DU SCROTUM
dérâtion qui, k an d^ré plus prononcé, constitue V hermaphrodisme ^ dont il est parlé plus loin k l'article auquel j*ai déjà précédemment renvoyé.
Déductionspathologiques etopéraioirei. — Le scrotum est pendantontre les cuisses, eiposé k des frottements incessants tant de la part des vêtements que des membres inférieurs. Aussi est-il fréquent de le voir envahi par une variété d*érythème des plu tenaces, qui ne guérit que par l'isolement à l'aide d'un suspeusoir.
Il est Clément le siège de cette variété d'aiïecdon cancéreuse de la peau désignée 8008 le nom de cancer des ramoneurs, dans laquelle Texamen microscopique constate les mêmes éléments que dans le cancer des lèvres, c'est-à-dire des cellules épitbélîales. Aussi est-il rangé parmi les cancroïies par les micrographes, qui le considèrent cooime bien distinct du cancer proprement dit. Je n'ai vu qu'un seul malade atteint de celte affection: c'était un jardinier, homme adulte et vigoureux, qui fut opéré par A. Bérard à l'hôpital Nccker en 18^1 ; ce malheureux succomlia quelques mois plus tard à une généralisation de TalTection primitive.
Les couches sous-cutanées du scrotum, qui forment les enveloppes du testicule et dn cordon, sont, en raison de leur disposition lamelleuse et du peu de cohésion du tBBU cdlolaire qui les unit, très rapidement envahies par les liquides parulcnts, sai^ÎDS ou antres; et comme, d'autre part, elles sont peu vascuiaires et ne jouissent qne d'une vitalité très restreinte, ces infiltrations eu entraînent fréquemment la gangrène. Lorsque le liquide est irritant, le sphacèlc est rapide et inévitable : telle est la rM80O qui a fait abandonner les injections vineuses pour les injections iodées, les dûmiigleiis ayant observé quil suffisait de quelques gouttes de vin introduites entre les toniques du scrotum pour en déterminer la gangrène, tandis que la teintyre d'iode jooit du privilège de s'absorber sans déterminer de mortification, ù moins qu'elle ne mi infiltrée en trop grande quantité.
La continuité des différentes couches du scrotum avec celles des régions voisines rend parfaitement compte de la propagation des infiltrations, du périnée et de l'abdomen aux bourses, et réciproquement; j'ai rarement vu la cloison des dartos empêcher longtemps les liquides de passer d'un côté à l'autre.
Ainsi que je l'ai dit précédemment, on a beaucoup exagéré Tiniportancc du dénombrement exact des différentes couches qui doivent se trouver normalement au • devant de l'intestin hernie dans le scrotum, et, si celte élude a pu parfois être utile, ce n'est certainement pas au point de vue delà kélotomie. Effectivement, quand on pratique l'opération de la hernie inguinale étranglée, si quelquefois il faut prolonger rindsion jusque sur le scrotum, c'est cependant au niveau du trajet inguinal qu'elle porte plus particulièrement, puisque c'est là qu'on doil chercher l'étranglement et qo'on doit débrider ; d'autre |)art, toutes les enveloppes du scrotum sont alors tellement dénaturées, qu'il est impossible de juger par l'état normal de ce que l'on trouvera à I état pathologique. Ces déductions pathologiques inspirées par la contemplation du cadavre ne méritent donc point d'être prises en considération sérieuse.
H semblerait que la tunique vaginale, qui, à la naissance, constitue un véritable diverticulum du péritoine, et communique avec lui par un canal lisse et déclive, devrait presque toujours contenir chez les nouveau-nés une anse intestinale ; qu'en un mot, la hernie dite coïKjénitale devrait être très fréquente : il n'en est rien. Les recherches de M. Malgaigne, appuyées sur celles de Camper précédemment relatées, prouvent : l"" que le canal de conmmnicalion entre le i)ériloine et la vagiuale étant oblitéré daus un l)on tiers des sujets, la hernie, si elle apparaît, est dans ces cas une
()Hti Anaiomie des régions.
Iierilic ordinaire; ^^^ que la sortie des iulettUus par Tanueau iuguinal eilunc clioie forl rare chez les nuuveau-nés, et ([ue ce n*eal que plus tard, alors que Toblitératioa est complète, que se produisent les hernies infantiles.
Est- ce à dire qu*il n*y ait |)as de hernie congénitale 7 Non sans doute; seuleuieol on avait beaucoup exagéré leur fréquence, par cela seul qu*en raison des dispoiitioni auatomiques, on les prévoyait possibles. Nourelle preuve qu'en pathologie prévoir n*cst pas savoir. Quant aux hernies non congénitales, mais se faisant accideniellenienl dans la tunique vaginale, hernies dont M. Velpeau a rassemblé plusieurs eiemptei, on en concevra la possibilité, si Ton veut bien se rappeler que quelquefois la oomiounication entre le péritoine et cette membrane persiste toute la vie. Il ne faut pas confondre cette variété de hernies avec celle qu*A. Cooper a désignée sous le nom de hernie enkystée de la (unique vaginale; tette dernière s'en distingue en ce que rintestin s'introduit dans le canal vagino-péritonéal alors que déjà il est séparé de la tuiiiquc vaginale, laquelle conserve cependant une grande ampleur. On voit alors Tintestin coiiïé du péritoine s'enfoncer dans la vaginale, mais en déprimant simplement ses parois et sans pénétrer dans sa cavité.
La persistance de la connnnnication entre les deux cavités du péritoine et de la vaginale explique encore le mode de fonnation de ces hydrocèles, qui ont également pris le nom de congénitales, quoiqu'elles puissent parfaitement dater d'une époque bien postérieure à la naissance.
Le tcHiirule et le cordon spermaliqiic flottent, pour ainsi dire, an milieu de leun enveloppes comme au milieu d'un liquide, et cette disposition a été mise à profit par les chirurgiens d<ins lopération delà castration; il suffit, une fois les téguments inci» ses, de presser sur le testicule qui glisse et s'engage entre les lèvres de la plaie, oA il est facile de le saisir et de rénucléer. Mais celte même laxité du tissu cellulaire peat quelquefois devenir funeste, lorsciu'aprés la section du cordon,* on vent faire la liga* ture des vaisseaux. Eneiïet,soitqueron ait exercé sur le canal déférent, quijonitd'une certaine élasticité, des tractions qui mettent en jeu cette propriété, soit, comme k croient (]uclqnes chirurgiens, que les fibiTs du dartos et du crémaster se contracteat vivement après leur division, le canal déférent disparaît dans sa gaine oellolofibreuse, entraînant avcclui les vaisseaux, et Ton éprouve quelquefois de grandes dif'* Ocultés h ressaisir les artères et l(>s veines. C'est là sans doute ce qui a fait rejeter la ligature partielle par beaucoup de chirurgiens, et lui a fait préférer la ligature eo masse, c'est-à-dire celle qu'on applique sur la totalité du cordon avant de' détacher complètement la tumeur. Mais celte dernière, outre les inconvénients sérieux qu'elle présente el qui lientieni au long lenips que la ligature met à tomber et aux très vives douleurs auxquelles elle donne lieu, ne met pas complètement à l'abri de l'hémor* rhagie, Incpii Ile peut se produire [Kir un mécanisme qui mérite d'être signalé. Qoetqoe fortement qu'on serre le fil, les artères, qui ne sont jamais saisies que très médialeinent, peuvent, à la fn\eur de la faciliié avec laquelle tous les tissus du scrotuui glissent les uns sur les autres, échapper et fuir la striction, et, dès qu'elles ont été sépuiies du (oslicule, se rétracter dans le trajel inguinal, où elles continuent ï verser du san^ outre les luniiinos qui les enveloppent. J'ai entendu le professeur Marjoliu, à la suite d'une leçon sur la castration faite par Blandin, dire qu'il avait vu ))érir un malade de cette manière. A l'autopsie, on avait trouvé le sang infiltré entre les divers [)!ans lihreux de l'alhlonuM), et principalement entre le péritoine cl le foêciati'utisversaiis; l'artère sfiermalique a\ailéchap|)é à la striction, et la ligature
bu SCROTUll. 687
étant restée appliquée sur rexlrémilé inférieure de la gaine lihrciisc^ avaii enipOclié I^bémorrhagie d'apparaître 2i Tcxlérieur. A ce propos, M. J. duquel rappela que dans une circooslaDce analogue, Lemouaier (de ]\ouon) perdit également son malade, mais kl oonditioos anatoiuiqoes n'étaient plus les mêmes. On trouva le sang épanché dans h cavité péritonéale, et, en poursuivant la dissection, on reconnut que le li ajel inguinal étail parconm par le canal vagino-péritonéal non oblitéré. Les deuv cavités du péritMne el de la tunique vaginale communiquaient donc largement, et l'artère s|)ermatique rétractée avait ainsi sans obstacle vei^ le sang dans ce prolongement périlonéal oonveni en cul-de-sac par la ligature, d'où il avait reflué jusque dans l'abdomen.
Il o*est pas très rare de rencontrer sur le trajet du cordon des tumeurs iransparentety de véritables hydrocèles, qui peuvent acquérir un volume considérable. Pour expliquer leur présence, on a eu recours à plusieurs iiypotlièses. D'ahord on a prétendu que le liquide pouvait s'être accumulé dans les cellules distendues dn tissu ceilnlairesi lâche qui entoure les éléments du cordon, et l'on a invoqué comme preuve ce que l'on observe à la région cervicale antérieure, où les kystes purement séreux sont point très rares, et où cependant il n'existe aucun débris de membrane sé- , aucun vestige d'organe glandulaire dont on puisse, comme au scrotum, invoquer la présence pour expliquer la formation de ces collections séreuses. Tout ce que Ton peut dire de cette supposition, c'est qu'elle n'est point absolument improbable, mais les bits ne sont point en sa faveur.
