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degré de fréquence des lésions, la nature des altérations anatomiques, et d'après leur siège le pins ordinaire dans telle ou telle région de 1 poitrine.
Cest ainsi que nous avons pu, dans la plupart des cas, déterminer la valeur diagnostique des signes révélés par le stéthoscope, soit la valeur absolue du fait acoustique indépendamment de toute circonstance accessoire, soit sa valeur relative, c'est-à-dire l'importance sémiotique du phénomène rapproché d'un plus ou moins grand nombre de circonstances concomitantes. C'est ainsi qu'au moyen de l'étude abstraite du signe physique perçu par l'oreille, et de l'examen simultané et comparatif des autres phénomènes sensibles ou rationnels, nous avons cru pouvoir établir certaines lois d'cmêculta4iony basées soit sur les données de la statistique, soit plus souvent sur la connaissance des lois de la pathologie ou de l'anatomie morbide, formules générales faciles à retenir, et dont l'application nous semble d'une grande importance pour la rapidité et la certitude du diagnostic.
Si pour l'interprétation du mécanisme de production des phénomènes sonores , il nous a fallu toucher à des questions de physique,
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BOUS ne l'avons fait qu'avec une grande réserve. N'attachant qu'une importance secondaire aux exptications théoriques^ nous avons tâché de prendre pour point de départ le résultat des expériences , soit les nôtres , soit celles des autres observateurs ; et lorsque ces données expérimentales faisaient défaut ^ nous nous sommes décidés pour l'hypothèse la plus rationnelle, pour celle qui concordait le mieux avec la disposition matérielle des milieux où se passe le phénomène, et qui s'appuyait sur les notions fournies par la pathologie.
L'accueil favorable fait à notre livre, qui est traduit en plusieurs langues, a été pour nou^ un encouragement à redoubler d'efforts; et, loin de nous contenter d'une réimpression pure et simple, nous avons consacré à cette quatrième édition autant de soin qu'aux précédentes. Non-seulement nous avons mis à profit les tra-^ vaux les meilleurs et les plus récents, publiés en Europe et en Amérique , mais encore à des recherches approfondies nous avons ajouté les résultats d'une étude clinique persévérante, afin de rendre cet ouvrage de plus en plus digne des suffrages bienveillants qui ne lui ont pas manqué.
Pour simplifier le travail des commençants, et pour que les faits principaux fussent plus
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saillante et p\m fkcilettient saisis, nous avons mis à )a in de notre livre un téiwnéàe^ signes stéAoscopiques. Nous engageons eeu% quisont tout à fait novices en auscultation, à s^en tenir (i*abord à ce précis , ^nf plus tard , lorsque Icfurs sens seront plus exercés et leurs connais-sances médicales plus létendnes, à recourir aux. déteteppements, soit pour édaîrcîr des points douteux, soit pouncompléter leurs premières notions.
En faisant suivre le résumé de Fauscultation d'un appendice x)ù sont exposées succinctement les notions prineipales relatives à la percussion, nous n'avons pats eu la prétention de composer en si peu de pages un traite' de plessimétrie. Mais, comme dans la pratique les deux méthodes se prêtent constamment un mutuel secours, nous avons pensé que le rapprochement de leurs données et l'exposition pour ainsi dire simultanée de leurs résultats pourraient faciliter l'étude du diagnostic physique des maladies.
Répétons, en terminant, ce quenous disions dans la première édition de cet ouvrage :
Nous avons étudié les faits sans idée précon- <?ue, sans préoccupation de systèmes , comme sans acception de personnes ; nous les avons