DU SCROTUM. G
dèTÎatinn qaî, i UD degré plus prouoDcé, constitae Vhennaphrodisme, dont il est parlé plus loin \ Tarticle aaquel j'ai déjà précédemment renvoyé.
Déductitmspathologiques et opératoires, — Le scrotum est pendantcutre les cuisses, «posé \ des frottements incessants tant de la part des vêtements que des membres inférieurs. Aussi est-il fréquent de le voir envahi par une variété d'érytbème des plos tenaces, qni ne guérit que par Tisolement à l'aide d'un suspensoir.
Il est également le siège de cette variété d'affection cancéreuse de la peau désignée soosle nom de cancer des ramoneurs, dans laquelle lexamcn microscopique constate les mêmes éléments que dans le cancer des lèvres, c'est-à-dire des cellules épithélialeB. Aussi est-il rangé parmi les cancroïdes par les micrographes, qui le considèrent ooDime bien distinct du cancer proprement dit. Je n'ai vu qu'un seul malade atteint de celle affection : c'était un jardinier, homme adulte et vigoureux, qui fut opéré par A. Bérard à l'hôpital Nccker en \S!\i ; ce malheureux succomba quelques moisplus lard à une généralisation de raffeclion primitive.
Les couches sous-cutanées du scrotum, qui forment les en\cloppcsdu testicule et du cordon, sont, en raison de leur disposition iamellcuse et du peu de cohésion du tiHO cellulaire qui les unit, très rapidement envahies par les liquides parulents, lai^insou antres; et comme, d'autre part, elles sont peu vasculaires et ne jouissent que d'une vitalité très restreinte, ces infiltrations en entraînent fréquemment la gangrène. Lorsque le liquide est irritant, le sphacolc est rapide et inévitable : telle est la laîson qui a fait abandonner les injections vineuses pour les injections iodées, les chirui^ens ayant observé qu'il suffisait de quelques gouttes de vin introduites entre les toniques du scrotum pour en déterminer la gangrène, tandis que la teintyre d'iode janit du privilège de s'absorber sans déterminer de mortification, à moins qu'elle ne loil infiltrée en trop grande quantité.
La continuité des différentes couches du scrotum avec celles des régions voisines rend parfaitement compte de la propagation des infiltrations, du périnée et de l'abdooien aux bourses, et récipro<|uement; j'ai rarement vu la cloison des dartos empêcher longtemps les liquides de passer d'un côté à l'autre.
Ainsi que je Tai dit précédemment, on a beaucoup exagéré Tiinportance du dénombrement exact des différentes couches qui doivent se trouver normalement au • devant de l'intestin hernie dans le scrotum, et, si celte étude a pu parfois être utile, ce n'est certainement pas au point de vue de la kélotomie. Effectivement, quand on pratique l'opération de la hernie inguinale étranglée, si quelquefois il faut prolonger i'incision jusque sur le scrotum, c'est cependant au niveau du trajet inguinal qu'elle porte plus particulièrement, puisque c'est là qu'on doit chercher l'étranglement et qu'on doit débrider; d'autre part, toutes les enveloppes du scrotum sont alors tellement dénaturées, qu'il est impossible de juger par l'état nonnal de ce que l'on trouvera à l'état pathologique. Ces déductions patliologiques inspirées par la contemplation du cadavre ne méritent donc point d'être prises en considération sérieuse.
Il semblerait que la tunique vaginale, qui, à la naissance, constitue un véritable diverticulum du péritoine, et communique avec lui par un canal lisse et déclive, devrait presque toujours contenir chez les nouveau-nés une anse intestinale ; qu'en un mot, la hernie dite conrjvnitale devrait être très fréquente : il n'en est rien. Ia» recherclies de M. Malgaigne, appuyées sur celles de (;ain|)er précédemment relatées, prouvent : 1» que le canal de communication entre le i>éritoine et la vaginale étant oblitéré dans un bon tiers des sujets, la hernie» si elle apparaît, est dans ces cas une
b8ti ANATOlilE 1>£S RÉGIONS.
