DU SCROTUM. 68S
AmIogU de ceax qui sont destiués au snottun* Les premiers appartiennent à la MMté abdominale, dont le testicule faisait partie pendant la vie infra-utérine ; les kteDlMbflonldcs émanations de ceux qui se répandent dans les téguments des régions |Hlines, c'est-à-dire de l'abdomen, du ))érinée et de la cuisse. Ils ne s'anastomosent
Kie Irës rarement entre eux, et Ton peut dire en réalité qu'ils n'ont de commun que Mrinage. Ces diverses remarques vont trouver dans Tliistoire du développement Ml UOUTelte confirmation.
Ôiveloppemeiif, — Le testicule, comme l'ovaire, na!t d'un blaslème particulier ^dMé I b face interne du corps de AVolff, tandis qu(! le spcrmiducte ou canal défé- HKèl l'épididyme se déveloj)pent ci la partie externe et en d<>liors de ce m6me H[^Hii et n'ont par conséquent dans l'origine aucun rapport avec la glande séminale ; ltetc|lie plus tard que le canal excréteur et la glande se réunissent. Ainsi s'exces cas dans lesquels on a rencontré le canal déférent terminé en cul-de-sac dès vestiges dn testicule , l'évolution naturelle des voies spermatiques ayatit par une d(* ces causes qui ont échappé jus(prici à nos investigations. Lue 'Ife fèunion du canal et de la glande séminale effectuée, le testicule recouvert de [*ê|rfdidymc, qui n'est autre que l'extrémité repliée et llexueuse du canal déférent, Mût les cotés de la colonne lombaire, au-dessous du rein, une position qu'il era pas longtemps. Vers la fia du troisième mois, en effet, il se déplace ent pour gagner l'anneau inguinal profond, dans lequel il s'engage à la ieptième mois ; pendant le huitième il parcourt le trajet inguinal, et dans le
du neuvième il entre dans le scrotum, a beaucoup discuté sur la c^iuse de celte migration de la glande séminifère, et des diverses hypoth^ses (|ui ont été mises en a\«mt démontre qu'aucune ne Itre considérée comme complètement satisfaisante. La plus plausible en appa- (sst celle qui attribue sa descente à la traction qu'exercerait sur lui un ligapaHiculier, désigné sous le nom de fjubemafuhnn fcfitis. Ce faisceau ligamen- V dendn de la partie inférieure dn testicule au voisinage de l'anneau inguinal id, et, pour préciser davantage, inséré au pubis et aux piliers de l'anneau, le péritoine et fait un relief assez prononcé. Selon Tuilint;, il contient, outre cellulaire, quelques fibres muscnlain-s dont la pnVwnre n'a |iasété confirmée les recherches des anatonn'stes modonifs. qui ii) ont trnu\é que du ti>^ii rrlluoontractile. Quoi qu'il en soii de sa sliuctiwe ^-uv laquel'e il plane encore Uran- I de doute, on admet qu'en se contractant, i! ninèiit.' douceiii'rnl et ins^'Uïiibkle testicule jusque dans le canal inguinal, et l'on explique ain^ d'une luani rf I ptfttisible sa migration de la région lombaire en ce (^^jinf. ^Iai:> c'est ici que ce la difficulté, (iomment conq)r(MKlre en effet qu*- le ^ul¥:niaculuni, qui sur le pubis, au voisinage de Tépine d«' cet os, puisse continuer â atliier le jusguau fond du scrotum, se retourner conniif- un doi^t d'- :;ant, et d-vi-nii le crénuister par une inversion complèlf de ses fjbre>? Oue!qti->{pli^)iolo- , il est vrai, qui avaient bien com]>ri'« ces difljrult«'«. ont f;iir if.s'fi r«- 7'^»'ièHmail du testicule i^ns le fond même d'i ^cnAutii; uiè\^ r *:^t, |j tîh f;,i'. qui u'--\ moins que démontré, et qui d'ailleurs u'hid^'idA unV.*'rnrv/ j r'.!!ijr- ..''r>- 'omtle testicule se porte ainsi du trajet inguinal dan> !•-> 1/jur-»^. L: \. ■:.■■■ '-^i que Btte dernière étape de l'évolution te>ticiildif n* -t L';iitïiient '.xpi^qo-'»- .^i i li;i''>tkàe du gubernnculum te$tf.< con tract il*: ou non.
