‹ Traité pratique d'électricité (volume 2)Chapitre 58 sur 83 · I = 1 / RA · texte numérisé non relu

I = 1 / RA

nr V 2N n ’

La quantité A, constante du bifilaire, s’obtient en faisant osciller la bobine non traversée par le courant, d’abord seule, puis chargée d’un corps dont le moment d’inertie soit connu. On opère d’une manière analogue à celle qui a été indiquée au n° 229.

On peut également déterminer cette constante par une expérience comparative directe, en plaçant dans le même circuit l’électrodynamomètre et une boussole des tangentes, et faisant passer un courant dont la boussole des tangentes permet de mesurer la valeur absolue.

c’est celle de Faction chimique que peut produire une quantité donnée d’électricité. La détermination de cette valeur peut s’effectuer pour un métal quelconque, car d’après les lois de Faraday, on sait que les poids de métal déposé sont proportionnels aux poids atomiques.

La recherche de cette valeur a été effectuée d’abord par Weber. Les dernières mesures sont dues à M. Mascart. L’opération est simple, en principe : on fait passer dans un électrolyte un courant constant dont on détermine l’intensité en unités absolues et l’on note le poids de métal déposé après un temps donné.

M. Mascart a employé comme action chimique le dépôt d’argent dans une dissolution d’azotate d’argent : l’intensité absolue du courant était déterminée à l’aide d’une sorte d’électrodynamomètre (ou plus exactement de halance électrodynamique) qui comprend deux larges bobines plates disposées horizontalement, et une longue bobine cylindrique suspendue à un plateau de balance; la base inférieure de cette bobine se tient dans le plan de symétrie des deux premières. Le calcul donne assez simplement la relation entre la valeur de l’attraction et l’intensité absolue du courant. Les expériences duraient de 25 à 40 minutes.

M. Mascart a trouvé que le passage de 1 coulomb permet de dégager ou déposer 0rasT, 010415 d’hydrogène, 0m£r, 33064 de cuivre ou lmsr,1247 d’argent.

On déduit de là qu’il faut 96 coulombs (exactement 96,01) pour dégager 1 milligramme d’hydrogène, ou plus généralement pour électrolyser 1 équivalent d’un sel métallique exprimé en milligrammes.

309. Rapport des unités dans divers systèmes. — Nous avons dit que le rapport des mesures d’une meme grandeur dans le système électrostatique et dans le système électromagnétique se trouvait être une vitesse.

Il n’est pas sans intérêt, pour pouvoir passer deFun des systèmes à l’autre, de connaître la valeur de ce rapport. Sir William Thomson a cherché expérimentalement à faire cette détermination : il y est parvenu en mesurant une force électromotrice déterminée, d’abord en unités électrostatiques à l’aide de son électromètre absolu (303), puis en unités électromagnétiques ; pour y arriver, à l’aide de l’électrodynamomètre (261), il mesurait l’intensité absolue d’un courant passant dans un circuit dont la résistance était connue : le produit de ces deux quantités lui donnait la mesure cherchée (E = IR).

Il trouva comme valeur moyenne 282,5 X 108 unités absolues (centimètres) par seconde, soit 282 500 kilomètres par seconde.

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