Brugnone, Scarpa, cités par Meckel, ont parfois rencontré dans leui-s dissections des vestiges parfaitement inconnaissables du conduit vagino-péritonéal, constituant coouue de petites poches séreuses isolées. M. Gosseliu a fait la même observation, et j'ai de mon côté rencontré plusieurs fois ces débris du conduit, par l'intermédiaire duquel la vaginale coirnnuniquait avec le péritoine, faciles à reconnaître chez des enfants et môme des adultes. Il est facile de comprendre que sous l'influence d'une iiritation produite par le froissement du scrotum ou toute autre cause, du liquide puisse s*accumuler dans c«s débris dn canal, et constituer une des variétés des kystes dn cordon spermaticpie. Tous ceux d'ailleurs qui ont opéré de ces hydrocèles du oordon savent que le liquide s'écoule par une seule i)onction, qu'aucune bride ne divise la cavité qui les recèle, ce qui ne devrait pas avoir constamment lieu, s'il s était épanché dans le tissu cellulaire du cordon.
Mais l'opinion qui parait réunir en sa faveur le plus de probabilités est celle qui place le sjége de ces kystes dans les vestiges du corps de AVollf, dans l'organe dit de noseninûiler, ou bien encore dans les vasa eff'erentia. M. Giraldès a démontré que, en avant du paquet veineux qui se rend au testicule, dans l'espace c(nnpris entre répîdidyme et le point où la tunique vaginale se réfléchit pour former le sac séreux. il eiiste une série de petites granulations formées tantôt par des vésicules de finines variées, tantôt par des tubes variqueux, quelquefois par des vésicules d des tubes réunis et placés dans le tissu cellulaire sous-séreux qui leur fournil de nombreux capillaires. II a donné i cet amas de granulations le nom de coija innominê^ el dit l'avoir trouvé non-seulement chez les enfants et les adultes, mais aussi chez les vieillards. Il a vu des kystes de la grosseur d'un pois produits par la dilatation des tubes el des vésicules de ce corps innominé, et il n'hésite pas à les regarder comme Torigine de la plupart des hydrocèles du cordon spermatique (1).
(I) Giraldès, Note sur un organe glanduleux sUué dans le cordon spermatique el piuvanl donner naissance à des kystes {liullelins de la Société de chirurgie^ t. VI If, p. 407).
f)88 ANATOMIE DES B£G10.NS.
Dans la discussion qui suivit la lecture de la noie de M. Giraldês, M. Follin étuii la pensée que le corps innominé, découvert par M. Giraklès, était formé par des granulations dispersées et isolées du cor|)s de Uosenuitiller, dont lui-même avait décrit avec soin la position chez la femme, dans le ligament de l'ovaire, et qQ*il avai*. même indiqué chez l'homme; d'ailleurs il admit, avec M. Vcnieuil et la majorité dts membres de la Société de chirurgie qu'un grand nombre des kystes du cordon spermatiqoc avaient leur origine dans ces débris du corps de Hoseniutillcr, c*est-à-dire dans les granulations décrites par M. Giraldès.
Toutefois il importe de ne pas oublier, ainsi que d'autre |)art l'a rap|>elé M. Gos- ^lin, qu'il est encore une autre origine possible do ces kystes du conlon, à savoir, les vasa effet^eniin des testicules, cl cnlin ce que l'on a appelé Thydatide de Morgagni. Si la tunique rd)rcuse ou albuginée des testicules i-ésiste aux causes qui sollicitent sa brusque eitension, il ne faudrait |)as croire cependant que ses fibres, annmt celles de la sclérotique, a^cc laquelle elle a tant de rapport, ne puissent à la longue se laisser distendre, écarter ou amincir : c'est ce qu'on observe notamment dans la maladie qu'on a désignée sous le nom de testicule syphilitique, dans laquelle cet organe acquiert le volume du poing et quelquefois même le dé])asse. Dans cette affection, la lymphe plastique se dé(K)se entre les cônes >asculcu\, et sa sécrétion se fait quelquefois si rapidement et en si grande abondance, que les canaux séminifères m trouvent littéralement étouffés, en raison même de la résistance qu'oiïre à l'extension la tunique albuginée. 'Aussi, lorsque par suite d'un traitement bien dirigé, l'indaration plastique disparaît, le testicule reste atrophié, ce que les malades attribuent bien à tort 5 l'action du inédicamenl employé contre la maladie. Avis aux jeune» praticiens qui doivent, avant toute médication, prévenir leurs clients de celte terminaison |)0ssible.
1^ région scrotale est, on peut dire, la région de prédilection des kystes séreui. Déjà j*ai signalé les hydrocèles de la tunique vaginale, a*lles dites enkv'stées ou dn cordon ; on y trouve encore les Indrocèles par acrunmiation de lic|uidc dans d'anciens sacs herniaires oblitérés à leur collet, de grands et de petits kystes à la surface du testicule ou de l'épididyme, et enfin des kystes intratesticuiaires. Ce n'iist |H>int Ici le lieu de faire l'histoire de ces différentes variétés d'hydrocèles, je me bornerai à faire ol)server avec >]. Gosselin, qui a dirigé son attention sur ce sujet (1), que, parmi ces kystes, les uns, ceux qui prennent naissance à la surface du testicule, ou dans la frange synoviale nommée a/tpcndice festiculnire par lluschke, dépassent rarement le volume d'un pois, et contiennent un li(|iiide séreux parfaitement trau8|>areiit, tandis que les autres, ceux qui siègent sur répidid\me, peu\ent acquérir un dévek)ppement assez considérable pour simuler une liydrocèle vaginale. Ces derniers contiennent quelquefois un liquide louche ou lactescent, dans lecpiel se voient de» cadavres de spermalozoaires, ce qui porterait à cix)ire qu'ils se sont primiti veinent développés dans les voies séminales.
Quant aux kystes intratesticuiaires, alTeclion désignée par A. Cooper sous le nom de maladie enkystée du testicule, ils sont très rares, et occupent le parenchyme même de l'organe; ils pourraient bien avoir aussi pour origine la dilatation exagérée d'un col-de-sac séminal •
ri) L. Gosieliu, HevUerches sur la kystes de iéptdiilunw, du testicule cl de* Capi-cndicc tes:i cttiaire (.4ichM»es de médecine, 1848, t. XVI, p. 2i cl 103}.
ou SCaOTUM. 689
Lorsqu'on a aUeQU\euieut étudié le long trajet que iiarcourt le testicule pour arrnrer daos les bourses* et les obstacles qu'il est obligé de surmonter, on n'est plus élODiié de la fréquence des déviations qu'on obsenre dans son évolution. Les recherches de M. Follin (i), celles de M. Lecomte (2), de M. Godard (3), et enfin les dis- CBwiotw qui ont en lieu dans le sein de la Société de chirurgie (4), prouvent que la glande séflunale peut rester incluse dans l'abdomen ou le bassin, s'arrêter dans un poiol quelconque du trajet inguinal, ou se porter extérieurement sous les téguments ailleiurs que daus le scrotum ; enfin, on paraît l'avoir trouvée dans l'entonnoir crural.
L'indosion abdominale porte tantôt sur les deux testicules, tantôt, et plus souvent, on seul; dans le premier cas, l'individu est dit anorchide, ou mieux cryptorchide; le second, monorchide, \a position du testicule dans l'abdomen varie; quelquefois on Ta trouvé au-dessous du rein, mais le plus habituellement il séjourne derrière h paroi abdominale, au niveau de l'orifice inguinal profond.
L*inchi8ion pelvienne est beaucoup plus rare; déjà signalée par Hunter, elle a été constatée de nouveau par Curling, Vidal (de Cassis), MM. H. Larrey et Ricord.
L*ectnpie testiculaire inguinale est, sans contredit, de tontes la plus fréquente ; ceUe-là intéresse d'autant plus le chirurgien, qu'il est souvent appelé à y remédier, et que la présence du testicule dans le trajet inguinal peut donner lieu à de graves erreon de diagnostic, lorsqu'on n'est pas sur ses gardes. Ou l'a trouvé dans tous les pointBdu canal inguinal; le plus fréquemment il s'arrête à l'anneau externe, retenu par les bandelettes aponévrotiques qui circcmscrivent cette ouverture.
Une fois sorti du canal, il est rare que le testicule, qui n'éprouve plus d'obstades, ne descende pas dans le scrotum; on Fa vu, cependant, tantôt rester sous les légnmenlB, appliqué pour ainsi dire sur l'orifice du canal, d'autres fois se i)orter aOleors que dans les bourses. Ainsi, M. Chassaignac a rapporté à la Société de chirurgie l'observation d'un jeune homme de dix- huit à dix-neuf ans qui portait un bandage herniaire, et avait le testicule droit dans la région crurale: on le faisait avec (acililé rentrer dans l'abdomen, où il se réduisait comme une hernie, en passant par le trajet inguinal; mais, dès que le malade toussait, il ressortait brusquement et constamment venait reprendre sa |)osilion vicieuse à la partie antérieure et interne de la cuîsBe (5).
Quant au déplacement dans le canal crural, le plus rare de tous, il a été observé par Goincourt d'abord dans un cas de hernie crurale, puis par Vidal et par Eckardt dans un cas singulier (G).
