V., IC. Mcmlrrs irirérieun
F. A|ipriji]it't! «'ludal.
Jlicnlôt les deux éiiiineuces sii|>ériuures s'allongent, semblenl rpuionlcr du cûté de l'ombilic et se réunissent d'abord par leur partie supérieure, de manière !i laisser înférieurcment une goutliérc loiigiludiuale qui fait suite !i la fente du cloaque. Puis
(I) Cette ngur« reprétcuic le d^veloppemcni dei organei génitiai eilemei tar ud «mbrioa btUD^D de treaie-cinq ■ quiraole Joare, d'aprii H. Coite.
DÈTELOPPSUENT DIS ORGUlEa GiNITO-niIlHAlRBS. 8&1
cetle gouttière dispsralt insensiblement diDB le sexe mascalin, ponr former la verge et la portion d'nrëthre qoi lui correspond ; mais chez les femelles elle persiste «t con- Btilne la aération des deox petites lërres an-dessoDS des corps caverneux clllori- (licDS (Gg. 55}.
Fig. 5S 0)-
p. Lu corpi uverncpi, origine da pénis on du clilorii. B. l.tt Krotumi encore non r<*unii, ri ui fojd l'oriflce, oi
rente uro-géailile.
A. OriOccannl.
Lorsque chez rhomme celte rËunion ne s'effectue que dans une partie de son étendue, il en résulte le vice de conrorojation connu sous le nom A'hypospadias.
Quant aux denx émiuences iaférieures, et que j'ai dit devoir constituer le scrotum, elles n'offrent d'abord, quel que soit le sexe fulnr, aucune différence, et ce n'est que plus Urd, en se réunissant, qu'elles donnent naissaacc au scrotum chez rbomate, Undis que cbez la femme, isolées par la fente longitudinale médiane, elles forment les grandes lèvres.
En même temps que s'accomplissent ces pbénomèDL>s, la fissure médiane qui conduit au cloaque subit de son câté des changemeuts importants. Un resserrement se produit qui la divise en dcui portions : l'une, postérieure, qui s'arrondit et constitue l'ouverture anale ; l'autre, antérieure, toujours allongée dans le sens aDtéro-postërieur, conduisant dans une cavité où s'ouvriront bieulAt les canaux eicrétenrs des oignes géuiiaux et urinaires internes, et que pour cette raison on a désignée sous le nom d'orifice vro-génilal.
Chez riioiDine, en même temps que les deux éminences scrotales se rénnissmt, la fissure médiane située au-dessous d'elles di^^paralt par réunion de ses deux bords latéraux, d'où résulte ce raphé médian si saillant qu'on retrouve plus tard à la région périnéale. Chez la femme cette dispcsiiion persiste et les deux condaits urinaire et vaginal continuent h s'unir dans le cloaque uro-géoiuJ, qui prend le nom de vulve.
On voit donc qu'h une ccrUinc i'ixique de l'cxislcnce embryonnaire, les organes génitaux cxletnes de l'Iiommc ont avec ceux de la femme la plus grande analogie, et que, si par suite d'un de cos temps d'arrêt dans le développement dont il nous est impossible de pénétrer la cause, les deux scrotums et les deux lèvres de la fente uro-génilale cessent <le se rapprocher, il pourra rester, au-dessous d'une verge plus 00 moins atrophiée et ressemblant à un clitoris, un cul-de-sac plus on moins pro-
M géDlto-nrliulre* eilernei lur un
èhi UATOHIB OU IfifilONS.
fiHid, dont roDvertan, bordée de chaque cAté parlesscrotnnudmsés, simaleriplin on moins parfaitement l'outertnre vnlvo-Taginale de la femme : telle est l'origine de ce vice de conformation qu'on a désigné sons le nom i'kermaphroditme. Qnani k l'hermaphrodisme véritable, c'eit-^-tUre cet état qni serait caractérisé par la pré- ■eace des deux sexes sur le même indîvidn, il n'existe pas. Elfectivemoit, nous verroos plot k>ia, en pénétrant pins profoodémenl dans l'étude du développement, que cette non-rétinion des organes génitaux externes n'influe en rien sur l'évolution des orgues génitaux internes, qui restent tODJouramilcsou femelles. Ce que l'on appelle l'twnnaphrodisme n'est donc autre chose en réalité qu'nn développement incomplet àm orgues génito-nrinaires externes mSIes, ce qui permet de rapporter au sexe mascnlln tous les iodifidus qui présentent ce vice de conformation ; ni l'occlusion dn Tagin, ni rh]'pertnq>hie du clitoris, alors même que ces deux vices de confortnadoD se rencontreraient ntnultanément, ne pourraient en effet simuler l'bermapbrodbme.
Quant i la non-rénnim de la partie supérieure des deux corps caverneux, vice de ooDformatioa qni coostitne Vépiipadiai, comme il ne résulte pas, uniquement da indils, d'un ironMe dans l'évolution des organes génitaux externes, mais aussi d'un arrêt de développement des lames venlralcit et de la vessie, il n'eu sera fiit mention qn'i l'occasion do ce dernier organe.
Développement de l'appareil génital et urittaire interne. — L'histoire da dével<>p|icment de cet appareil comprend deux périodes bien distinctes : une première, irausitoire, qui correspond à l'évolution des corps de V/oltt; une deuiièmc, déRnitive
Rg. 54 (1).