‹ Traité pratique d'électricité (volume 2)Chapitre 73 sur 83 · PILE THERMO-ÉLECTRIQUE · texte numérisé non relu

PILE THERMO-ÉLECTRIQUE

Dans cette pile (fig. 242), les substances en présence sont, d’une part, un alliage à base d’antimoine et, de l’autre, le maillechort : mais ce qui la distingue, c’est la manière dont se fait la réunion des métaux et le chauffage des soudures.

L’antimoine est disposé en forme de barreaux cylindriques placés horizontalement : quelquefois ils sont parallèles, mais le plus souvent ils sont disposés circulairement au nombre de 12 ou 20, de manière à avoir une direction radiale. Le maillechort se présente sous la forme de quatre fds groupés qui sont soudés à l’extrémité

Fig1. 212. — Pile thermo-électrique de Noé. ( Bréguet .)

centrale de l’un des barreaux et à l’extrémité périphérique du barreau voisin. Cette dernière soudure qui ne doit pas être échauffée, ne présente rien de particulier, mais afin de diminuer autant que possible son élévation de température, oh y soude également des lames métalliques de grande surface, souvent recourbées en cylindres verticaux de manière à augmenter les causes de refroidissement : ces lames peuvent même être plongées dans l’eau.

Les soudures centrales présentent une disposition particulière : chacune d’elles est formée par une calotte de laiton dans laquelle viennent aboutir, d’une part, les fils de maillechort et, d’autre part, un cylindre de cuivre qui forme comme un prolongement aminci du barreau même. Dans cette calotte, on coule le métal qui constitue le barreau, de telle sorte que le contact des métaux actifs se fait direc-

tement et sans l’interposition de soudure; en même temps la calotte de cuivre soustrait les surfaces en contact à l’action de l’air. Enfin, ajoutons que les flammes n’agissent pas directement sur ces soudures : elles échauffent seulement les extrémités des barreaux de cuivre, et la température des soudures s’élève par suite de la conductibilité calorifique du cuivre.

La force électromotrice dépend naturellement de la température à laquelle on porte la partie centrale ; pour une température qui n’amène pas les extrémités des goupilles de cuivre à la tempéra-

ture rouge, la force électromotrice d’un élément serait de d’un

Daniell, soit environ 0, 06 volt. La résistance d’un élément ordinaire serait de 0, 026 ohm.

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