On a beaucoup discuté la question de savoir si les testicules ainsi arrêtés dans leur évolution étaient encore ou non aptes à la sécrétion spermatiquc. Ilnnter avait déjà avancé sans preuves que les glandes séminales incluses étaient atrophiées et impropres à la fécondation, mais M. Follin a cherché à démontrer cette asseilion par des faits : a Ces testicules, dit-il, sont pour la plupart atrophiés et éprouvent une
(1) Éludes sur les anomalies de position et les atrophies du testicule {Archives générales de métfeciiM, JaHlet 1851).
(2) Bctopies congénitales du testicule, et maladies de ces organes engagés dans Vaine. Thèse de Paris, 1853.
(3) Recherches sur les monorchides et les cryplorchides, lu à la Société de biologie, lo 8 nart 1856, par M. Ernest Godard.
(4) Bulletins de la SociéU' de chirurgie de Paris, années 1852-1853, p. 95 et 318.
(5) /6id., 1. 1, p. 912.
(6) Voyex le iravail précédemment cité de M. Follin.
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S II. - i*t^JO^ PlFîIO-PEMENM-
hoiii^i' Mi lijiii |idi I« bord su|x';n'fiii tU' \u syiii|iIivM' piibieiiiK', laltTaleincnl pi rapine {iuhii'HUi- el U"^ (oidon^ h|M'niiali()ues, v.n ttan |>ar le scrotum rt Tarrade d
{ij huUtlin.-tif. lit >.ut u'iv. ilif Uumrtftc, t. III, |i. îl".
(*i^ Aniilfnilf- luinHjtiiiiUtiptr, p. ii2.
RÉGION f»UllIO-PÉNlENNË. 694
imb», (a région pubio-pénienne comprend ce qu'on appelle le [jéml ou mont de VémtSf et le pénis ou la verge.
1* Du p^il^ ou mont de Vénus. — Décrite par Blandin, sous le nom de pubienne, rnUB petite région est sans importance.
t Elle forme, au-devant de la sj^uphyse du pubis, sur laquelle elle repose, une saillie ■Mble, ombragée de poils roides, longs et nombreux, à laquelle on a spécialement doué le nom de mont de Vénus, Cette saillie est beaucoup plus prononcée cbez la JMimj que chei Thomme.
La peau ne présente rien de remarquable ; chez Tenfant, elle est complétenr.enl HlMlumie de poils, et ces derniers ne commencent Ié paraître que vers la quinzième mnie. Elle est très mobile et assez lâchement unie aux tissus sous-jacents.
La couche sous-cutanée est remarquable par son épaisseur et la grande quantité de graisse qu'elle renferme ; elle forme comme un coussinet graisseux destiné ii j^ro^ger les téguments.
La couche mîtsculaire est remplacée par des expansions tendineuses provenant des ■ndes abdominaux et cruraux qui viennent chercher des attaches sur la symphyse liMenne. Ainsi on y rencontre : la terminaison des fibres aponévrotiqucs des pyra- Midaux et grands droits; les deux bandelettes fibreuses du muscle grand oblique de Nbdomen.qui viennent s'entrecroiser en sautoir au-devant de la symphyse pubienne, I laquelle elles forment un véritable ligament antérieur ; en dehors, enfin, Textré* fldié supérieure du muscle droit interne de la cuisse et du premier adducteur. Un tea cellulaire lâche unit cette couche fibreuse au tissu cellulo-adipeux sous-cutané; fÊT sa face profonde, elle se confond avec le périoste qui recouvre l'extrémité artiealaire des deux pubis.
La symphyse pubienne représente le squelette de la région. Cette articulation, qui Chei rhomnie présente une très grande solidité, est [wurvue extérieurement de qaatre ligaments : un antérieur, un postérieur, un sui>érieur et un inférieur. Le Igament inférieur, très puissant, est triangulaire et maintient solidement l'articulation que contribue encore à consolider d'une manière très efficace un ligament interos* :, formé de fibres insérées aux deux surfaces articulaires.
Chei la femme, la symphyse pubienne, dans les quinze derniers jout*s de la gros- U subit des modihcalions imporlanlcs en rapport avec les fonctions de la parluridon. Les ligaments se ramollissent, surtout le ligament interarliculaire, il se fait une sécrétion abondante de synovie dans l'articulation, et les deux pubis, si intimement ■ois et d'une manière si serrée à l'état normal, jouent l'un sur l'autre dans le sens vcrticaK au point qu'on voit quelquefois l'un d'eux s'élever, dans les mouvemenfs du baaain, de plus d'un centimètre au-dessus de l'autre. Chez les nouvelles accouchées, cette mobilité est telle, que la marche chez quelques-unes reste vacillante et incertaine jusqu'à ce que l'articulation ait reconquis sa fixité habituelle.
Les surfaces articulaires, obliquement taillées en arrière et en dedans, forment un angle aigu ouvert en avant, en sorte qu'il est facile d*y faire |)énétrer un bistouri dans la symphyséotomie ; à la partie postérieure, au contraire, les deux pubis, en se réunissant, forment une crête ou arôte saillante dont la proéminence dans la cavité pelvienne |>eut être, dans certains cas, assez considérable pour rétrécir notablement le diamètre sacix)- pubien. On ne rencontre dans cette région ni vaisseaux ni nerfs qui méritent une mention spéciale.
2* De la vergc^ mt région mmienne pwprement dite, — \a* jwnis, organe de la
copulation, renferme, supporte et dirige le canal destiné tout i la fois à reicrétion de Turine et du sperme. Cependant la'verge parait affectée plus spécialement aux fonctions génitales qu*aux fonctions urinaires, car si, après son ablation plus ou moins complète, l'émission de Turine se fait encore sans grande diflBcuité, il n'en est pas de même de la copulation, qui est complètement anéantie, et de réjaculation, qui devient k peu près impossible, ce qui compromet la fécondation el la rend très problématique.
La Yerge prend naissance sous la symphyse du pubis, et sa racine semble émeiger de la région périnéale ; elle se termine antérieurement par une extrémité libre et renflée, qu'on a désignée sous le nom de gland. La partie intermédiaire à la racine et au gland se nomme le corps de la verge.
Selon qu'il est ou non dans l'étal d'érection, le pénis ofire dans sa forme, sa longueur et sa direction, de notables différences.
Hors de l'état d'érection, il est flasque et pendant, retombant sur le scrotum, et rétracté contre la symphyse pubienne, à laquelle il demeure attaché par son ligament dit suspenseur; sa direction est donc verticale et sa forme arrondie et cylindrique. Dès qu'il entre en érection, an contraire, il s'allonge, se redresse, devient rigide, preud une direction horizontale et une forme triangulaire. Sur le cadavre on peut par riusufllation, et mieux encore par l'injection d'une substance solidifiante, simuler cet étal d'éréthisme. La promptitude avec laquelle la verge passe d'un état*^ l'autre peut quelquefois devenir un obstacle sérieux à la cicatrisation des plaies; cette ampiiatlon rapide et instantanée déchire le tissu de cicatrice qui commençait à s'éublir, et chez un individu que j'avais opéré du phimosis, et qui était tourmenté par des érections continuelles, je dus renoncer à l'emploi des serres-fines, comme k tout autre moyen de réunion.
La racine et le corps de la verge sont constitués par la réunion des corps caverneux et spongieux ; on aura une idée de la manière dont ces organes s'adossent, si, rapprochant l'index et le médius l'un de l'autre, on applique le pouce au-dessous d'eux et dans leur iulervalle; ce dernier figure le corps spongieux appliqué à la partie inférieur des corps caverneux que représentent le médius et l'index. Divergents à leur sortie du périnée, ces trois corps sont étroitement unis antérieurement, et forment, on peut dire, la charpente du pénis.
Antérieurement, la verge est terminée à son extrémité libre par une portion renflée, le gland, que recouvre en totalité ou en partie un repli cutané qui a reçu le nom de prépuce. De forme conique, obliquement taillé à sa base en bas et en arrière, de la face dorsale de la verge k sa partie inférieure, le gland est lisse et arrondi, et recouvert d'une membrane muqueuse fine et polie qui lui adhère intimement. D'une couleur rosée chez les individus qui l'ont habituellement couvert, il est au contraire blanc, et la membrane qui le tapisse preud le caractère de la peau, chez ceux dont le prépuce trop court le laisse exposé au contact de l'air et des vêtements. A son sommet, se voit le méat urinaire, ouverture longitudinale bordée par deux lèvres dont l'écartement permet d'explorer la fosse uaviculaire du canal. Cette ouverture, toujours plus rapprochée de sa face inférieure, se continue en bas avec une rainure dans laquelle vient s'insérer un repli cutané : c'est le frein de la vei^ge. Ce repli, qui quelquefois se prolonge jusqu'au bord inférieur du méat, peut, lorsqu'il est trop court, gêner l'érection, en forçant la verge à se courber inférieurement. Dans ce cas, on a vu le coït deveuir très douloureux, impossible même ; pour faire cesser
RtolON PUBIO-PÊNIENKE. 69S
ceC état, il siilBt d'exriser tmo portion de ce repli avec des ciseaux courbes. A sa base le giaod présente, surfont à la face dorsale, un relief saillant, et en arrière existe un fliioo qui le sépare du corps de la verge ; c*est dans ce sillon, dit couronne du gland, qne ae réfléchit et s*insère la muqueuse préputiale; on y remarque Torifice de glandoles nombrmises dites glandes de Tyson, sortes de dépressions utriculaires ou en grappes sécrétant la matière sébacée, qui s'y amasse en quantité quelquefois considérable cbez les personnes peu soigneuses. Enfin sur quelques sujets, on .y Toit à la loope, et même à Fœil nu, de petites élévations qui ressemblent assez bien à des papilles, élévations déjà signalées par Littre, Morgagni, £. Home, et qui, selon N.Sappey, constitueraient de simples végétations, engendrées par la malpropreté (1). M. Jarjavay (2), adoptant l'opinion de Morgagni, les regarde comme des papilles, seolement elles ne seraient point constantes, puisque sur trente-sept sujets vingt-six Ms elles étaient absentes.
