‹ Traité pratique d'électricité, a l'usage des ingénieurs et des constructeursChapitre 33 sur 120 · CR · texte numérisé non relu

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sa valeur minimum 2 tc G R; elle augmente ensuite indéûniment avec L.

En donnant diverses valeurs à G, R et L, M. Lodge est parvenu à faire varier T depuis un cent millionième jusqu'à un cinq centième de seconde.

Les oscillations de la décharge produisent dans le milieu ambiant de véritables ondes électriques, analogues à des ondes calorifiques ou lumineuses ; Tétude de ces ondes électriques à fait l'objet des belles expériences de M. Hertz.

105. Courants induits dans les conducteurs non linéraires. — Arago a observé en 1824 qu'une aiguille aimantée placée au-

dessus d'un disque de cuivre tournant autour de son centre tend à prendre une rotation dans le même sens. Ge phénomène démontre qu'il se produit, sous l'influence du champ magnétique créé par Taiguille aimantée, des courants induits dans la plaque métallique.

Lorsqu'au!! ôonduCteur de forme quelconque est placé dan^* un champ magnétique variable, il devient le siège de courants induits desquels émanent des forces électromagnétiques tendant à s opposer à la variation du champ. Le calcul des effets d'induction est généralement inextricable lorsqu'il s*agit de conducteurs à trois dimensions. Maxwel est arrivé à résoudre le problème pour les conducteurs à deux dimensions, en recourant à une méthode analytique très élégante dontTexposé nous entraînerait trop loin.

La figure 40 indique ce qui se passe lorsqu'une plaque métallique indéfinie dans tous les sens se déplace horizontalement de droite à gauche au-dessous d'un pôle magnétique positif très voisin de son plan et se projetant sur le point de croisement des axes XX', YY'. Chacune des lignes de flux admet XX' pour axe de symétrie ; ces lignes sont deux à deux symétriques par rapport à Taxe YY' qui représente une d'elles, mais elles correspon-. dent à des courants fermés de sens contraires.

Si l'on mettait un pôle négatif au-dessous de la plaque, au lieu du pôle magnétique négatif qui était placé au-dessus d-elle, la ligure resterait la même. •

Supposons qu*Un disque métallique AB (fig. 41), tournant autour de l'axe central XX', se trouve ^

soumis à l'induction des deux pôles N et S d'un aimant, sy- ^•

métrique relativement à un point C de sa périphérie. Il se ^.

produira dans le voisinage de ce point C, à droite et à gauche du rayon OC, des courants induits fermés analogues à ceux que la figure précédente indique dans sa région centrale.

Il en résulte que le mouvement de rotation rencontre une résistance d'autant plus considérable que les pôles magnétiques sont plus puissants. On peut réaliser l'expérience en faisant tourner le disque métallique entre les deux pôles d'un électroaimant ; on constate alors que pour annuler les courants induits et, par suite la résistance au mouvement, il suffit de rompre la

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Fig. 41.

continuité du disque & ça périphérie en y pratiquant des incisions dirigées suivant les rayons et suffisamment rapprochées les unes des autres^

Comme le disque de métal présente une résistance aux cou* rants induits» le travail dépensé pour mettre le disque en mouvement se transforme en chaleur.

106. Courants de Foucault. — Foucault a remarqué que le noyau de fer doux d'un électro-aimant s/échauffe lorsque Ton fait varier rapidement Tintensité du courant dans la bobine qui Tentoure. Ce phénomène est surtout sensible lorsque Ton met en œuvre un courant alternatif.

Le courant électrique engendrant alors un champ magnétique variable, des courants induits se produisent dans le noyau métallique ; on leur a donné le nom de courants de Foucault. Ces courants échauffent le métal, et tendent à détruire sa faculté d'aimantation.

Pour atténuer ces courants il convient d'éviter l'emploi d'un noyau massif; on peut composer le noyau soit de plaques minces, superposées et isolées entre elles par du papier ou par un vernis dont les surfaces seront parallèles à Taxe de la bobine, soit d'un faisceau de fils de fer vernis.

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