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ACCUMULATEURS

cité sera moins grande. Pour passer facilement et rapidement de l’une des dispositions à l’autre, M. Planté emploie un commutateur spécial qui est absolument analogue à celui que nous avons décrit dans la machine rhéostatique et qui agit d’une façon identique, si ce n’est qu’on le fait tourner de 90° au commencement de chaque opération seulement.

34*5. Accumulateurs : accumulateurs Faure. — C’est sur le principe des piles secondaires que sont fondés les appareils divers usités maintenant sous le nom d 'accumulateurs, nom moins exact que celui de pile secondaire, car on n’accumule pas l’électricité (on l’accumule dans les condensateurs, la bouteille de Leyde), mais on produit une véritable pile, qui donne naissance au courant par suite des réactions chimiques qui se produisent alors.

L’accumulateur Faure a subi diverses modifications de forme : nous décrirons seulement le dernier modèle.

Les deux plaques de plomb formant les éléments d’un accumulateur sont coulées sous forme d’un grillage à jour : dans l’électrode positive, les espaces vides sont remplis par du minium qui, sous l’influence du courant déchargé, se transforme en peroxyde de plomb; à l’électrode négative, ces espaces sont remplis par de la litharge qui, dans l’acte même de formation de la pile, est réduite en plomb spongieux. Ces lames sont maintenues à distance, isolées les unes des autres par des bandelettes de caoutchouc dont l’épaisseur est déterminée par la distance qui doit séparer deux électrodes consécutives.

Cette dernière disposition a supprimé les enveloppes de feutre qui entouraient les lames de plomb : elles avaient le double inconvénient d’accroître la résistance de la pile et de se détériorer assez rapidement.

La durée des lames négatives paraît être très considérable, on a même dit indéfinie ; il n’en est pas de même des lames positives dans lesquelles le plomb s’oxyde progressivement, de telle sorte que la carcasse de l’électrode se détruit. On ne sait pas au juste après combien de temps d’usage ces lames doivent être changées.

Gn aura une idée de ce que peuvent fournir ces accumulateurs par les chiffres suivants : un accumulateur composé de 43 lames et pesant 140 kilogrammes a fourni un courant de 120 ampères pendant 6 heures.

346. Accumulateurs gaufrés de M. de Kabath. — Il est évidemment intéressant et nécessaire, même au point de vue des applications pratiques et industrielles, de construire des accumulateurs

aussi légers que possible, pour une puissance donnée d’emmagasinement. Il faut pour cela augmenter la surface active sans accroître la masse, car les actions chimiques sont des actions superficielles. Guidé par cette idée, M. de Kabath a disposé les lames métalliques comme suit.

La pile se compose d’une série de lames verticales placées parallèlement : chaque lame est elle-même composée d’une série de lanières de plomb de 0mm,l d’épaisseur, alternativement gaufrées et plates, placées parallèlement; ces lanières ont de 0m,08 à 0m,09 de largeur et sont réunies au nombre de 100 environ par une lame de plomb percée de trous en quinconces qui les enveloppe tout en permettant la libre circulation du liquide; à chaque lame composée ainsi construite est fixée une tige conductrice qui sert à la relier à la borne correspondante. Ces lames d’une hauteur de 0m,40 sont placées parallèlement au nombre de 12, et reliées alternativement à l’une et à l’autre borne : deux lames extrêmes, simples feuilles de plomb, complètent la série qui est placée dans un récipient en bois doublé de plomb et muni d’anses permettant de le manœuvrer aisément. Cet accumulateur pèse 30 kilogrammes vide, et 35 kilogrammes lorsqu’il est rempli d’eau acidulée au dixième.

Il existe également un modèle horizontal, sur lequel il n’est pas nécessaire d’insister.

347. Piles thermo-électriques. — Les piles thermo-électriques sont utilisées soit pour fournir un courant électrique sous l’action de la chaleur, soit pour reconnaître l’existence d’une différence de température par la production d’un courant : c’est au premier point de vue que nous avons seulement à les considérer ici ; nous nous occuperons ultérieurement de la pile thermo-électrique comme thermomètre différentiel.

Des piles de divers modèles ont été imaginées qui ne différaient que par la nature des métaux employés ; mais il n’en est guère qui soient restées dans la pratique. Au bout d’un certain temps, le courant que ces piles peuvent donner s’affaiblit considérablement. Cet effet tient vraisemblablement à ce que, sous l’influence de la chaleur, les soudures qui existent entre les métaux hétérogènes cessent d’être aussi parfaites et qu’il se produit de légères couches d’oxyde : la résistance se trouve ainsi considérablement augmentée, ce qui explique l’affaiblissement du courant. Cette détérioration des éléments se continue et amène la destruction de la pile.

Nous parlerons seulement de la pile de Noé, qui est la seule qui paraisse résister à l’usage.

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