Le prépuce mérite une mention toute spéciale. Il est constitué par la peau du pénis, qui, arrivée à l'extrémité de l'organe, se replie sur elle-même et s'insère sur koooronne du gland; il représente doue un repli cutané dont le feuillet interne, soustrait au contact de l'air, est devenu muqueux. Sa stmcture est de la plus grande simplicité : entre les deux feuillets, l'un muqueux, l'autre cutané, qui le constituent, eiisle un tissu cellulaire, lâche et lamelleux, continuation de la couche sous-cutanée de la verge et ne se chargeant jamais de graisse. Ce tissu est parcouru par des vaisseaux nuguins et des nerfs sans importance, mais on y trouve un magnifique réseau lymphatique dont les vaisseaux efférents vont s*unir à ceux du gland et de l'urèthre ; j'y reviendrai plus tard.
Le bord libre du prépuce offre des variétés nombreuses : tantôt il est très rétréci, et ne présente qu'une ouverture de quelques millimètres complètement insuffisante \ la libre sortie du gland, ce qui constitue le phimosis congénital ; tantôt, au contraire, il est tellement élargi, que la seule élasticité de la peau suffit pour le ramener et le maintenir en arrière de la couronne ; entre ces deux variétés extrêmes, on rencontre tous les intermédiaires.
Fixé à toute la circonférence du glaod par son repli muqueux, et par conséquent, oblique comme lui en bas et en arrière, de la face dorsale à la partie inférieure de la veiigie, le prépuce présente une hauteur beaucoup plus considérable supérieurement qu*inféneurement
De cette fixité de la muqueuse, qui ne peut céder que d'une manière insensible aux tractions qu'on exerce sur elle, tandis que la peau, au contraire, se laisse attirer, on pourrait dire indéfiniment, résulte cette conséquence importante, à savoir, que, dans l'opération du phimosis, qui consiste, ainsi qu'on sait, à retrancher une portion du prépuce dont l'orifice trop étroit empêche de découvrir le gland, il faut, ou bien fixer la peau et la muqueuse à la même hauteur, ou bien, à l'exemple de M. Ricord et de Vidal, déterminer à l'avance. |)ar une ligne tracée à l'encre, les points par où doit passer l'instrument tranchant Faute de ces précautions, on est exposé à exciser la peau beaucoup plus loin en arrière que la muqueuse, en sorte que, l'opération terminée, la presque totalité du gland se trouve dépouillée de son tégument cutané.
(I) C. Sappey, Hecherchei nur la conformation extérieure et la structure de l'urèthre de
Paris, 1854, p. 65.
2) Recherches anatonUques iur Vurèthrede Vhomme. Paris, 1856, p. 79.
694 ANATOIIIB DES HÉGIOMS.
Pour éviter cet inconvénient, j'emploie, depuis plusieurB snnées, un procédé dô^ ancien, ausâ simple dans son exécution qu'avantageux dans ses résultats. Avint d'exercer aucune traction sur le prépnce, je glisse entre lui et le gland, sur le dos de la verge, un des inors d'une pince k dissection dont l'autre extrémité est appliquée sur la peau. Les téguments cutanés étant ainsi fixés à la muqueuse, je les soulève simultanément, et d'un seul coup de ciseau j'excise le V de substance compris eoire mes pinces s cela fait, je réunis les deux membranes, peau et muqueuse, dont lei rapports n'ont pas varié, et saos faire une perte de substance considérable, j'obtiens ainsi une ouverture bien suffisante pour permettre de découvrir facilement le i^and. On peut d'ailleurs rendre cette ouverture aussi grande que l'on veut, selon qu'on enlève uii V de tégument plus on moins allongé.
Superposition des plans et structure de la verge, — La peau qui recouvre la verge est fine, transparente, d'une couleur généralement foncée au niveau del'eitré* mité antérieure, et glissant avec la plus grande facilité sur les tissus sous-jacents. En arrière, elle est couverte de poils; en avant, elle est glabre, et forme, en se repliant sur elle-même, le prépuce déjà étudié. Inférieurement, dleseoontiniieaveclapeao du scrotum, laquelle, dans l'érection, se déplace, glisse en avant, et vient envelopper la racine du pénis.
lii couche sous-cutanée est formée par un tissu cellulaire lamclleux, k ÏÊipê mailles, toujours dépourvu de graisse. Sa couleur blanchâtre contraste avec celle des veines qui le parcourent, et qui sont toujours remplies d'un sang Utoâtre et abondant. M. Cruveilhier le croit traversé par des fibres élastiques analogues à œllci du dartos, et leur attribue l'élasticité dont est doué ce tissu. Je n'ai jamais pu voir ces prétendues fibres dartoïques, dont il n'est nul besoin, d'ailleurs, pour rendre compte de la rétractilité dont jouissent les tégumente de la verge, rétractifité parement passive et sans aucune analogie avec celle du dartos scrutai. •
r/est dans cette couche celluleuse qu'on rencontre le ligament 9uspenseur it\k verge, constitué par l'adossement des dartos, et, comme eux, composé de fibro (Mastiques jaunâtres, qui s'insèrent supérieurement au-devant de la symphyse psbienne. M. Cruveilhier dit avoir vu un ligament suspenseur qui s'insérait sur la ligne blanche Abdominale, jusqu'au milieu de l'espace qui sépare l'omUlic du pubis. InfMeurement, ces fibres viennent se rendre sur la cloison fibreuse des corps civer« neux, et se confondent latéralement avec la gaine fibreuse du pénis.
Au*des80us de la couche sous-cntanée on rencontre la gaine fibreuse propre àt la verge, indiquée d'abord par IVl. Velpeau. J'en ai tracé la description dans on mémoire sur les infiltrations urineuses (1), et depuis elle a été étudiée par M. Gardon Bnck, de New-York (2). Cette lame fibreuse, qui constitue à la verge un véritaMe étui assez dense et assez résistant, principalement sur la racine du pénis, se continue en arrière, sans ligne de démarcation aucune, avec l'aponévrose inférieure du périnée, et se porte avec elle au-devant de l'anus; c'est pour cette raison que M. Velpeau a donné à cette dernière le nom d'nno-pénienne. En avant elle se ])erd InsensiblenMl sur l'extrémité antérieure de la vergo, en se confondant avec la tunique fibreuse dei corps caverneux et spongieux. M. Gardon Ruck, qui dit l'avoir suivie nettement
* (i) A. Ricbet, Annales de la chirurgie, 1842, l. VI, p. 310.
(2) lievue clinique f décembre 1849. Elirait des Transacliom of Ihe American médkél Associalion,
KÉT.lOff PUniO-PÉNlBNNB. 695
jaiqu'à la couronne du sknd, me seuiMe ôiro tombé lur des cm eiceptiminels; je l'ai toojoon ?iie se fusionaer un peu avant avec les lames fibreuses sous-jacentes. Sur le dos de la verge, en arrière et près du ligament suspenseur, elle s'affaiblit an point de se résoudre en un (issu celluleux qu*on ne peut plus distinguer de la couche ceUiilo-graisseuse du pénil ou mont de Vénus. C'est par Ih que j'ai vu les infiltratîoaa urineuses s'écliappant de la loge périnéaic inférieure, faire irruption dans la ooache sous-cutanée du pénil, du scrotum et de la région abdominale Inférieure; je reviendrai plus loin sur cette particularité. A la partie inférieure de la verge, cette galBe fibreuse, dense et résistante, enveloppe le bulbe et fournit aux muscles bulbocaverneux une gaine qui les isole des iscliio-caverneux, puis se continuant sur le corps s|ioogieux, vient h l'extrémité antérieure du pénis se confondre avec lui comme aik s*était confomlue à la face dorsale avec le corps caverneux. Ixiin de séparer le corps spongieux du corps caverneux en s'insinuant entre eux, comme le veut M. Gardon Bnck, elle ma paru, eu passant de l'un à Tauti-e, les réunir solidement; il y a d'ailleurs impossibilité absolue à ce que les choses se passent ainsi, vu l'union intime, je dirais même la fusion de la portion spongieuse avec la gouttière des corps caver- •eQX dans laquelle elle est reçue.
Lorsffu'ona enlevé la gatne fibreuse propre du pénis, on rencontre leÈcovpBCùvei" uieitx eiipongieyx.
Les corpt eaverneux, qui constituent le dos de la verge ou sa face supérienrr, soDt adossés l'un à l'autre comme les deux canons d'un fusil double; ils naissent on arrière par deux racines effilées qui s'insèrent à la lèvre interne des branches ascendantes de l'ischion et descendantes du pubis, et se terminent en avant par une extrémité conique et arrondie qui s'enfonce assez profondément dans la base du gland. De cette extrémité partent des prolongements fibreux médian et latéraux qui s'enfoncent dans la subsUince même du gland et relient intimement ces deux organes. Ces prolongements signalés d'abord par Mayer ont été bien étudiés par M. Jarjavay (i). Recouverts par une tunique ou gaine cylindrique d'une grande épaisseur el d'une élasticité remarquable, due, ainsi que le fait olx^orver M. Crnveilhier, non k la nature des fibres qui la constituent, mais à leur arrangement spécial, ils sont séparés par une cloison épaisse, mais incomplète en avant, il n'y aurait donc, k proprement parler, qu'un seul corps caverneux, puisque lesdenx moitiés latérales cornmnniquent facilement entre elles. Chaque racine des cnrps caverneux est embrassée par le muscle ischio- caverneux obliquement dirigé, comme la racine elle-même, des branches de l'ischion vers la ligne médiane et de bas en haut.
