Galvanomètre étalonné de Gaiffe. — M. Gaiffe a cons
Fig. 185. — Galvanomètre de Gaiffe.
truit un galvanomètre étalonné qui se prête facilement aux mesures. Il se compose d’une bobine H (fig. 185), à l’intérieur de laquelle se meut une aiguille aimantée, aiguille invisible sur la figure. A cette aiguille est fixée perpendiculairement une aiguille légère servant d’index, et dont la pointe A se meut sur un cercle gradué G. Les extrémités des fils de cette bobine se trouvent reliées aux bornes F,
GARJEL.
où l’on fera aboutir les extrémités des fils du circuit. La bobine et le cercle gradué sont mobiles, et peuvent tourner autour de leur centre, de telle sorte que l’on peut toujours placer la bobine dans le plan du méridien magnétique, ce dont on est assuré parce que la pointe de l’index se trouve alors en face du zéro des divisions. Quand le courant passe, l’aiguille est déviée et l’index vient s’arrêter devant l’une ou l’autre des divisions, dont le numéro indique l’intensité du courant.
Ces divisions ont été obtenues par comparaison ; elles ne sont pas égales, d’ailleurs, et décroissent très rapidement lorsque l’on s’éloigne du zéro. Les galvanomètres construits dans ce système sont destinés aux usages médicaux, et chaque division équivaut, tantôt à 0,0001, tantôt à 0,001 d’ampère.
11 est utile de remarquer que les divisions sont indépendantes du magnétisme de l’aiguille, parce que les deux forces qui interviennent, l’action du courant et celle de la terre, sont proportionnelles à cette quantité ; leur rapport, qui détermine la position de l’aiguille, n’en dépend pas.
La résistance de ce galvanomètre est petite par rapport à la résistance que présente le corps humain; elle est de 10 ohms environ.
Les indications de ce galvanomètre sont évidemment liées à la valeur de l’intensité magnétique terrestre : cette quantité ne varie que très lentement avec le temps en un même point du globe.
266. Mesure des quantités d’électricité. — Le plus souvent la mesure des quantités d’électricité se déduit de la valeur du courant; à cause de l’équation
on voit que les quantités d’électricité qui circulent dans un même temps sont proportionnelles aux intensités des courants. Si le courant n’était pas constant, il faudrait évaluer l’intensité à chaque instant, ce qui ne peut évidemment se faire que par un appareil enregistreur traçant une courbe sur un papier se déroulant uniformément. Gomme dans tous les appareils de ce genre, la valeur cherchée serait donnée parla mesure de l’aire de la courbe.
Cette disposition permettrait d’étudier toutes les variations du courant ; on cherche seulement à avoir la quantité totale, en général et l’on a recours aux actions chimiques.
Si l’on veut faire directement la comparaison des quantités d’électricité parcourant des circuits, il faut utiliser les décompositions électrochimiques. S’il s’agit d’un même électrolyte, les quantités de