DB LA CAVITÉ PELVIENNE. SS
rbomme» elle offre encore nue certaine hauteur ; on y trouve les vésicules séminales et le bas-fond de la vessie séparés de la face antérieure du rectum par la couche cel* lulo-fibreuse prostato-péritonéale de M. Denonvilliers.
Enfin, en arrière du rectum, elle est constituée par cet intervalle que j'ai décrit sous le nom d'espace pelvi-rectal supérieur (1), et sur lequel je n*ai pas à revenir.
L'excavation chienne est, dans toute sa circonférence, enveloppée par des parois tellement épaisses et résistantes, que les organes qu'elle renfenne y sont parfaitement à l'abri des violences extérieures ; aussi sont- ils rarement atteints par les instruments piquants, tranchants on contondants, excepté cependant par ceux qui sont mus avec une grande force et une vitesse accélérée, comme les projectiles lancés par la déflagration de la poudre. En arrière, c'est le sacrum, os spongieux d'une épaisseur con< sidérable, recouvert par la partie inférieure de la masse sacro-lombaire ; sur les côtés, les os iliaques, épais à leur circonférence, amincis à leur centre, mais protégés par la triple couche des muscles fessiers; en avant, enfin, les pubis et la symphyse pubienne.
Dans deux points, la ceinture osseuse du bassin est interrompue : en arrière par Téchancrure sciatique, en avant par le trou obturateur; on comprend donc, à la rigueur, qu'un instrument piquant, poussé avec une grande force, puisse par là pénétrer jusque dans la cavité pelvienne. Encore l'un et l'autre sont-ils revêtus d'une épaisse couche musculaire extérieure, sans compter celle qui leur appartient en propre et fait partie des parois pelviennes.
Le plancher périnéal, uniquement formé de parties molles, offrirait une bien moins grande résistance ; mais, dans ^station, lorsque les cuisses sont rapprochées, il se réduit à une simple gouttière cachée par la racine des deux membres inférieurs et la saillie des fesses, en sorte qu'à moins de circonstances toutes spéciales, comme une chute sur le périnée, d'un lieu élevé et les cuisses écartées, il y a peu de probabilité pour que les organes pelviens soient atteints de ce côté.
Il importe toutefois de tenir compte d'une disposition qui n'est pas sans importance : je veux parler de l'obliquité du bassin. On sait, depuis les recherches si consciencieuses de M. Nsgele, que l'angle d'inclinaison du détroit supérieur avec l'horizon est de 55° à 60<>, et qu'une ligne menée parallèlement à l'horizon et rasant le bord supérieur de la symphyse pubienne tombe sur le coccyx à Tendroit où la seconde fausse vertèbre de cet os s'unit à la troisième; or, on comprend qu*un instrument pénétrant horizontalement par la paroi abdominale antérieure, immédiatement audessus de la symphyse pubienne, puisse intéresser les organes intra-pelviens, et particulièrement ceux qui, comme le rectum, les artères et veines hypogastriques et les nerfs du plexus sacré, sont situés sur la paroi postérieure» dans la concavité du sacrain.
Les plaies pénétrantes du bassin par coup de feu présentent presque toujours une complication très grave qu'elles empruntent à la nature deiptriris qa6leipn4^l^ sont obligés de traverser, à savoir, la présence d'esquillet qo! M troatent poDiifai dans l'excavation pelvienne. J'ai eu deux fois l'occasion de constater cet aeeident : dans un cas, le fragment osseux s'était arrêté dans le nerf crural et avait donné lieu à d'atroces douleurs (2) ; dans l'autre, il avait été projeté dans la vessie, d'où il fut extrait deux mois après, par l'urèthre, avec une grande habileté, par M. Leroy (d'ÉtioUes) , à l'aide d'instruments lithotriteurs.
(1) Voyez page 822.
Voyez page 219.
ANATOHIE DES RÉGtOKS.
^ IX. — OÉVEfX>PPeMENT DES ORGANES GÊHITO-UHINAIIIES, DE L'aPPaBEIL DÊPËC&TEUB ET DU BASSIN.
Développement du organet génito-urinairei. — Les organes gËsito-nrinaircs externes n'ont, dans te principe, ancnii rapport avec lea organes géoito-nrinaires internes; ils se développent ÏNOlémcnt, no se fusionnent qne tardivement, et de leur indépendance primitive résultent des mairormalions dont on ne saurait se rcudre compte d'une manière satisfaisanlc sans la connaissance approfondio des détails daoa leaqncls je crois devoir entrer.
Déeeloppement de i'oppareit génital externe et urinaire. — C'est vers la cinquième semaine environ, d'après l'iedcmann, que commencent ft apparaître les premiers linéaments des organes génitaux externes, alors déjà que les corps de Wolll DU d'Oken ont eiïectué en partie leur évolution. Nous avons vu l'orince buccal, qui s'est développé aux dépens du feuillet animal ou externe dn blastoderme, servir de centre commun, de point de ralliement, aux cavités voisines qui toutes viennent s'y ouvrir; il en est de tnâme ici : une fente commune aux oi^anes génilo-urînaires et k rap)>areil défécateur va constituer un véritable cloaque, anqud viendront plus tard aboutir les organes génito-urinains et le rectum.
Voici comment se forme le cloaque. Sons le feuillet externe du blastoderme on vwt s'accumuler la matière plastique. Bientôt il se fait par corrosion de dehors en dedans une fente linéaire lungiindinale qui se creuse do pins en pltu, et se porte k b rencontre du cul-de-sac, que forme d'autre part de dedans en dehors, vers l'eitrËmité caudale, le Icuillet intestinal.
Plus tard, suivant M. Coetc, de cliaqiic côté de cette fente antéro-posiérieure on voit s'élever deux éminenccs arrondies, origine des corps caverneux, cl au-dessous d'elles deux saillies plus petites qni constitueront le scrotum chez l'bomme, lea grandes lèvres chez la femme (fig. 53).
Fil. R2 (11.
A. Originr dti futur* corpi raTrrncni ou rlitoriditm.
D. Ij! icrotum, uu 1r* granilri livret.