La structure des corps caverneux est essentfellement spongieuse et érectile ; toutes les cellules communiquent entre elles et avec les veines qui en émanent, en sorte qu'on remplit très facilement ces dernières en injectant un des corps caverneux, et réciproquement Au centre de chaque corps caverneux se voit l'artère caverneuse Le corpê êfKmgieux, situé à la partie inférieure du corps caverneux, constitue une gaine spongio-vasculaire qui entoure toute la portion antérieure de l'urèthrc, désignée, pour cette raison, sous le nom de portion spongieuse. Cette gatne, renflée h ses deux extrémités, en arrière pour former le bulbe, en avant |)oiir constituer le gland, est amincie dans sa partie intermédiaire. Les deux renflements n'occupent pas, relativement à l'urèthre, la mOme |>osition; le bull)e est situé inférieu rement au
(I) Ouvrage rite, p. 7.T et planrhw.
60Ô ANATOMIB DBS BÊGIONft.
caDal, Undii que le glaud est placé au-deasus de lui : d*oà il suit, ainsi que le dit remarquer AL Sappey, que Taxe du canal ne répond pas à celui de la portion spongieuse. Une coupe médiane antéro-postérieure de la yerge insuflDée ou injectée avec un corps soUdifiani montre parfaitement cette disposition.
Les rapports du bulbe, appartenant pins spécialement an périnée, seront décrits dans cette région, mais je no puis séparer le reste de son histoire de celle de la verge. L'extrémité antérieure du bulbe, à sa sortie de la région périnéale, \ieot se placer dans une gouttière située au-dessous et dans Tintervalle des corps caTemeux, et la |)ortion spongieuse qui lui fait suite conserve les mêmes rapports, excepté en avaat, où elle se redresse pour embrasser complètement leur extrémité conique par son renflement antérieur qui forme le gland. Dans toute son étendue le corps spongieai contracte avec le corps caverneux des adhérences intimes, à ce point que ces deax organes semblent réellement n^en faire qu'un.
F^ structure du bulbe, du corps s|M)ngieux et du gland, parfaitement étudiée pir M. Jarjavay dans ses /Recherches sur l'urothre de l'homme, mérite de nous arrêter un instant. Selon Moreschi et kobelt, dont les travaux ont été confirmés par ceux de M. Jarjavay, le bulbe est complètement spongieux, c'est-à-dire formé d'aréolei contenant du sang veineux et tapissées par la membrane interne des veines, comme celles des corps caverneux. F^ portion du corps spongieux qui lui fait immédiatement suite est également formée d'aréoles semblables ; ces aréoles sont soutenues et traversées |)ar des fibres ou trabéciiles qui s*insèrent sur la membrane d'mveloppe des corps caverneux, trabécules que kôlliker et .M. I\ouget (1) ont dénMMitié éuv sinon musculaires, du moins contractiles, et par conséquent propres à favoriser le phénomène de l'èi-ection. Mais en s'approcliant du gland, le corps spongieux peni de plus en plus cette apparence aréolaire |)our prendre un aspect vasculaire, de telle sorte qu'à son entrée; dans le renflement glandairt;, il est constitué par deux faisceaux de vaisseaux veineux marchant parallèletncntet situés de chaque côté du frein, aioii qu'on peut le voir sur les belles planches de M. Jarjavay. Arrivés sur les c6lés do méat, ces deux faisceaux, auxquels cet anatomiste a imposé le nom de faiueaux du cylindroîde spongio' vasculaire, se recourbent en deliors et en haut, et par un trajet rétrograde viennent gagner la couronne du gland; il donne aux premiers le nom de faisceaux directs, et aux seconds celui de faisceaux réfléchis (1), Ces deux faisceaux forment, |)our ainsi dias l'écorce du gland, dont le centime est constitué pir du tissu spongieux proprement dit.
I^ membranequi enveloppe le bulbes le cyliiidroïdespongio-vasculaircetleglaad, est de nature fibreuse et élastique, mais extrêmement mince, peu résistante et susceptible de se déchirer avec la plus grande facilité. Ainsi s'expliquent les fausNS ix)utes, si fréquentes dans cette partie du canal de Turèthre.
En résumé, le corps dit spongieux de Tuivthre n'est donc réellement spongieux que dans le bulbe et la partie qui a\oisine le bulbe ; dans sa partie antérieure et dans le gland, il est tout à la fois spongieux et vasculaire, formant, suivant l'expression de Kobelt, im reie mirnbile venosum. C'est au milieu de ce tissu que chemine d'arrière eu avant rurèthre, sur lequel nous reviendrons dans un paragraphe spécial.
Ia partie inférieure du bull>e et de la |X)riiun spongieuse est recouverte d'une
(1) Tlièsc de Paris, 1855.
(2) Travail rilé, p. 72.
BftGION PUBIO-PiNICNNE. 697
eoodie moMulaire, comme h racine des corps cavemeai. Ce muscle a reçu le nom de bmibo-emfemeux^ tiré de ces deax iosertioiis; il est oblique cd avant et en haut, et se termine antérieurement par une languette qui contourne les corps caverneux et arrive jusque sur le dos de la verge, en avant et sur les côtés du ligament suspeasear. C'est à cette dernière bandelette qu*on a donné le nom de muscle de BamtUm^ qui, en effet, le premier Fa décrite. Kobelt loi attribue on rôle tout spécial : il pense qu'en se contractant, elle comprime les veines dorsales et retient le mag dans les corps spongieux et caverneux, d*où Térection. M. Sappey (1), qui nie la disposition décrite par Houston et invoquée avec certaines modifications par Koheh, s'élève contre cette théorie de Fércciion. Quant à moi, sans m'expliquer sur le point de physiologie, je puis affirmer avoir trouvé très mauifestement, deux fois au BMMns, le faisceau musculaire signalé par Houston, et j'ai déposé, dans le musée de la Faculté, eu 1S60, en même temps qu'une série de pièces sur les organes génkaus de l'homme, un exemple irrécusable de celte variété, peu commune il est mi, du muscle bulbo-cavemeux.
Les avères de la verge sont fournies : celles des téguments, par des ramiiscules éittnés des honteuses externes, branches de la fémorale ; celles des parties profandes, par des rameaux de la honteuse interne. Ces dernières seules méritent d'être Motioonées.
Pirvenoe au niveau de la partie moyenne de la brandie ischio-pubienne, Vartère kmieuse interne cit)ise obliquement cette arcade osseuse, et se divise bientôt en trois branches : une inférieure, qui va se porter au bulbe, c'est Vartère trarifverse du périnée on bulbeuse, et deux supérieures terminales, qui sont Varière dorsale de la serge et Varière caverneuse.
Vartère bulbeuse, à son entrée dans le bulbe, fournit plusieurs rameaux dont les antérieurs, qui doivent seuls pour le moment nous occuper, se dirigent d'arrière en avant dans l'épaisseur du tissu spongieux, et communiquent avec des rameaux de la dorsale de la verge ; ils deviennent de plus en |)lus petits, et enfin s'épuisent dans la région spongieuse antérieure.
Vartère caverneuse pénètre dans les corps caverneux |>ar la partie supérieure et interne de sa racine, et la plupart de ses ramifications versent leur sang dans les aréoles du tissu spongieux. La terminaison de quelques-unes de ses branches en rameaux oontouruésen hélice, et désignés pour cette raison parMûller, sous le nom A'artères kélietnes, n'a pas été confirmée par les recherches de M, Sappey.
Enfin, Vartère dorsale de la verge, après avoir cheminé au-dessus des cor|)s ca- \emeux, et a\oir fourni latéralement des rameaux anastomotiques avec la bulbeuse, s'épuise dans le gland.
Les veines de la verge sont nombreuses et importantes à étudier. Celles de la partie antérieure tiennent |)our la plupart se rendre dans la veine dorsale de la verge par nne série de branches en arcade qui, en arrière du gland, forment un riche et magnifique plexus, dont les pièces que j'ai déposées au musée peuvent donner une bonne idée. C'est de ce plexus qu'émane la veine dorsale, qui parcourt la face supérieure du corj)s caverneux d'arrière en avant, passe entre les deux lames du ligament sospenseur, puis s'engage au-dessous de la symphyse pubienne, pour se jeter enfin dans les plexus prostatiques ; elle offre plusieurs variétés qui importent peu, tantôt
(I) Mémoire cité, p. 57.
608 AN ATOMIE DES EfiGIONft.
le divisant en deux ou un plus grand nombre de brauclics, le plus aooYent restaot unique. Outre les veines du gland et de la portion spongieuse antérieure, elle reçdt encore de nombreuses veines des corps caverneux, ce que j'avais démontré d*ane manière positive dans le môme concours où M. Sappey crut, par erreur, être le seol h avoir soutenu cette opinion. Quant aux veines de la partie |N>stérieure de la verge, elles se rendent en partie dans la veine honteuse interne, en partie dans les plexsi uréthraux, prostatiques et vésicaux.
