‹ Traité pratique d'électricité, a l'usage des ingénieurs et des constructeursChapitre 54 sur 120 · HI 0 = H · texte numérisé non relu

HI 0 = H

et sa valeur en watts est

la valeur de H en volts a ]a même valeur numérique

Pour l'électrolyse de l'eau, la force électromotrice de polarisation est égale à l'~",49 lorsque le régime permanent s'est produit. Il faut que la force électromotrice que la pile peut créer entre les deux électrodes ait une valeur supérieure à l'*",49 pour que Ton puisse obtenir une éiectrolyse continue ; si elle est inférieure, la décomposition de l'eau peut commencer pendant un instant, mais elle cesse aussitôt que la force contre-électromotrice, qui part de zéro et tend à s'accroître, fait équilibre à la force électromotrice maximum que la pile peut créer entre les deux électrodes.

Le phénomène par lequel cette. force contre-électromotrice est créé consiste dans la polarisation- des électrodes. Si l'on emploie, par exemple, un voltamètre à eau, dans lequel les deux électrodes sont des lames de platine, on voit des bulles d'oxygène se placer

sur l'électrode positive et des bulles d'hydrogène se placer sur Télectrode négative ; ces modifications des états des surfaces, produisent entre les deux lames de platine une différence de potentiel qui croit d'abord très vite, puis plus lentement, et atteint en quelques instants son maximum stationnaire. Il est facile de constater, par une expérience directe, l'existence de la force électromotrice de polarisation. Si, en effet, après avoir interrompu le courant principal, on relie les deux électrodes par un circuit extérieur contenant un galvanomètre, on constate l'apparition d'un courant secondaire, allant extérieurement de l'anode (ou électrode positive), à la cathode (ou électrode négative) et, par conséquent, traversant le liquide en sens contraire du courant principal.

L'utilisation de ces courants secondaires constitue la base fondamentale des accumulateurs ou pUes secondaires^ dont nous parlerons plus loin.

143. Phénomènes électrocapillaires. — Supposons que les électrodes employées pour obtenir la décomposition de l'eau acidulée soient deux masses de mercure A et B (fîg. 73), dont la première est contenue dans son entonnoir de verre très effilé, tandis que l'autre occupe le fond d'un vase de verre cylindrique. Réunissons d'abord les deux fils a et 6, destinés à amener le courant, de manière à porter ces deux masses de* mercure au même potentiel ; le mercure, contenu dans l'cnton- Fig. 73. noir, sera maintenu en équilibre

par l'action d'un ménisque qui se formera en un point déterminé du tube capillaire ; marquons, par un trait repère, cette position du ménisque. Faisons ensuite passer de B vers A un courant électrique ; les deux électrodes de mercure se polariseront rapidement, de manière que le potentiel de A devienne inférieur à celui

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deB; nous verrons alors le ménisque s'élever de plus en plus dans la tige effilée de l'entonnoir et prendre une nouvelle position d'équilibre lorsque la différence des — ' — *•'-'" de B et de À atteindra son maximui

144. Electrométre de H. LippmanQ.mann, auquel est due la découverte rieux phénomène, en a fait la bs électromètre capillaire dont la figi présente un modèle construit par Breguet.

Le mercure B occupe le fond d'u verre qui contient aussi l'eau acidul cure A est contenu dans un long tut terminé par une pointe capillaire recourbée qui vient s'appliquer contre la paroi de la fiole. On observe le ménisque au moyen d'un microscope fixe, très grossissant, muni d'un micromètre oculaire.

Lorsque l'on établit entre B et A une différencede potentiel, le ménisque remonte et sort en général du champ du microscope ; pour le ramener à sa position primitive, on exerce sur la colonne A la pression nécessaire, en agissant sur un sac de caoutchouc plein d'air qui communique avec le sommet du Pig- '*■

tube par l'intermédiaire d'un tuyau flexible. Ce sac de caoutchouc communique, d'autre part, avec un manomètre à air libre qui fait connaître la valeur de la pression compensatrice ; une table numérique dressée d'avance indique la force électromotrice & laquelle cette pression correspond. On peut mesurer ainsi des dlQérences de potentiel égales ou inférieures à un volt.

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