Iicruic ordinaire; "P que la sorlio des iulesUns par l'anneau inguinal a»lune clioiie forl rare chez les nouveau-nés, et que ce n'est que plus tard, alors que roblitératiott est complète, que se produisent les hernies infantiles.
Est ce à dire qu'il n'y ail |)as de hernie congénitale 7 Non sans doute ; seolemeol on avait beaucoup exagéré leur fréquence, par cela seul qu'en raison des dispositions anatomiques, on les prévoyait possibles. NouTelle preuve qu'en pathologie prévoir n'est pas savoir. Quant aux hernies non congénitales, mais se faisant (wcidenteUetnent dans la tunique vaginale, hernies dont M. Velpeau a rassemblé plusieurs exemples, on en concevra la possibilité, si l'on veut bien se rappeler que quelquefois la comiounication entre le péritoine et cette membrane persiste toute la vie. Il ne faut pas confondre cette variété de hernies avec celle qu'A. Cooper a désignée sous le nom de hernie enkystée de la tuniqwt vaginale; tette dernière s'en distingue en ce que l'inlestin s'introduit dans le canal vagino-péritonéal alors que déjà il est séparé de li tunique vaginale, laquelle conserve cependant une grande ampleur. On voit alors l'intestin coiiïé du péritoine s'enfoncer dans la vaginale, mais en déprimant simplement ses parois el sans pénétrer dans sa cavité.
La persistance de la coummnication entre les deui cavités du péritoine et de la vaginale explique encore le mode de fonnalion de ces hydrocèles, qui ont égalemett pris le nom de congénitales, quoiqu'elles puissent parfaitement dater d'nne époque bien [xistérieure à la naissance.
Le testicule et le cordon spennatiqnc flottent, pour ainsi dire, au milieu de leon enveloppes comme au milieu d*un liquide, et cette dls|K>sition a été mise à proGtpar les chirurgiens dans Topération delà castration; il suffît, une fois les téguments ind> ses, de presser sur le testicule qui glisse et s'engage entre les lèvres de la plaie, oè il est facile de le saisir et de Ténucléer. Mais cette même laxitédu tissu cellulaire peot quelquefois devenir funeste, lorsqu'après la section du cordon,* on veut faire la Uga* ture des vaisseaux. En eiïct, soit que l'on ait exercé sur le canal déférent, quijoaitd'uœ certaine élasticité, des tractions qui mettent en jeu cette propriété, soit, comme k croient (|uelques chirurgiens, que les fibres du dartos et du crémaster se contracleat vivement après leur division, le canal déférent disparaît dans sa gaine ccllokh fibreuse, entraînant avec lui les vaisseaux, et Ton éprouve quelquefois de grandesdif- Ccultés h ressaisir les artères et les veines. C'est là sans doute ce qui a fait rejeter la ligature partielle par beaucoup de chirurgiens, et lui a fait préférer la ligature en masse, c'est-à-dire celle qu'on applique sur la totalité du cordon avant de' détacher complètement la tuinenr. Mais celte dernière, outre les inconvénients sérieux qu'elle présente el qui lieniieut au long temps que la ligature meta tomber et aux très vives douleurs aii\((ueiles elle donne lien, ne met pas complètement à l'abri de rhéniorrhagie, laquelle peut se produire par un mécanisme qui mérite d'être signalé. Quelque fortement ((u'on serre le fil, les arières, qui ne sont jamais saisies que très médialeinent, peuvent, à la favcnir de la facilité avec laquelle tous les tissus du scro* tuni glissent les uns sur les antres, échapper et fuir la striction, et, dès qu'elles ont été séparées du testicule, se rétracter dans le trajet inguinal, où elles continuent k verser du sang entre les tuniiptes qui les enveloppent. J* ai entendu le professeur Marjolin, à la suite d'une leçon sur la castration faite par filandin, dire qu'il avait vo périr un malade de raille manière. A Taulopsie, on avait trouvé le sang infiltré entre les divers plans iibreux <le ralxIonxM), et principalement entre le péritoine et le foMciaUninsversulis; rarlère s))ernialique avait échap|)é \\ la striction, ot la ligature