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MESURE DES QUANTITÉS D’ÉLECTRICITÉ

métal mis en liberté sont proportionnelles aux quantités d’électricité.

On pourrait se servir d’un voltamètre et mesurer le volume de l’hydrogène dégagé; mais il y a à craindre la condensation du gaz, et il est préférable de se servir des dépôts métalliques qui, donnant lieu à des pesées, sont appréciables avec une grande exactitude : on se sert généralement soit d’une dissolution de sulfate de cuivre, soit d’une dissolution d’azotate d’argent.

Pour éviter la polarisation qui se manifeste dans les électrolyses, on place deux plaques identiques aux deux pôles, cuivre dans le sulfate de cuivre, argent dans l’azotate d’argent. Il se dissout autant de métal d’un côté qu’il s’en dépose de l’autre, les surfaces en présence restent identiques, et le bain liquide ne change pas de composition.

Dans un appareil d’une disposition ingénieuse, dû à M. Edison, les deux plaques sont portées aux extrémités d’un fléau qui s’incline alternativement dans un sens et dans l’autre dès que le dépôt de métal a atteint une valeur donnée. Le fait du changement d’inclinaison intervertit le sens du courant, de telle sorte que chaque plaque, à son tour, se dissout ou s’accroît en poids. Un compteur indique le nombre de fois que le changement s’est produit et, par suite, la quantité d’électricité qui a passé si l’on sait celle qui correspond à un mouvement de la balance. Gomme nous le dirons, 1 coulomb produit le dépôt de 0sr, 00033064 de cuivre ou de Ctér, 0011247 d’argent : on peut donc faire des mesures absolues.

Lorsque le courant à mesurer est énergique, on en dérive seulement une partie que l’on fait passer dans le compteur; on shunte celui-ci, par conséquent.

On peut utiliser ces mesures pour l’étalonnage des galvanomètres ; pour effectuer cette opération, on emploie, par exemple, deux ou trois Daniell à grande surface que l’on fait agir pendant deux heures sur une dissolution de cyanure double de potassium et d’argent (on peut employer également le sulfate de cuivre) ; on vérifie directement par l’observation de la boussole que le courant est resté constant. S’il a été recueilli un poids P de métal, le nombre de coulombs sera

le nombre serait

si Ton avait opéré avec un sel de cuivre. On conçoit que l’opération présente une plus grande exactitude par l’emploi d’un se] d’argent qui, pour le passage d’un même nombre de coulombs, donne un dépôt d’un plus grand poids.

Ces nombres donnent immédiatement l’intensité du courant; si la durée de l’opération a été de t secondes, on a, dans le cas où l’on a employé l’argent :

Si l’opération avait duré un nombre h d’heures, on aurait :

0,001 1247 xhx 3600 4,04892 II

le poids P étant évalué en grammes.

267. Mesure de la force éuectromotrice. — Nous avons indiqué (124) un moyen de comparer par la méthode d’opposition les forces électromotrices de deux piles ou de deux éléments. Cette méthode n’est pas d’un emploi commode dans la pratique, et l’on fait généralement cette détermination par d’autres procédés qui sont basés, soit sur l’emploi des électromètres, soit sur l’emploi des galvanomètres.

i Les électromètres permettent d’évaluer la différence de potentiel qui existe entre les deux pôles, et c’est cette différence de potentiel qui mesure la force électromotrice. Ils présentent l’avantage que l’opération s’effectue sans que la pile soit placée dans un circuit fermé, sans qu’elle travaille par conséquent. Les galvanomètres permettent d’arriver plus rapidement au résultat.

Tantôt on fait usage de galvanomètres divers qui ont été directement étalonnés et dont les indications font connaître, par une seule lecture, le nombre de volts que représente la force électromotrice en expérience; tantôt on compare cette force électromotrice avec celle d’un étalon, pile type qui reste identique à elle-même. On ne fait pas usage d’étalon ayant la valeur exacte d’une unité: on se sert seulement de piles dont la force électromotrice soit connue en volts. Les piles dont on fait le plus souvent usage sont un élément de Daniell dont la force électromotrice est de 1v,079; et mieux encore celle de Latimer Clark dont la force électromotrice est de lv,457 et qui est plus invariable, surtout en circuit ouvert.

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