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domaine, sont une preuve de son importance; et l'extension que les observateurs lui ont donnée, les heureuses applications qui en ont été faites à Tétude plus exacte et plus complète des maladies de l'appareil circulatoire, à Tobstétrique et à la chirurgie, témoignent encore de la force d'impulsion qu'elle a imprimée à toute la science médicale.
Nourris de la méditation du magnifique ouvrage de Laennec, nous nous sommes, depuis nombre d'années, livrés avec ardeur à la pratique de l'auscultation; après avoir exposé dans des leçons orales les principes de la stéthoscopie , après en avoir enseigné l'application au lit du malade , nous avons pensé qu'un livre pourrait encore en faciliter l'étude et en propager la connaissance. Il nous a paru utile de réunir dans un traité les préceptes de Laennec, les faits qu'il a trouvés, et les découvertes nouvelles, résultat du travail des observateurs de tous les pays.
Nous ne nous sommes pas bornés d'ailleurs à rassembler ces éléments éparsde la science : tous deux médecins des hôpitaux, et voués à l'observation clinique, nous avons mis du nôtre dans ce traité, et par la critique des faits dont se compose l'auscultation, et par quelques dé-
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couvertes nouvelles : les recherches que nous avons consignées dans plusieurs chapitres ^ et principalement dans ceux qui traitent des sipes stéthoscopiques fournis par les maladies du larynx, du cœur, de Taorte, etc.-, montreront que nous aussi nous avons apporté quelques matériaux à la construction de Tédifice commun.
La forme à donner à ce livre nous a paru un point important : si, d'une part, nous avons pris à tùche de classer avec méthode et dans un ordre rigoureusement logique , les nombreux phénomènes d'auscultation , d'autre part, nous avons soigneusement cherché la clarté et la concision du langage. Persuadés qu'il est impossible de représenter par des mots toutes les nuances des sensations, nous nous sommes attachés plutôt à restreindre qu'à augmenter la nomenclature stéthoscopique; nous avons été sobres de dénominations nouvelles, de subdivisions infinies, dans la crainte qu'au milieu de détails trop multipliés et trop minutieux on ne perdît de vue les principes fondamentaux.
Dans l'étude des signes qui arrivent à l'intelligence du médecin par Tintermédiaire de l'ouïe, nous avons eu soin d'établir d'^abord
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les règles dont la pratique importe à la perception exacte des sensations; puis nous avons décrit les phénomènes sonores perceptibles à rétat physiologique et à Tétat pathologique. Alors, étant donné un bruit morbide particulier, nous Tavons examiné successivement dans sa synonymie, dans ses caractères, son diagnostic différentiel, son mécanisme, sa signification et enfin dans sa valeur sémiologique.
On voit que ce cadre méthodique comprend toutes les considérations relatives à Tappréciation complète des phénomènes stéthoscopiques. Nous avons étudié chaque signe comme on le fait en sémiotique pour les différents symptômes morbides, la douleur, la dyspnée, le vomissement, etc. ; et c'est le point de vue sémiologique proprement dit qui a particulièrement fixé notre attention. Après avoir, par exemple , tracé les caractères d'un râle, nous en avons précisé la signification pathologique, et signalé non-seulement les maladies où il se rencontre (indication à laquelle se sont généralement bornés les auteurs de traités d'auscultation), mais encore le degré de fréquence du rhonçhus, ses formes spéciales dans ces affections diverses, et son siège habituel dans tel ou tel point du thorax, d'après le