I II
Pour une autre expérience faite avec le même appareil, on aurait également :
d’où l’on déduit la relation indiquée ci-dessus^
GALVANOMÈTRES.
On peut, dans le cas de faibles déviations, négliger la résistance de l’air qui dépend de la vitesse, laquelle est faible alors ; dans ce cas on emploie la formule simplifiée :
Il est toujours possible de se placer dans ces conditions, même avec des courants assez intenses; il suffit de shunter le galva-
Fig. 183. — Électro-dynamomctre. ( Ducretel .)
nomètre (252) de manière à ne le faire traverser que par une minime fraction du courant. On emploie alors un galvanomètre à miroir, le galvanomètre Thomson, par exemple : les déviations devant être petites ne sauraient être lues directement avec précision»
261. Électrodynamomètre. — Au lieu de déterminer l’intensité d’un courant par la mesure de son action sur un aimant, on peut faire cette détermination par son action sur un courant. On conçoit que l’on pourrait, d’après la formule d’Ampère, déterminer l’attraction exercée par un circuit circulaire traversé par un courant invariable1, sur un autre circuit circulaire traversé par le courant qu’il s’agit d’évaluer. On voit aisément, d’ailleurs, que l’attraction serait proportionnelle à l’intensité du courant que l’on veut mesurer. Si l’on fait traverser le circuit par le même courant en expérience, l’attraction2 variera comme le carré de l’intensité.
Dans l’électrodynamomètre de Weber (fig. 183), les circuits traversés par le courant sont des bobines cylindriques : l’une, qui est fixe, est creuse et c’est à son intérieur que se trouve la bobine mobile qui, lorsque l’on veut faire une mesure, est placée de telle sorte que son axe soit perpendiculaire à l’axe de la bobine fixe, les centres des bobines étant en coïncidence. Cette bobine est suspendue par deux fils fins d’argent qui constituent une suspension bifilaire et qui servent également à mettre la bobine mobile dans le circuit métal-
1. On démontre que l’action exercée par un courant circulaire de rayon H et d’intensité 1 sur un courant circulaire concentrique intérieur de rayon r et d’intensité i et perpendiculaire au premier est proportionnelle au produit
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qui représente l’action du cercle extérieur, et au produit r.rH qui correspond à celle du cercle intérieur. Cette action est donc mesurée par
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si les quantités sont mesurées en valeur absolue.,.
Si le courant extérieur est constitué par une bobine présentant N tours, et le courant intérieur par une bobine de n tours, l’action est évidemment mesurée par
2usr2NnIi
Comme on connaît la valeur du couple du bifilaire pour une déviation donnée (231) on peut écrire l’équation qui correspond à l’équilibre. Dans le cas de l’électrodynamomètre, tel qu’il est ordinairement employé, on a 1 = i et l’équation permet de calculer sa valeur.
2. L’intensité étant la même dans tous les points d’un même circuit, l’attraction exercée par un circuit traversé par un courant fixe, déterminé, I0, sur un circuit traversé par le courant d’intensité I sera proportionnelle au produit I01 (167); si le même courant traverse les deux circuits, on a I0 = 1 et l’attraction est proportionnelle à l2.