la irancbe, faire une saillie convexe. Les vertèbres les plus mobiles sont celles qui offrent les plus épais ligaments, et, sous ce rapport, les ligaments offrent dans leur résistance dei variations qui doivent être prises en très sérieuse considération ; j'ai fait à ce sujet, sur le cadavre, des expériences comparatives dont voici le résumé. Lorsqu'on prend un tronçon de colonne vertébrale sur un sujet adulte et bien constitué, il faat de très grands efforts pour séparer les vertèbres, et même, dans certains cas, les lig^ ments résistent à toute la puissance musculaire qu'on peut déployer; au contraire, sur des fragments de colonne appartenant à des cadavres de vieillards, il est toujoun facile de les déchirer. A quoi tient cette différence? Peut-être à l'absence, chezcei derniers, de cette substance molle et diffluente que Portai et M. Pailloux ont signalée au centre du disque intervertébral des adultes, disposition qu'on retrouve à unâ haut degré chez les poissons. Il im|)orte d'ajouter immédiatement que sur quarante cas de luxation traumatique du rachis que j'ai relevés dans un travail spécial (1!, je n'en ai trouvé que onze sur des sujets ayant dépassé l'âge de quarante ans ; trois seulement avaient plus de cinquante ans. Mais il faut se rappeler qu'il en est de même de toutes les autres luxations, et que, si on les observe beaucoup plus fréquemment chez les adultes que chez les vieillards, la raison en est que les premiers sont biei plus fréquemment que les seconds soumis à l'action des causes qui surmontent fa force de cohésion des liens articulaires, malgré leur plus grande solidité et résistance à cette époque de la vie.
Outre ces ligaments intervertébraux, les corps de toutes les vertèbres sont rdiés entre eux depuis le sommet jusqu'à la base du rachis par les deux ligaments vertébraux communs antérieur et postérieur, dont le but évident est de rattaclicr lei mouvements particuliers de chaque section à l'ensemble de la colonne.
Les fibres ligamenteuses qui unissent les apophyses articulaires sont de peu d'im- |)ortance, et une violence suffisante pour rompre le ligament intenertébral nesaonit être arrêtée par la résistance que pc^uvent opposer ces faibles moyens d'union.
Pour compléter le tableau des moyens d'union ligamenteux des vertèbres, je dterû les ligaments jaunes fixés entre les lames des vertèbres, les ligaments intertransver* saires et interépineux, et enfin le ligament surépineux.
La direction des surfaces articulaires des apophyses de ce nom offre, selon les régions, des différences im|)ortantes à noter. Obliques au cou, elles sont verticalesao dos et aux lombes, et disposées de telle sorte que la luxation ne |)eut avoir lieu dans ces deux dernières régions sans que l'une d'elles ou le corps vertébral aient été préalablement fracturés. Aussi les luxations sans fractures n'appartiennent-elles qu'à la région cenicale : sur un total de quarante, j'en ai trouvé dix-neuf pour les seob vertèbres cervicales! Je reviendrai bientôt sur ce point intéressant.
I^ coimaissaiice de!$ caractères spéciaux relatifs a .x diverses articulations du rachis n'est pas moins indispensable à rinlelligonce du mécanisme de leurs Inutions.
Comme toutes les autres pièces osseuses du rachis, les vertèbres cervicales s'articulent par leurs corps et leurs apo|)hyses articulaires, et sont faiblem'ent unies p^r leurs lames et leurs apophyses transvei-ses, an moyen de fibres musculaires ou liga-
(I) A. Uichct, Des luralions traumalùmes du rachis. Paris, 1851.
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L68 deDx premières présentent de plus une articulation avec l'occipital, tre envisagées séparément.
i de l'articolation occîpito-atloîdienne dépend moins des ligaments piXH I que de la disposition des surfaces articulaires. Ces ligaments sont en istants et formés de trousseaux assez lâches, mais la confonnation des l'occipital et leur direction est telle que les surfaces articulaires de cet os, dans lenr ensemble, forment comme un cône qui s*engage dans une epréseutée par d'autres surfaces articulaires taillées obliquement de îdans sur les masses latérales de l'atlas. Il suit^ de là que la sortie des salaires de l'occipital hors de cette cavité n'est possible qu'à la condiirtement considérable, écartement qui lui-même ne peut s'effectuer que va les ligaments qui unissent l'occipital avec l'apophyse odontoîde et rompus ou cette apophyse fracturée. Or c'est une luxation de l'atlas sur >n observe alors, et non un déplacement de l'occipital sur l'atlas. Aussi cer que la luxation traumatique de la tête sur la première vertèbre était iUe, du moins inconnue jusqu'à ce jour, et qu'il n'en existait pas un concluant dans l'histoire de l'art (1).
ion de la seconde vertèbre avec la première et avec l'occipital présente ux arrangement pour la solidité et la mobilité tout à la fois. L'apophyse li surmonte le corps de Taxis est unie à l'occipital par trois ligaments, i très forts qui, du sommet de l'apophyse, se portent dans une dépresir la face interne des coudyles, un médian formé de fibres celluleuses es. £n arrière on trouve encore un ligament aplati qui relie le corps de occipital, et qu'on peut considérer comme l'analogue du grand surtout D'autre part, l'apophyse odontoîde est fortement appliquée contre l'arc l'atlas au moyen du ligament dit transverse ou semi-annulaire qui s'inleux extrémités à deux tubercules développés sur le côté interne des les de l'atlas. Ce ligament transverse est fixé par des fibres qui, partant supérieur et inférieur, se portent à l'occipital et au corps de l'axis, et [>ir pour but de l'empOcher de se porter soit en bas, soit en haut, ce qui oriser le déplacement de l'apophyse odontoîde qu'il est chargé de main- %tte disposition qui a fait donner à ces ligaments réunis le nom de isé,
e l'axis est uni à celui de l'atlas par quelques Gbres dont l'importance eancoup près, aussi grande; ce sont les ligaments atloïdo-axoïdiensantéérieur.