D'aatres anatomistes ont pensé que i- {•^>iriile ne rUâu^/ki^ loiii? d»; \.b.('-. i>'<i>
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an-devant de l'inLestiu.
Co mode de développement des parois abdominales explique comm< cas, fort rares il, est vrai, la paroi alxlojninale auiérieure, par snii développement, a pu manquer en totalilé ou en partie.
L'estomac, qui d'abord ii'élail rcpiéïictité que par un renflement ( liual rectiligne et adossé à la coluiine vertébrale, conserve pendani encore cette direction, et ce n'est que plus lard que ses courbm'a et que bqd extrémité pylorique se porte à droite tous le foie pour s« le duodénum.
Le foie, qui se développerait, suivant Rolando, par un petit ( ciisertion du tube digestif, opinion adoptée d'ailleurs par de Baer, I lin, acquiert très rapidement un volume énorme, au point d'occDpc moment, la presque totalité de la cavité abdominale. Ce développ raUe s'explique par l'activité circulatoire dont d est le siège dès les pr de son apparition.
(^hez le fœluB à terme, l'ombilic, entouré d'un bourrelet circnl qu'on peut apprécier par la palpation, se resserre par an mécanisn que précédemment (1), et sur lequel je n'ai pas besoin de revenir.
L'abdomen de l'enfant est proéminent et hémisphérique, ce qui bassin presque vertical est, k proprement parler, dépourvu de caviti alors qu'uue portion des organes qui doivent y prendre place plu é|>oquc, en elTet, l'utérus et les ovaires chez la femme, le testicule la vessie et la plus grande partie du rectum, font encore partie des v dans l'abdomen. Toutefois ce volume du ventre n'est point seulema celte direction du bissio, il est dd encore au peu de développe thoradques. Hais bteniAt, par suite des chanitemcnU qui s'opèrent i
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distincLs de ceux qui sont destinés au scmttiin* Les premiers apparliennent K la ct¥ité abdominale, dont le (csliculo faisait partie pendant la vie intra-utérine ; les seconds sont des émanations de ceux qui se répandent dans les téguments des régions voisines, c'est-à-dire de Tabdomen, du périnée et de la cuisse. Ils ne s'anastomosent que très rarement entre eux, et l'on peut dire en réalité qu'ils n'ont de commun que le voisinage. Ces diverses remai*ques vont trouver dans Hiistoire du dévcIopptMiient nne nouvelle confirmation.
Dé^-eloppemetif. — Le testicule, conmie l'ovaire, naît d'un blaslémc particulier accolé & la face interne du corps de AVolff, tandis que le spermiducte ou canal déférent et l'épididymc se développent h'Ia partie externe et en dehors de ce môme Organe, et D*ont par conséquent dans l'origine aucun rapport avec la glande séminale ; ce n*est que plus tard que le canal excréteur et la glande se réunissent. Ainsi s'expliquent ces cas dans lesquels on a rencontré le canal déférent terminé en cul-de-sac et isolé des vestiges du testicule, l'évolution naturelle des voies sperinatiques ayant été arrêtée par une de ces causes qui ont échappé juscpriri à nos investigations. Une Ibis la réunion du canal et de la glande séminale elTectuée, le testicule recouvert de son épididyme, qui n'est autre que Textréinité repliée et Ilexueuse du canal déférent, occupe sur les cotés de la colonne lombaire, au-dessous du rein, une |>ositiou qu'il ne conservera pas longtemps. Vers la fin du troisième mois, en effet, il se déplace insensiblement pour gagner l'anneau inguinal |)rorond, dans lequel il s'engage à la fin du septième mois ; pendant le huitièuic il parcourt le trajet inguinal, et dans le courant du neuvième il entre dans le scrotum.