Los va fiscaux lymphatiques de la \erge sont nombreux et aujourd'hui bien étudiés. Tous, aussi bien ceux de Turèthrcque ceux du gland, du prépuce et des téguments, viennent converger en un seul ou en deux troncs situés, comme la veine dorsale, sur la face supérieure des corps caverneux. Quand il n'y a qu'un seul tronc, parvenu au niveau du ligament suspensenr, tantôt il se divise en deux branches, dont l'une m |X)rte k droite et l'autre à gauche |)our aboutir aux ganglions inguinaux, superficiels et supérieurs; pluH rarement il se jxirtc sans se diviser, soit à droite, soit h gauche. I/)rsqu*il existe deux troncs latéraux, ils se distribuent comme dans le premier cas. Tels sont les faits importants qu'on peut constater sur les belles pièces déposées au musée Orfila par MM. Sappey et Jarjavay k l'occasion du concours pour une place de chef des travaux anatomiques, en 1856. Ainsi que l'a fait remarquer M. Sappey, ce n'est point seulement aux ganglions les plus supérieurs de Taine que vont aboutir les lymphatiques du pénis, on en voit également se rendre dans ceux qui sont situés autour de l'embouchure de la sapliène interne.
Les nerfs de la verge émanent presque tous du honteux interne; ils sont, comme les artères et les veines, situés dans la couche sous-cutanée, passent comme elles soos l'arrnde pubienne, pour se loger avec elles dans la rainure supérieure des corpn caverneux; quelques filets sont fournis aux téguments par la branche ilio-scrotile.
Maintenant, pour avoir une idée bien nette des rapports qu'affectent entre euxb divers éléments qui entrent dans la composition du pénis, il faut en pratiquer àt$ coupes à diverses hauteurs.
Sur une con|)e faite sur le corps môme de la verge et vers son milieu, on voit : 1* Au centre de la coupe, les corps caverneux et l'urèthre plongé au milieu de ion tissu s|)ongieux. Ix^ corps caverneux, séparés par une cloison, figurent un huit de chiffre ainsi placé horizontalement oc ; au centre de chacune des circonférences dont l'assemblage fomiclehuit, un point indique la présence de l'artère caverneuse, que la r^'iraction du tissu érectile qui l'entoure laisse en saillie, et qui est ainsi facile I saisir et à lier. Au-dessous de la cloison médiane, qui sépare les cor|)s caverneux, se voit Tnrèthre, dont rorifice resserréet froncé présente des plis rayonnes, convergentsven le centre du canal; autour de lui, le tissu s|)ongieux et deux |)olnts qui marquent la présence des artères bulbeuses.
2* Kn dehors de l'enveloppe fibreuse des corps caverneux, dont l'épaisseur contraste avec la minceur de celle qui recouvre le corps spongio-vasculaire, on remarque dans la rainure supérieure de ces corps l'orifice des artères et veine dorsales; sur les cAtés, en recherchant avec soin, on trouve les rameaux supérieurs du nerf honteux interne.
3* Enfin, au pourtour du noyau central constitué par les corps spongio-vascnlaire et caverneux réunis, qui forment, h proprement parler, la charpente de la verge, on peut compter trois couches superposées de dedans en dehors, et qui sont la gaine fibreuse proorede h vence, la couche sous-cutanée, et enfin la )>eau.
RÉGION PUBIO-PÉNIENNE. (109
Làdéveioppement dupénii sera étudié en même temps que celai des organes génilaui eo général.
Dédueiioni pathologiques et opératoireê, ^ Telle est la mobilité des téguments qui recouvrent le scrotum et le devant de la symphyse pubienne, qu'il suffit, pour les déplacer et les attirer sur la racine du pénis, de légi'res tractions exercées sur cet oigane. Dès qu*on cesse Textension, tous les tissus reprennent rapidement leur positioii, en vertu de l'élasticité toute spéciale dont ils sont doués. De là résulte que si, dans l'amputation de la verge, alors qu'on est obligé de la tendre pour en faciliter la lectîon, ou coupe à la mémo hauteur tous les tissus qui la composent, la section porte non sur ses propres téguments, mais sur ceux du scrotum et du mont de Vénus, entrakiéi au-devant des corps caverneux et spongieux. Aussi l'opération achevée, ces derniera restent-ils complètement à découvert On a bien proposé, pour éviter cet inflOBfénient, d'agir ici comme dans l'amputation des membres, c'est-à-dire de diviser arcubirement, d'abord la peau qu'on laisse se rétracter, puis les autres tissus à son aiveni ; mais outre qu'en agissant ainsi on prolonge beaucoup ro|>ération, on tombe dans un autre inconvénient, celui d'avoir une trop grande quantité de téguments ponr recouvrir le moignon de la verge, qui s'enfonce et se cache sous eux. Le préeqite posé par Blandin me semble lever, aussi complètement que possible, cesdiflienités. Partant de ce principe que, hors de l'état d'érection, la verge non distendue a suffisamment de peau pour la recouvrir, rien de plus, rien de moins ; qu'alors les corps caverneux sont aussi rétractés que possible, et que les téguments et les parties profondes , si l'on pouvait les maintenir en cette situation, conserveraient après rampntation les mêmes rapports qu'avant, ce chirurgien propose le procédé suivant. Préalablement à l'opération, un aide retient sur le scrotum et le mont de Vénus la peau el les tissus sous-jacents ; alors le chirurgien, saisissant le pénis et l'attirant à lui, tranche d'un seul coup de couteau tous les tissus à la même hauteur. L'opération terminée, on peut constater qu'il ne reste ni trop ni trop peu de téguments pour recouvrir le moignon central.
Par ce procédé , l'amputation du pénis est une opération d'une simplicité sans égale; toutefois, à en croire quelques chirurgiens, la rétraction de l'urèthre dans la profondeur du moignon pourrait donner lieu à de graves difficultés sur le moment, et par la suite à des accidents sérieux. M. Barthélémy, qui a publié un travail à ce sujet (1) , rapporte à l'appui de son opinion un fait, unique jusqu'ici, qu'il ne parait pas avoir vu lui-même, et dont l'observation rectifiée fut publiée plus tard par M. Rennes (de Bergerac), présent à l'opération (2). On y voit que la verge ayant été amputée anez près du pubis, l'orifice de l'urèthre se déroba absolument, et qu'après des recherches multipliées, il fallut renoncer à y introduire une sonde. Bientôt les envies d'uriner se manifestèrent, et le malade ne pouvant y satisfaire, on fut obligé de pratiquer d'abonl la ponction de la vessie par le rectum, puis la ponction hypogastrique, et enfin une boutonnière au périnée. Neuf mois après, l'opéré étant mort des suites de la variole, on constata que l'urèthre rétracté n'arrivait pas jusqu'à l'extrémité du moignon, et se terminait au niveau de l'ouverture artificielle. 1^1. Malgaigne se demande quelle peut avoir été la cause de cette rétraction de l'urèthre, et si elle doit être redoutée dans tous les cas : « \a clef de l'énigme, dit^il, n'est peut-être pas très difficile à trouver.
(1) Journal h^domadaire de médecine j octobre 1833.
(2) Voyez Gazette médicale y iS34, p. 27.
700 AKATOMir DES RÉGIONS.
Quand on ampute h verge dans un point où Tur^thrc est accolé au corps caverneux, la rétraction étant à peu près égale dans tous les points de la plaie, l'orèthre vesAo visible à la superficie, et personne, que je sache, n'a trouvé même de difficulté notable à y porter une sonde. Mais si l'amputation se fait près du pubis, là où Turèchre n'est plus en contact supérieurement qu'avec le tissu fibro-celluleux qui revêt la symphyse, on comprend que le canal, plus rétractile que les parties ambiantes, s'enfonce profbodément dans les cliairs. » Comme M. î^ialgaigne, je pense qu'il n'est point difficile de retrouver rorificc de l'urèthrc à la surface du moignon, quand on ampute dans le corps même de la verge. J'ajouterai qu'ayant eu deux fois l'occasion de pratiquer l'amputation du pénis à la réunion des deux tiers antérieurs avec le postérieur environ, j'ai pu sans peine, l'opération terminée, y introduire une sonde; dans le deuxième cas même, la muqueuse uréthrale était tellement Uche, que l'idée me vint de la réunir immédiatement à la peau, comme on le faitaprès l'opération do phimosis pour la muqueuse du gland. J'appliquai donc des serres-fines non sans difficulté; mais daus la journée le malade ayant eu besoin d'uriner, et pour satisfaire ce besoin, ayant attiré la peau en arrière, ainsi qu'il en avait, disait-il, contracté l'habitude, déchira h cicatrice commençante, en sorte que la réunion avorta complètement; peut-être cet essai devrait-il être renouvelé. Ainsi, dans l'amputation du cot^ps de la verge^ 'û me paraît aujourd'hui démontré qu'on n'a nullement à redouter la rétraction de l'urèthre, et que l'introduction d'une sonde avant l'opération, recommandée* au dire de iM. Hennés, par M. Belmas, chef des travaux auatomiquesà la Faculté de Strasbourg avant M. Baithélemy, n'est qu'une complication inutile.
Quant à l'amputation pratiquée plus près du pubis, sur la racine même du pénis, un seul fait, surtout rapporté d'après des notes nécessairement incomplètes, et hnigtemps après Topéralion, n'est point suffisant pour établir définitivement cette possibilité, et l'explication du savant professeur de médecine opératoire me ptraH très contestable. £iïectivement, dans un cas à' extirpation de hi verge pratiquée ptr Dupuytren et dont Blandin avait été témoin (1), cette rétraction n'eut point lieo. Peut-être, dans le cas dont ont parié MM. Barthélémy et Rennes, n'y avait-il pas eu rétraction de l'urèthre, mais simplement contraction du bulbo-^avcrneux, qui, en se resserrant, aurait simplement refoulé l'orifice uréthrai en arrière, ce qui est Uen différent ; ciïectivemcnt on ne rechercha l'orifice du canal qu'après avoir lié toutes les artères, et par conséquent après avoir sollicité par des pincements la contraction des nombreuses fibres arciformes qui enveloppent le bulbe. Le mieux serait donc d'attendre de nouveaux faits avant de se prononcer définitivement sur ce dernier poial
Après l'amputation, six artères donnent du sang, mais quatre seulement ont besoin d'ôtre liées, ce sont les artères caverneuses et dorsales de la verge; quant aux artères bulbeuses, il suffit de les tordre, et d'ailleurs elles sont trop petites |:our donner lieu à une hémorrhagie sérieuse.