3S articulaires de l'atlas sur l'axis sont presque planes, circulaires, peu )ermettent l'exécution facile du mouvement de rotation de la tête, dont it le pivot. ,
ice qu'opposent aux tractions les plus énergiques tous ces moyens is est incroyable, et alors même que, pour les mettre en évidence, on a les fibres musculaires, tous les liens cellulo-fibreux qui, pendant la vie, puissamment à en assurer la solidité, on n'arrive à les séparer qu'après its efforts.
m peine à comprendre, théoriquement, que l'atlas puisse se luxer sur
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l*a!iis, par snilc de violences extérieures, sans fracture. Cependant, à en croire les auteurs, ce déplacement sérail HV^quent, et J.-L. Petit, Louis et la plu|)art dis chirurgiens qui les ont suivis, pensent que la mort instantanée des pendus est le résultat de la con)|)ression que loduutoïde luxée exerce sur la partie antérieure de la moelle épinière. Qu'y a-t-il de vrai dans cette assertion? Rialdo Colombo, en 15A6, avait établi déjà que jamais, dans ces cas, ou ne trouvait de luxation (1), et depuii lui ni Mackensie, ni Moiiro, qui ont disséqué en Angleterre plus de cinquante pendus, n\u]t rencontré ce dé|)lacement. De son côté, Orfila, qui a porté en IB/iO cette question devant rAcadémie de médecine, a démontré, par des expériences direclei dans lesquelh» je l'ai assisté, que, sur vingt cadavres qu*ii avait fait pendre, et sur la tête et le corps dt*squels on exerça dos violences analogues à cfJles que faisait subir aux sup|)liri4''s \v bourreau de Paris dont parle l^uis, il ne s'était pas produit une seule luvaiion, mais seulement dans un cas, fracture de i'odontoïde, et dansu autre, fracinrc du corps de l'avis, toutes deux sans déplacement et toutes deux ajraiH eu lieu sur drs \ieillards dont le système osseux paraissait atrophié. Il demeure donc ac<|uis (|ue la luxation de la pitMnière vertèbre sur la seconde, à la suite delà pendaison» n'csl appuyée sur aucune preuve sérieuse.
Quant aux faits i)atliologiques, quoique plus probants, ils sont très rares, et c'est à peine si l'on compte aujourd'hui dans la science iieux exemples bien avém 4e luxations tra^miatiques de l'atlas sur l'axis sans fracture, l'un dû à >l. Sédillot, et l'autre il M. Hiiigoyen, de Bordeaux.
La luxatiuu arrc frueluvc de I'odontoïde ne semble d'ailleurs pas plus couuiuuie que la première.
Les cinq autres veilèbres cervicales oiïrent des caractères conmmnsqui permelleal de présenter une desrriplion générale de leurs articulations.
I^urs corps sont étroits et taillés obli(|uement en lias et en a\ant, de telle sorte que la vertèbre supérieure, lorsqu'on a coupé le ligament intervertébral, se porte naturellement en bas et en avant, en suivant le plan incliné de la vertèbre iniirif'ure, dès que l'on lente de lléchir en avant cette portion du rachis; c'est là lue ex|)érienre (pie j'ai faiti.' maintes et maintes fois et quMi est très facile de répéter. Déplus, la vertèbre supérieui^e présente, dans le sens latéral, une cmicavité daai laquelle vient s'einl)oitcr la convexité corrffspondante de la vertèbre inférieure, en sorte que ces arlicnlations nMitreraient plutnt, en égard à la disposition dts leurs surfaces ariiculain.>s, dans la classe des articulations par emboîtement réciproque, comme la sterno-claviculaire, |)ar exeiii|)l(*, cpie dans celle des ampliiartlupuwi m symphyses dans Ia(pie11e elles ont été rangées.
D'où il résulli! (pi'elles ne peuvent normalement permettre que deux loriei de mouvements: 1" llexion et extensi(»n; 2" mouvements de latéralité dedroiteàgaucbet quant nii rnoiiveiiKMU de rotation, il vs\ furr/', et ne constitue jamais, ainsi que J0 l'ai démf>nli'é dans le tra>ail précédeimnent cité, (priiii commencement de rotatm.
D'autre pari, les surfaces articulaires des apophyses de ce nom sont bien é^idem* ment disposées de inanière à se prêter à ces deux sortes de mouvement et à Bil autre ; elles sont eu elTet taillées obliquement en bas et eu arrière et toutii fait pliDOi
(lesdis))ositions rendent compte du inécanisiiK* suivant lequel se proiluisi*ut kofi luxations, fort rares d'ailleurs. Uover, (pii n'admet que les luxations des apopl))'se>
il) Palptta, l.!.icn'i(ationes analunucœ,, p. 231.