On a beaucoup discuté sur la cause de cette migration de la glande séminifère, et l'examen des diverses hyiwthéses qui ont été mises en avant démontre qu'aucune ne peut être considérée comme complètement satisfaisante. La plus plausible en apparence est celle qui attribue sa descente ù la traction qu'exercerait sur lui un ligament paHlculier, désigné sous le nom de gubnruaculfnn fefdis. Ce faisceau ligamenteux, étendu de la partie inférieure du testicule au voisinage de l'anneau inguinal superficiel, et, pour préciser davantage, inséré au pubis et aux piliers de l'anneau, »u1èvc le péritoine et fait un relief assez prononcé. Selon Curling, il contient, outre lu tissu cellulaire, ((uelques fibres musculaires dont la présence n'a pas été confirmée |iar les recherches des anatomisles modernes, qui n'y ont irouu* que du tissu cellulaire contractile. Quoi qu'il en soii de sa structure sur laquelle il plane encore beaucoup de doute, on adniet qu'(>n se contractant, il amène (loucement et insensiblement le testicule jusque dans le canal inguinal, et Ton explique ainsi d'une manit'rc; assez plausible sa migration de la région lombaire en ce point. Mais c'est ici que roinmencc la difficulté. (Comment comprendre en effet que le gubernaculum, qui s*insèrc sur le pubis, au voisinage de l'épine de cet os, puisse continuer à attirer te iesikulv, jusqu'au fond du scrotum, se retourner comme un doigt de gant, et de\enir enfin le crémaster par une inversion complète de ses fibres? f^)uelqu es [physiologistes, il est \rai, qui avaient bien comju'is ces difficultés, ont fait insérer ce (jouveniail du testicule dans le fond même du scrotum ; mais c'est là un fait qui n'es! rien moins que démontré, et qui d'ailleurs n'aiderait nullement à comprondi'e comment le testicule se porte ainsi du trajet inguinal dans les bourses. La vérité est que celle dernière étape de révolution testiculaire n'est nullement expliquée par l'hypothèse du gubernaculum tcstis contractile ou non.
D'autres anatomistes ont pensé que le testicule ne changeait point de place, mais
oignes du bassia qu'il regarde comme trop iatimeiiieut liés, pou parés. C'est ainsi qu'il passe successiveinctit en revue la région pel le périnée, la vetsit, cl icrmiae cnTiu pai' la descri|itioD de l'appare l'auDB et le rectum. Ut niéthode de M. Maigaignc me paraissant, s dificatious, se prêter mieux ï la dc'!icri|iliun, je l'adopte saus me ci porter à mou tour une nouvelle classificalion. 11 faut convenir, ' nuiuière de voir de ce professeur ne s'éloigne pas autant qu'on pou celle suivie par M. Velpeau et Blandîn.
Le bassin renferme dans sa cavité les deux appareils de la ditét vrioairc, et c'est par sa iiaroi inférieure, c'est-â-dire par le périnée, leurs conduits excréteurs. Ces deux appareils sont , dans tout Icu eitra-pelvieu, complètement isolés, et n'ont que des rapports de v reil géniio-uriuairo est situé i la partie antérieure de la cavité peUi cher périnral, celui de la défécation en occupe la partie la )dus i donc déjà de toute nécessité, au point de vue anatomiquc, d'eu prt la dcscripiion, si, d'ailleui's, de graves considérations pratiques n'o sépariitiuii. Les [iialadies qui aiïectent ces deux séries d'organes, qu'elles réclament, exigent, en clTei, des connaissances approfom qui no peuvent s'acquérir que par un examen intelligent. C'est dom ici le cas de ne (mint s'astreindre servilement à cette méthode uoiq par couches, à laquelle certains diirur^ieus sembleraient vouloir ri médico-ciiiruT^icalc.
Jusqu'à présent, lorsqu'il s'est agi des cavités splanchniqoes, j'ai tjcement les parois et les lurlics contenues; mais, pour le bassin, a les parties molles à travers lesquelles passent les conduits eicrétentt reil, j'étudierai l'appareil lui-même, puis ses rapports. C'est ainsi q