I^ cancer de la vci*ge, qui est assez fréquent, débute souvent par la peau, comme le cancer des téguments du scrotum, dit de» ramoneurs^ avec lequel il n'est passaos analogie; comme lui, il est alors de la nature de ceux auxquels les micrographes ont donné le nom d'épithéiiai ou decancroide. On comprend dès lors qu'il n'envahisse les tissus profonds que consécutivement, et qu'il soit longtemps arrêté par la gaîue fibreuse des corps caverneux, dont l'épaisseur, ainsi que je l'ai dit, est considérable. Telle est
i$^ "'lÊÊlrê tmàla FacuUé, 1845.
BÈGION PUBlO-PÊMlliMNE. 701
sans doute la raisoo pour laquelle Lisfranc, saus 8*ea rendre sufBsauiiiieiit compte, dou naît le coDseîl, qui doit être suivi, de mettre d'abord à nu la tunique fibreuse par une incision pratiquée selon la longueur de Torgane, et de ne procéder à Tamputailun qu*après 8*être assuré que la dégénérescence a envahi cette membrane.
L'ouverture que présente le prépuce est quelquefois tellement étroite, qu*il devient impossifale de rejeter ce repli en arrière du giand : c*est là ce qui constitue \e phimosis emgénitol , qui se distingue du phimosis accidentel en ce que ce dernier est le résultat d'un rétrécissement morbide de l'onûce préputial. Cette affection, gênante pins encore que sérieuse, peut cependaut donner lieu à quelques accidents auxquels le chirurgien est appelé à remédier. Non-seulement les individus atteints de cette infirmité, lorsqu'ils n*oni pas le soin de faire des injections pour emporter, par un lavage répété soir et matin, la matière acre que sécrètent les follicules placés à la rKÎne-dn gland, sont exposés à cette inflammation de la muqueuse préoutiale désignée soos le nom de balano-posthiie; mais encore, ce qui est plus sérieux, ils courent le risque de se trouver condamnés à la stérilité, le sperme ne pouvant sortir qu'en bavant, par suite du défaut de parallélisme entre les deux orifices de Turèthre et du prépuce. Dans un cas singulier^ chez un homme entré dans le service de M. Velpeau où j*étais aloi-s interne, nous trouvâmes amassés, entre la couronne du l^nd et le prépuce, trente-deux calculs formés d'acide urique dont la grosseur variait d'un pois à un grain de millet Chez cet individu, Torifice préputial était situé à la lace dorsale du gland, tandis que celui de l'urèthre occupait sa place habituelle à la face inférieure de la verge, en sorte que Turinc avant de sortir gonflait le prépuce comme une poche, et y séjournait sans que le malade prit la peine de Texpulser.
Lorsque le prépuce, trop étroit pour permettre de découvrir facilement le gland, l'est cependant assez pour le laisser sortir en lui faisant violence, il arrive qu'on ne peut plus le ramener en avant : c'est là ce qui constitue \eparaphimosis, conséquence naturelle du phimosis. Dans ce cas, les accidents auxquels donne lieu la striction drcolaire exercée sur le gland par l'anneau du prépuce sont rapides et graves, et il bot promptement y remédier, tandis que le phimosis ne nécessite jamais i'intenention immédiate du chirurgien.
L'érection, phénomène tout physiologique, peut parfois devenir pathologique; c'est alors ce que l'on a nommé le safyriasis. Mais à côté de cette affection, sur laquelle 00 trouve dans les auteurs des documents assez complets , il est une autre variété d'érection qui n'a pas encore été étudiée que je sache, et qui est due à la phlébite des veines de la verge. J'ai publié dans les Archives de médecine (1) l'observation d'un vieillard de soixante et quinze ans, chez lequel, sans cause appréciable, il survint on gonflement indolent et progressif des cor|)s caverneux qui finit par déterminer, après quelques jours, une sorte d'érection très singulière, en ce sens que la portion spongieuse y était étrangère; le gland, en effet, restait flasque et comme flétri au-devant des corps caverneux turgides, roidis et horizontalement dirigés. Uneincisioo, pratiquée sur l'un des corps caverneux, ne donna d'abord issue qu'à un sang caillebotté et infect; puis, les jours suivants, nous pûmes retirer par cette ouverture la totalité du tissu érectile mortifié qui se détacha sans difficulté. Cet homme ayant succombé à une infection purulente, je trouvai, à l'autopsie, les veines caverneuses oblitérées par des caillots qui se prolongeaient jusque dans les plexus vésicaux et
(I; Voyez Archiver yniérales de médecine, 1841, t« 11, p. 319.
7u*2 AmAtomik dès kê(;ions.
prostatiques ; ces derniers étaient remplis de pan. Chez un autre malade qui présenta aussi les phénomènes de l'érection, mais complets, c'est-à-dire portant à la fols sur les corps c^iverneux et spongieux , et également en dehors de toote excitation appréciable vénérienne ou cantharidienne, je trouvai des caillots oblitérant non-seulement les veines caverneuses, mais la veine dorsale; il y avait aussi dans les plexus prostatiques, uréthraux et vésicaux, du pus bien formé. M. le professeur Nélaton, auquel je fis part de ces faits à l'époque où je venais de les recueillir, m'a dit, de son côté, avoir vu deux fois, et sur deux étudiants en médecine, la phlébite isolée de la veine dorsale ; les symptômes différaient un peu de ceux que je viens de noter. Ainsi, on sentait à la veine dorsale du pénis une corde dure et tortueuse qu'on pouvait suivre jtisqu'au moment où elle s'enfonçait sous le pubis; la verge était dans une demi-érection et le prépuce présentait un oodéme considérable. Depuis, j'ai eu l'occasion de voir, chez un jeune ou\Tier imprimeur atteint d'une blennorrhagie intense, cette phlébite de la veine dorsale s'annonçant par les mêmes symptômes, avec cette différence toutefois, que le tissu spongieux du corps de la verge présentait simultanément des nodosités dans toute sa longueur, et semblait être le siège d'une vive inflammation. Peut-être faudrait-il rapprocher ces cas de ceux dans lesquels le corps spongio-vasculalre et le tissu cellulaire sous-muqueux de l'urèthre, vivement enflammés, s'indurent, se dessinent comme une corde, deviennent inextensibles, et maintiennent la verge dans une demi-érection et courbée en bas, tous phénomènes qu'on observe plus particulièrement dans certaines blennorrhagies, auxquelles on a donné pour cette raison le nom de chaudepisse cordée. Quoi qu'il en soit, l'histoire de la phlébite des veines de la verge, dont je viens d'esquisser les symptômes les plus saillants, est encore à faire.
1^ cicatrisation des plaies du pénis exige de grandes précautions, et doit être diriger avec beaucoup de soin ; car, lorsqu'elle se fait vicieusement, elle a des conséquences graves. J'ai vu et je vois encore souvent un jeune homme dont la verge a été blessée l^ar un éclat de l)ois dans la catastrophe du chemin de fer de Versailles, en 18fi2; la cicatrice, étendue de 2 centimètres, comprend toute l'épaisseur du corps caveftïeax droit. Lorsqu'il entre en érection, non-seulement il éprouve de vives douleurs, inab encore sa verge courbée en demi-cercle se dirige de côté, vers le pli de l'aine corre8|)ondant : cette position rend le coït très difficile et gène notablement l'éjaculation ; l'émission des urines se fait au contraire librement, la verge à Fétatde flaccidité n'étant nullement déviée.
Telle est, dans certains cas, la rigidité du pénis à l'état d'érection, qu'on Ta vu se rompre plutôt que ployer. M. Hugnier a communiqué à la Société de chirurgie une curieuse observation de rupture du bulbe de l'urèthre et d'une partie des corps caverneux survenue chez un individu qui, stirexcité par l'absorption des cantharides, avait attiré brusquemeni sa femme sur lui. Le malade ayant succombé aux suites de cette lésion, on trouva l'urèthre complétenient divisé au niveau du bulbe, qui luimémo avait disparu ; ime distance de 2 centiniùtres au moins séparait les deux bouts du canal A ce sujet, je citai alors l'observation d'une rupture incomplète des corj» caverneux su r\ en ne dans les niOmes conditions chez un honnne de quarante-deux ans qui guérit, tnaisdont la verge pendant ITrect ion restait courbée sur la face uréthrale. comme dans la cliaudepisse cortlée. De son côté, M. Déguise rap|)orta avoir donné des soins à un homme qui. pendant le coït, se rompit les corps caverneux ; au ni\eau de la déchirure, la verge resta brisée coniine un fléau, et ce qu'il y avait de remar-
UÉGION PÊRINÉALE ANTÈHlBURE. )03
jwible, c*est que Térection, qui |X)uvait encore se faire, s'cffecliiait on deux temps, I partie postérieure de l'organe se gonflant d*al)ord, et en second lien i*extrénuté ( t ).
§ ÎIF. — RÉGION PÊRINÊALE ANTÉRIEURE.
Les chirurgiens ne sont pas d'accord sur ce que l'on doit entendre par pf^rincc ; m uns* avec Blandîn, comprennent sous cette dénomination toutes les iKirties ■olleB qui ferment le détroit inférieur du bassin ; les antres, avec >ni. Velpeau !l llilgaigne, résenent ce nom aux parties situées en a^ant d'une ligne allant d'une griiérorité sciatique à l'autre. J'ai déjà dit sur quelles considérations d'anatomie, de pkfBÎologie et de pathologie je me fondais pour séparer le plancher périnéal en deux rCglMis, je n'y reviendrai pas ; mais je dois ajouter que les mots ayant sur les choses ■M influence incontestable, il me paraît de toute nécessité, avant d'entrer dans Btadedu périnée,de préciser ce que je comprends sous cette dénomination. Je réle nom ide périnée k la totalité du plancher pelvien, et divisant l'espace losan* qu'il représente en deux portions à peu près égales par une ligne allant d'une Iribérosité ischiatique à l'autre, en passant au-devant de l'anus* je désigne sous le HHl de réyion périnéaie antérieure les parties situées en avant de cette ligne, et Wêê celui de région périnéaie postérieui^ celles qui sont placées en arrière. '•Celte division du plancher pelvien en deux régions est la même au fond que celle [ée par MM. Velpeau et Malgaigne, seulement rap|>ellation est différente; ces rs désignent sons le nom de région anale la région postérieure, et réservent à IWcérîeure le nom de périnée, ce qui jette, à mon avis, une grande confusion dans taprit des élèves auxquels d'autres maîtres ont appris que par /^érince on entendait WÊÊÊê les parties molles qui ferment le détroit inférieur. Pour prouver la nécessité de llkniier ce langage, je ne citerai qu'un fait, il sera concluant. Dans un concours fmr le professorat le sujet de la question écrite était ainsi po^é : Du fiérinée et des iÊlUes jïérinéalei. Je ne sais si les candidats durent hésiter longtem|)s à circonscrire Inr sujet; mais ce que je puis affirmer, c'est que les uns décrivirent la région anale m même temps que la région périnéaie antérieure, tandis que d'autres se bornèrent à cette dernière: en sorte que nous, élèves, qui assistions à cette brillante lutte, nous SMimes de l'amphithéâtre moins fixés que jamais sur ce qu'il fallait entendre parce MM périnée. La dénomination que je propose aurait pour résultat de faire cesser loate ambiguïté.
Cette division du périnée en deux régions secondaires par une ligne fictive peut,
m premier abord, et en se bornant à l'examen des formes extérieures, être consi-
comme arbitraire et de pure convention ; mais eu pénétrant \yw la dissection
la profondeur des tissus, on s'assure qu'elle indique une délimitation très nette,
Ms réelle, très anaiomique, si je puis ainsi dire, délimitation que nous verrons se
reproduire pour toutes les couches du périnée, la couche sous-cutanée exceptée.
f>cj posé, je passe à l'étude de la région périnéaie antérieure.
Celte région, circonscrite en arrière par une ligue allant d'une tubérosité ischia*
lifiie à l'aoure et passant an-devant de l'anus, sur les côtés par les arcades pubiennes
fri se rejoignent à la symphyse, représente un triangle isocèle à base postérieure et
^tanmet dirigé en avant. Ce triangle est divisé lui-même en deux autres secondaires
(1) BuUeiiHsdsla Société de chirurgie, t. III, p. 51i.
70& AKATOMIK DES ftÊGlOMS.
par le raphé médian dit périnéal, qui, de la racioc des bourses, c esl-â-dîre i sommet, vient tomber perpendiculairement sur la base au-dcTant de ranu&
La région périnéale antérieure, chez Tbomme comme chez la femme, li%n.> fn sage aux oi-ganes génito-urinaires ; loi*sque les cuisses sont ra|)prochées, elle se n duit à un sillon et disparaît presque complètement, ou du moins semble disparaitn car ses limites osseuses ne permettent pas de variations dans ses dimensions. Il faa pour Tétudier, mettre le sujet sur le dos, le siège rapproché du bord de la table puis les membres inférieurs étant écartés, faire fléchir les jambes sur les aûssf%,t les cuisses sur le bassin. Dans cette position, la région périnéale antérieure offre» la ligne médiane une saillie antéro-postérieure due à la présence du pénb, dont fa racine s'enfonce et disparait dans les parties molles du plancher pelvien.
Superposition et structure des plans. — £n procédant à la dissection, oii (raoïe successivement, de la peau à la cavité pelvienne :
1* La peau^ pourvue de poils dont le bulbe soulève le derme et fait un léger reiie£ A la partie antérieure elle participe de la mobilité des téguments du scrotum, iiec lesquels elle se continue, mais elle devient de plus en plus adhérente à mesure qK Ton se rapproche de Tanus.
2" Couche sous-cutanée. — Elle est représentée par plusieurs lamelles doDtl'isvlement a été la source de discussions qui me paraissent tout à fait oiseuses. Jrif saurais admettre en aucune manière les cinq couches que Thomson, et d'après fai M. Velpeau, ont décrites; ici, comme à la partie inférieure de Tabdomen, le Ims superficialis général peut être à la rigueur séparé en deux couches, et c*est d<^jâ bia assez ; Blandin n'en admet qu'une seule. La couche cellulo -graisseuse suptTfKxfc reçoit en arrière les insertions du sphincter anal superficiel, et se prolonge eo »^ dans le scrotum et sur la verge, mais sans se confondit; avec les dartos, aunka» desquels elle est située. Sur les C4)tés et en arrière, elle se continue avec la ccnà semblable des régions fessière et périnéale postérieure. En avant, elle présente ov texture lamelleuse, tandis qu'en arrière et latéralement elle prend la forme aréobinr. contient des pelotons graisseux, et se trouve traversée par des filaments résistants <;■ établissent entre elle, la peau et les tissus sous-jacenis, des adhérences intimes
Au-dessous de ce premier feuillet, on en rencontre un deuxième qui m'a para )< rapporter plus particulièrement à la description de ce que iM. Velpeau désigne sm» le nom d'aponévrose ano-scrotale ; il reçoit en arrière une partie des insertioD>^ sphincter de l'anus, et sur les côtés de Tintestin se plonge dans les fosses ischio^' taies. En avant, il est représenté par une couche lamelleuse composée de Olaoeii» blanchâtres, souvent infiltrée de sérosité rougeâlre et de graisse, puis se fn^W dans le scrotum, où il s'entrecroise avec lesfibres des dartos. Ou peut le poursoi^rr^ le pénis et jusque dans la région prépubienne, où il se confond avec la couche ^ cutanée abdominale. Latéralement, sur la racine du membre pelvien, ses ibfs^ se fixent aux aponévroses d'enveloppe.
3' Aponévrose inférieure, — C'est une lamelle mince cl celluleuse qui, ^ quelques sujets, n'a réellement d'aponévrose que le nom. On se ferait donc oikO^ | fausse idée de sa résistance, si on ne la considérait qu'isolée par le scalpel, ce^ d'ailleurs, n'est pas chose aussi simple qu'on pourrait le croire en lisant ksûesc^ lions qui en ont été faites; mais son union intime à la couche sous-cuianée, 40 double, la soutient et lui donne une grande force. Déjà j'ai dit (1) qu'eu avaH* j
(I) Voyei page 693.
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IIÊGIOM PÉRINÉALE ANTÉRIEURE. 705
«tmuait avec la gaioe fibreuse propre de la verge, qui parait n*élrc que sou Dsioii ; latéralement elle sinsère sur Farcade pubienne, et en arrière, au lieu de olongerdans la région périnéale postérieure, elle se recourbe brusquement sur le
postérieur des muscles transverscs. De descendante qu'elle était, elle devient
ascendante, et après un trajet de quelques millimètres se confond avec le bord frieur de l'aponévrose moyenne. Elle constitue ainsi dans ce point une véritable e collulo-fibreusc entre les portions antérieure et postérieure du périnée, limite iée par la présence du muscle transverse dont il va bientôt être question. I face inférieure, ai-je dit, est intimement unie à la couche sous-cutanée dont »t séparée par Tartère périnéale inférieure et le nerf qui l'accompagne. De sa lupérieure émanent plusieurs cloisons fibreuses qui méritent d^arrêter un instant ntion. Sur la ligne médiane elle est intimement unie au bulbe de l'urètbre, et laque côté de cette adhérence antéro-postérieure par une lamelle qui, après avoir 9umé cet organe que recouvre le muscle bulbo-cavemeux, vient s'insérer sur la inférieure de Taponévrose moyenne. Tout à fait en dehors une autre lame conle de la m<^me manière la racine du corps caverneux et le muscle iscbio-caver- , et, comme la précédente, tombe sur celte même aponévrose moyenne. En re, on semblable feuillet tapisse la face antérieure du muscle transverse, en sorte le bulbe et son muscle constricteur, la racine du corps caverneux et le muscle 'entoure, et enfin le muscle transversc lui-même, se trouvent séparés et isolés les prolongements de cette lame fibro-celiuleuse.
L'aponévrose superficielle enlevée, on rencontre^ en arrière, des fibres mus* res transversales se rendant de la lèvre interne de l'ischion, sur un raphé niécommun aux fibres du sphincter de l'anus et du bulbo-caverneux. Ce sont ces i auxquelles on a donné le nom de muscle transverse dupérhiêe, qui complètent
les deux régions |)érinéales la ligne de démarcation déjà établie par la réflexion iponévroso inférieure. Elles régnent dans une hauteur de 45 à 20 millimètres